Le poids du Web social

Voici donc notre dernier article sur les API des réseaux sociaux. Comme promis, nous allons exposer dans la première partie de cet article les conditions d’utilisation de Facebook concernant l’utilisation des outils et API pour ensuite ouvrir sur une réflexion sur le web social.

CGU Facebook (Utilisation de facebook plateform)

Nous ne pouvions définitivement pas passer à côté des CGU de Facebook que plusieurs d’entre nous seront vraisemblablement amenés à étudier s’ils envisagent de travailler un jour dans le monde de l’entreprenariat et du web.

Ici, nous nous attacherons donc à décrire la partie concernant l’utilisation des outils et de l’API. En effet, décrire l’ensemble des CGU ne rentre pas dans le cadre de nos articles et d’autres site le font très bien, de manière assez complète comme clubic ou encore numerama.

 

Utilisation des données :

Ce qui nous intéresse ici, c’est la partie “Autre sites web et applications” qui parle plus spécifiquement de l’usage des informations transmises à des applications ou à des sites tiers.

 

Cas des applications :

Lors de votre première connexion à une application facebook, celle-ci demande à avoir accès à vos informations facebook afin de vous identifier. Lorsque vous validez, le réseau social va transmettre l’ensemble des “informations publiques” de votre profil ainsi que “la liste de vos amis”.

 Autant “la liste de vos amis” est un terme assez transparent (liste de toute les personnes que vous avez acceptées en tant qu’amis), autant les “informations publiques” semblent plus obscures. Plus en avant dans cette déclaration on en trouve la définition.

Il est décrit qu’elles contiennent au minimum :

  • votre nom
  • votre photo de profil
  • votre photo de couverture
  • vos réseaux
  • votre sexe
  • votre nom d’utilisateur
  • votre identifiant
  • toutes les autres informations non configurées comme privées (les précédentes étant nécessairement publiques)

Selon la manière dont vous aurez paramétré votre compte, elles auront accès à plus ou moins d’informations sur vous. Dans le cas où une application nécessiterait des droits d’accès plus importants à vos informations comme par exemple à vos photos, elle devra le demander explicitement et il vous revient d’accepter ou non.

 

En revanche, il est possible de désactiver l’accès par des applications à vos informations par l’intermédiaire de l’onglet “Application” du paramétrage de votre compte.

Tant que l’application n’a pas été désactivée, elle pourra avoir accès à vos informations, les mettre à jour et les stocker. Une fois celle-ci supprimée de votre compte, elle n’y a bien entendu plus accès, mais elle garde celles qu’elle a pu collectées sur vous. Il faudra donc personnellement contacter les éditeurs des applications afin de leurs demander de supprimer ces informations.

 

Cas des sites web :

Lorsque vous désirez vous identifier sur un site web via facebook, il existe deux moyens de procéder.

  • soit le site va vous proposer de vous identifier via les outils sécurisés fournis par le réseau social
  • soit celui-ci va utiliser l’adresse mail de votre compte pour le site en question, l’envoyer à facebook (de manière sécurisée) afin de pouvoir associer les deux comptes

Une fois l’authentification faite, le site aura accès aux mêmes informations que les applications.

La présence de facebook peut aussi se faire de manière plus discrète via des modules sociaux tels que des boutons, des cases ou encore des actualités (comme par exemple les boutons “J’aime” ou des champs de commentaires avec votre photo de profil). Le plus souvent ils fonctionnent exactement comme des applications et récoltent les mêmes informations. Mais de son côté, facebook va lui aussi collecter des informations sur le site ainsi que les interactions effectuées via le module social.

 

Déclaration des droits et des responsabilités : https://www.facebook.com/legal/terms

 Cette déclaration regroupe toutes les directives de bonne conduite sur le site et ses applications afin d’assurer une bonne expérience utilisateur.

 Le paragraphe 9 s’intéresse plus particulièrement aux développeurs utilisant les outils et API de facebook.

 Ce paragraphe précise la manière dont doit se comporter le développeur de l’application quant à l’utilisation des données reçues. Il y est précisé qu’il ne peut en aucun cas en faire usage en dehors de son application. Il ne peut en aucun cas les transmettre à un tiers, ni les revendre, ni les conserver après que l’utilisateur lui ait demandé de les supprimer. Afin de signifier clairement à l’utilisateur l’usage qui en sera fait, une politique de confidentialité des données doit être publiée.

Facebook oblige aussi à se conformer à sa politique envers les utilisateurs quant à la mise disposition d’un moyen simple de contacter ou encore de supprimer le lien entre l’application et le compte utilisateur.

Par ailleurs, le réseau social se donne certains droits comme celui de rendre la plateforme regroupant API et outils payante, de modifier l’application par ajout de publicités ou informations diverses, voire même de faire une application similaire à la vôtre…

 N’est décrite ici qu’une partie des conditions d’utilisation concernant les outils de développement car elles sont présentées à travers une dizaine de documents différents. Chaque terme important tel que les informations publiques ou la notion de “personnes de manière à ce qu’elles n’aient plus aucun lien avec vous” ne sont pas redéfinies explicitement mais des liens vers d’autres documents donnent des éléments de réponse et en font une quête intéressante.

 

Vous savez donc maintenant par où transitent vos données et ce qui peut leur arriver (en partie)… mais au final, pourquoi se logue-t-on avec Facebook ? Pourquoi retwittons nous une information ? Pourquoi les plateformes de musiques proposent de se connecter aux réseaux sociaux ? Pourquoi les e-boutiques vous invitent elles à commenter un produit acheter ?

Pour résumer, d’un point de vu développeur comme utilisateur, qu’est ce qui explique cette floraison des api sociales ?

L’un d’entre nous a travaillé durant son stage ingénieur dans l’agence Web Colorz, en tant que chef de projet et au cours des échanges avec les clients, les fonctionnalités sociales des sites étaient souvent abordées. En effet : Le web est passé d’un statut statique à un statut collaboratif, et avec ce web 2.0 c’est un web social qui s’est dessiné. Ce web social s’appuie en effet sur une demande de l’internaute qui souhaite plus de personnalisation et plus de recommandation des autres personnes comme lui.

 Ainsi, on peut voir dans les commentaires des boutiques en ligne un prémice de ces API sociales que des géants comme facebook ont proposé de généraliser en offrant aux créateurs de sites des possibilités d’interconnexions entre différentes plateformes et ce de façon simplifiée.

Intégrer une API social sur son site va en effet permettre à une boutique ou un blogueur de toucher une grande communauté de personnes, de mieux positionner et segmenter son offre grâce aux préférences des profils sur les réseaux sociaux, de fidéliser ses consommateurs en leur proposant de partager des articles ou d’y réagir et enfin de se promouvoir de manière indirecte par ce même partage.

C’est donc une stratégie à part entière, à faible coût et pensée pour cibler son public dans un web où les géants sociaux semblent s’intégrer à tout en dressant une nouvelle table de références des utilisateurs, véritable base de données (ou plutôt fichage de l’internaute) dans laquelle pourront venir piocher les services externes de manière réglementée (comme nous vous l’avons fait comprendre avec l’étude des CGU) et que l’utilisateur continue d’alimenter.

Ce Web social s’immisce ainsi dans notre réseau et même nos navigateurs, en atteste la socialAPI de firefox permettant de donner à notre navigateur une allure “facebook like” en rajoutant la barre latérale bien connue du réseau social où d’autres features liées au contenu des réseaux sociaux.

Il est donc important lors de la création d’un site de penser cette part de sociale comme un plus et une assurance de meilleure audience, si toutefois les réseaux sociaux ciblés sont les bons (professionnel, social, microblogage).

Aristote n’avait semble-t-il pas tort lorsqu’il décrivait l’homme comme “un animal social”. En tout cas, le développement du web semble bel et bien aller dans ce sens.

Nous reviendrons donc dans 2 semaines pour une synthèse sur ces quelques mois dans laquelle nous résumerons les points importants qui traduisent l’évolution de notre pensée vis à vis de cette découverte des API sociales ainsi que le plan de notre rapport.

Sources :

 

Auteurs : Nicolas DAVID & Sylvain PALOMINOS
Encadrant : Morgan MAGNIN
Licence Creative Commons

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