[MODEL2012] Comparaison sémantique de langages haut niveau – Synthèse

Suite à des difficultés techniques avec Eclipse, il ne m’a pas été possible de réaliser les modèles AADL tant attendus avec l’Etoile de la Mort. J’espère néanmoins pouvoir répondre à mon engagement durant les prochains mois, où je travaillerai sur des stations de travail préconfigurées avec tous les outils nécessaires.

Au cours de cette veille, nous avons fait un état de l’art de la modélisation/vérification de langages haut niveau répandus comme UML/SysML/AADL.

Nous avons également constaté que le manque de formalisme de ces modèles implique de passer par des outils annexes pour lancer une analyse formelle. Mais ce défaut ne doit pas être vu comme une vraie limite : UML n’est pas fait pour de l’analyse formelle !

Ainsi, nous avons différents langages, et différents buts. L’industrie s’est emparée de ces outils, et a voulu étendre leurs champs de possibilités : cette opération entraîne forcément de la complexité.

Pour résumer notre étude (paragraphe généralement noté TL;DR) :

  • UML est fait pour diffuser l’information, en particulier pour le milieu du logiciel (software) [1] ;
  • UML est plus facile à lire qu’à écrire ;
  • SysML sert à ajouter une partie matérielle (hardware) [2] ;
  • AADL apporte des degrés d’interaction entre couches software et hardware, et apporte le ciment des briques UML/SysML [3] ;
  • Une analyse formelle est possible avec Tina, en passant d’abord par Fiacre [4] ;
  • La boîte à outils du parfait ingénieur système sera formée à partir d’Eclipse (plugins OSATE + Topcased), et de Tina [4].
Pour les étudiants en informatique intéressés par le web, les plus curieux auront remarqué l’importance des notions de scalabilité dans les systèmes d’information : un système doit s’adapter au nombre d’utilisateurs. Cela nécessite d’utiliser des architectures spécifiques redondantes, dont les champions sont Amazon Web Services, Heroku mais aussi le français Clever-Cloud.
Cet avis n’engage que moi, mais il n’existe pas actuellement de systèmes de modélisation de telles infrastructures garantissant un taux de service de 100% à partir d’une analyse formelle. Pourtant, ces langages permettant de lier des architectures software et hardware, et je suis donc convaincu qu’une étude de l’application de ces méthodes aux systèmes d’information apporterait des conclusions intéressantes pour l’optimisation de ces infrastructures… Vers une révolution du cloud computing ?
Vous pouvez également retrouver le Séminaire bibliographique réalisé dans le cadre de cette étude avec le lien suivant et les slides de présentation.
[1] http://veille-techno.blogs.ec-nantes.fr/index.php/2012/11/17/model-2012-uml-un-langage-pour-les-amener-tous-et-dans-les-tenebres-les-lier/

[2] http://veille-techno.blogs.ec-nantes.fr/index.php/2012/12/09/model2012-sysml-se-centrer-pour-regner/

[3] http://veille-techno.blogs.ec-nantes.fr/index.php/2013/01/13/model2012-aadl-ou-vers-le-model-checking/

[4] http://veille-techno.blogs.ec-nantes.fr/index.php/2013/03/08/model2012-verification-formelle/

Licence Creative Commons
Comparaison sémantique de langages haut niveau de Maxime Alay-Eddine est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 3.0 non transposé.

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