Financement participatif : le coté obscur

Bonjour à tous pour de nouvelles info à propos du financement participatif !

Tout d’abord, si vous avez raté l’actuallité récente sur le financement participatif, nous vous invitons à lire nos articles précédents.

Nous avons décidé que nous ferions un article subsidiaire avant ces périodes de noël, pour parler d’un sujet difficile : Les causes d’échec dans un projet de financement participatif.

En effet, les actualités regorgent de projet qui fonctionnent monstrueusement bien, avec des financements de plus de 1000% du prix initial (N00B, on pense a vous !), mais il existe aussi un bon nombre de projet qui ratent, à tous les stages de la vie d’un projet de financement participatif…

  1. Manque de financement

    1. Plafond trop élevé

Sur certains sites, on voit apparaître des projets très ambitieux, parfois demandant des sommes astronomiques en un temps très court. Ces sommes élevés peuvent rebuter les utilisateurs, car ils peuvent penser que ce serait perdre de l’argent s’ils investissent dans un projet qu’ils pensent condamné à échouer. Ce n’est qu’un effet psychologique puis qu’en fait, sur la plupart des sites de financement participatif, l’argent donné pour le projet est rendu au donneur si le projet n’atteint pas ses objectifs.

Le parfait exemple est le cas de Ubuntu Edge. la compagnie Canonical Ltd. (responsable, entre autre, de Ubuntu) avait lancé en Juillet-Août 2013 la plus ambitieuse campagne de financement participatif de l’histoire : une cible de 32 millions de dollars de financement en un mois pour l’Ubuntu Edge. Le produit était un smartphone capable de fonctionner sur Ubuntu Touch et Android, auquel on pouvait en plus brancher un écran, un clavier et une souris et l’utiliser comme un véritable PC sous Ubuntu. La campagne s’arrêta après avoir recueilli un total insuffisant de 12,8 million de dollar, ce qui en fait quand même la seconde plus fructueuse campagne de financement participatif actuellement. Les donneurs seront normalement remboursés sous 5 ans.

    1. Manque de communication (pas de communication pour booster le projet pendant la demande de fonds)

C’est certainement la plus grande cause d’échec, puisque nous englobons tous les projet qui n’ont pas su charmer  les donneur, se retrouvant avec une bonne partie du financement  effectuée, mais arrivant a l’heure fatidique de fin des dons sans remplir cette petite barre. Vous serez surpris en visitant les pages “Projets se terminant bientôt” sur les sites de financement participatif, du nombre de projets concernés.

Ces projets subissent souvent une mort lente et douloureuse, due à un packaging peu attirant, et à une communication inadaptée

En effet, ces deux points sont cruciaux lorsque vous lancez un projet, il faut d’abord assurer une présentation alèchante de votre projet. Puisque ce mode de financement est basé uniquement sur la confiance, il faut vous montrer sous le meilleur jours possible, si les donneur peuvent mettre un visage sur un projet, cela les mets en confiance. De plus, si vous présentez une argumentation rationnelle et organisée, ainsi qu’un plan clair, et un planning déterminé à l’avance, vous serez considéré comme serieux et cela augmentera vos chances de réussir. Qui à dit que le management de projet n’était que pour les entreprises?

Le deuxième point concerne le suivi du projet. Il est nécéssaire de tenir au courant vos donneur (et le public) de votre avancée dans le projet. Trop de projets se contente de poster deux ou trois messages, pensant que le feu prendra seul. Cela amène les plus petit donneur a ce désinteresser du projet, vous faisant perdre une publicité salvatrice. C’est le cas par exemple de ce projet : http://www.kickstarter.com/projects/1103286529/save-your-bicycle-with-roofbrain/posts qui à eu un bon départ, mais s’est éssouflé trop vite.

    1. Projet mal situé

Comme présenté dans nos articles précédents, il existe un nombre incroyable de plateformes de financement participatif différentes. Elles possèdent souvent toutes un ou plusieurs thèmes et une affluence plus ou moins grande d’internautes.

Trop de projet ne prennent pas à cause d’un mauvais choix de plateforme.

Certains ratent parce que le créateur du projet à choisi une plateforme intéressante financièrement (dont la charte d’utilisation est plus souple que les autres par exemple) et se retrouvent face à un traffic très faible d’utilisateurs.

D’autres subissent la noyade dans une multitude d’autre projets similaires, par manque d’originalité. En effet, si vous regardez la page “musique” des sites de financement participatif, vous trouverez beaucoup de projets mort nés, perdu dans une masse d’artiste espérant devenir connus.

  1. Trop de confiance

Il n’y a pas que les projets non financés qui échouent, loin de la.  Bien des facteurs peuvent entrainer la perte d’un projet pourtant financé à plus de 100%, nous prendrons l’exemple de The Forking Path, un jeu de societé dont gizmag à détaillé le déclin.

On notera que en plus des problèmes de motivation, de cohésion de l’équipe de développement, certain projet se heurtent à la dure réalité de la vie à cause de clauses légales non respectées, ou bien de l’effet tunnel bien connus, qui fait durer le projet, jusqu’a ce qu’il arrive inévitablement devant un obstacle trop robuste.

The forking path après avoir retardé le projet plusieurs fois, à été annulé pour des causes “d’inexpérience dans la publication, de conflits d’égo, de problème de législation et de complications techniques”.

  1. Le cas Ouya

    1. La Ouya

Longtemps considéré comme le projet phare sorti de Kickstarter dans le domaine des jeux vidéos, la Ouya a commencée par une grande réussite : 3.7 millions de dollars de dons en deux jours, 8,6 millions de dollars de dons au total pour une cible de départ de 950.000$, financée à  900%, malgré certaines critiques isolés, plus sur la compagnie que sur le produit en lui même, la Ouya avait tout pour reussir.

Pour la présenter rapidement, la Ouya est une console de jeux vidéo très bon marché tournant sous une version modifiée d’Android. La particularité est que tous les jeux Ouya doivent avoir une partie free to play (en partie gratuit). De plus la console est facilement modifiable et un kit de developpement est fournie gratuitement, ce qui permet aux amateurs de facilement developer dessus.

La première version de la Ouya fut envoyée aux testeurs en Avril 2013, et malgrés un grand nombre de critiques, la version destinée à la sortie reçoit un bilan moins négatif, mais tout de même mitigé.

Le bilan fut aussi mitigé pour les utilisateurs qui attendait à une révolution, mis en cause : les délais de livraison pour ceux qui avait participé à la campagne Kickstarter, les retards de sortie,  le manque de finition des logiciels de la machine, ainsi que le manque de jeux. Et la mini console n’eut pas le succès attendu.

    1. Polémiques autour de l’opération “Free the Games”

Mais l’histoire entre la Ouya et le financement participatif ne s’arrete pas là, bien au contraire. Pour palier à son manque de jeux, l’équipe de la Ouya lança l’operation “Free the Games Funds” le principe est simple : les projets de jeux disponibles sur Ouya lançant une campagne Kickstarter peuvent demander à participer. Dans ce cas, si le montant des dons dépasse 50.000$ la marque s’engage à financer le jeux en doublant le montant obtenus sur Kickstarter, en échange de quoi le jeux sera une exclusivité Ouya pendant 6 mois.

L’idée est bonne et permettrait à la console de relancer son catalogue de jeux. Mais certains jeux participant à l’opération on commencé à faire couler beaucoup d’encre en utilisant des méthodes frauduleuses pour dépasser la barre des 50.000$. C’est le cas de Gridiron-Thunder (GT). Il commença sur Kisckstarter avec une cible de 75.000$. Hors vers la fin de son financement, des utilisateurs ont remarqué un nombre anormalement bas de donneurs pour une lévée de fonds aussi conséquentes, en effet il y avait une moyenne de 900$ par personnes. De plus, 8 personnes avait donnés plus de 10.000$, dont certaines par des comptes n’ayant jamais participé à un projet Kickstarter auparavent, certains utilisant les mêmes adresses IP. Suite a ces critiques, le projet fut retiré de l’operation “Free the Game Funds”.

De la même façon, certaines participation au jeu Elementary My Dear Holmes furent prouvés comme venant de personnes fictives et même un eparticipation venant d’une personne déclarée disparue au même moment. Le projet fut finalement arreté par Kiskstarter, et l’on est sans nouvelles depuis trois mois.

Voila pour notre épisode sur les échecs du financement participatif, nous vous invitons à lire plus en détail nos sources, pour plus d’information sur ce sujet, et sur la vie après la mort d’un projet.

Pour finir sur une touche d’humour, n’hésitez pas a regarder la vidéo du 3615 USUL au sujet du financement participatif : http://www.jeuxvideo.com/chroniques-video/00000345/3615-usul-le-crowdfunding-00117085.htm

A bientôt et merci à tout ceux qui nous suivent !

Stay tuned !

/人◕ ‿‿ ◕人\

Sources :

10 Raisons d’échecs : http://www.huffingtonpost.com/lee-schneider/crowdfunding-fails_b_4171823.html

L’échec de The Forking Path

http://www.gizmag.com/kickstater-disaster/28514/

Se relever d’un échec :

http://www.causevox.com/blog/crowdfunding-failure/

Cas des jeux Ouya :

http://www.crowdfundinsider.com/2013/09/22319-controversial-kickstarter-gridiron-thunder-closes-fully-funded/

 

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