Financement Participatif : Conclusion

    Que retenir des articles précédents ?

    Le principe en 10 lignes :

    Le principe général du financement participatif, c’est de financer son projet (quel qu’il soit) grâce a une communauté d’internautes. Pour que cela marche, des sites spécifiques ont été réalisés pour regrouper une certaine communauté plus susceptible de financer un certain type de projet, et des  compensations ont été mises en place pour motiver les donneurs.

    Ainsi, une myriade de site web ont vu le jour pour promouvoir un certain type de projet, on citera les plus connus :

  • - Steam greenlight pour les jeux vidéo
  • - BountySource pour les “haut fait” de développement informatique
  • - Kickstarter pour tous types de projet (avec un produit au final)
  • - MyMajorCompany pour la musique et l’art
  • - …

    Nous avons aussi lié ce concept à d’autres qui s’en rapprochent beaucoup, par exemple, le “prêt en peer to peer”, qui revient a investir dans une banque commune que le site décide de répartir ensuite parmi les projets, ou encore le “microcrédit solidaire”, ou l’on prête de l’argent à petit taux pour financer un projet (babyloan, kiva…).

    Conditions d’utilisation (à lire) :

     Les chartes d’utilisation des sites (et donc leur fonctionnement intrinsèque) ont toutes leurs particularités, c’est pourquoi il faut être particulièrement méticuleux lorsqu’on s’engage dans un projet de financement participatif (comme créateur du projet ou comme donneur). En effet, certain site acceptent uniquement le financement des projets qui ont atteint leurs plafond, alors que d’autres acceptent le financement même en cas “d’échec” de la campagne.

    Ces sites vivent par le biais de taxes appliquées à chaque projets (encore une fois, réussi ou non dépendant du site), et n’ont aucune responsabilités dans le cas de fraudes ou d’imprévus dans un projet.

    La législation actuelle régissant le financement participatif est celle prévue pour le don ou le prêt. Elle est donc lourde, contraignante et peu adaptée à la taille de la majorité des projets que l’on peu trouver sur les plates forme.

    La nouvelle législation proposée en septembre 2013 est critiquée car elle s’éloigne fortement de ce qui est pratiqué de nos jours, une nouvelle proposition pourrait donc être proposée dans les prochaines années.

    Pour se lancer :

    Nos trois derniers articles sont la pour vous aider à mener à bien une campagne :

N’hésitez pas à jeter un œil aux différentes sources pour plus de conseils bien sur !

    A quoi s’attendre ?

    Le financement participatif est en plein essor, des projets de plus en plus ambitieux voient le jour. Ces demandes de plus en plus élevées on cependant été refroidis par la triste célébrité de l’échec de l’Ubuntu Edge. Mais la popularité croissante permet à des projets d’atteindre des résultats vertigineux, comme la Pebble, ayant atteint les dix millions de dollars en un mois. Et c’est sans parler de la campagne de Star Citizen, commencée sur KickStarter en octobre 2012 et qui est, à l’heure ou j’écris ces lignes, toujours en cours, et atteindra bientôt les 40 millions de dollars. Tout indique que de tels projets continueront apparaître.

    Les réussites et l’intérêt du financement participatif ne sont plus à prouver, autant pour les investisseurs que pour les meneurs de projet. Mais d’un autre coté, même si certaines campagnes deviennent des grandes réussites, une bonne partie échouent, réduisant à néant le temps et les moyens investis dans cette campagne.

    De plus des problèmes commencent à apparaître dans cette belle mécanique, on parlait dans notre article précédent de projet qui sont en difficultés après avoir réussi une campagne de financement. Pour l’instant le cas où le responsable du projet ne pourrait pas fournir aux donneurs les récompensent promises n’est pas arrivé, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’un tel événement se produise et provoque la méfiance des investisseurs.

    D’un autre coté la législation n’est pas encore bien définie pour ces sites et se base principalement sur les chartes des différents sites. Cependant, comme on l’a annoncé dans notre article sur la législation une proposition de loi à été lancée, puis fortement critiquée. Tout indique que cette législation est amenée à changer dans les prochaines années.

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Plan du rapport :

I. Qu’est ce que le financement participatif

    1. Le principe

    2. La législation et les chartes

    3. L’évolution

II. Une myriade de sites web

    1. Les différents types de financement participatif

    2. Les sites qui font le buzz

III. Des projets intéressants

IV. Comment se lancer ?

 

 

Le financement participatif : Après le projet ?

    La dernière fois, nous avons fait un long article sur les pistes et conseils a suivre pour bien réussir son projet de financement participatif.

    Et comme vous avez pu le remarquer par notre subtile conclusion, l’article d’aujourd’hui portera sur l’après projet. Ils est important de rappeler qu’en effet, quel que soit le dénouement de votre projet, il existe quelques consignes qui pourront vous aider à tirer le mieux de cette expérience, avec des exemples comme toujours !

    Rentrons directement dans le vif du sujet avec l’après projet réussi, pour ensuite passer à l’après projet raté.

1) En cas de financement réussi…

    … Ne ratez pas votre projet !

    Nous vous avons déjà parlé de projet qui avaient une superbe campagne de financement, mais qui peinaient à joindre les deux bouts, et qui ont finalement ratés. Oui, la OUYA est un de ces projets, qui illustre parfaitement ce qu’il ne faut pas faire une fois les fonds levés.

    Ce n’est pas parce que vous avez réussi a avoir l’argent nécessaire pour mener a bien le projet que vous avez gagné. Il faut s’assurer de tenir dans des délais raisonnables les engagements du projet :

  • Continuez les publication de news sur l’avancée du projet, rappelez vous de la période clef , une semaine.

  • Communiquez sur les difficultés importantes du projet, et demander de l’aide si c’est nécessaire. Rester dans le secret, de peur d’effrayer vos donneur ne fera qu’empirer les choses.

  • Ne pas hésiter à utiliser votre base de donneur. Que ce soit pour des conseils, des relations pour de l’exportation, du marketing ou encore pour une base de béta-testeurs, vous avez a votre disposition des gens passionnés et motivés, servez vous en !

  • S’assurez que tous les préparatifs sont terminés pour l’envoi des récompenses. TOUS les préparatifs. Un tristement célèbre projet “Glory to rome”, un jeu de plateau qui à fait perdre sa maison et son travail a son créateur, parce qu’il n’avait pas prévu les détails d’envoi des jeux.

  • Préparez un plan d’échec, avez vous la possibilité de rembourser les donneurs si un gros problème arrive? Avez vous la possibilité de souscrire a une assurance pour protéger votre projet ? Plus tôt vous vous préparerez aux risques, moins ils seront dévastateurs.

  • Attendez vous au pire. Il existe des personnes faisant de faux comptes pour supporter un projet. Par exemple, un projet a passé de justesse son financement grâce à un don de 10.000€, qui s’avérait être un faux compte. Pouvez vous réagir a cette situation ? Avez vous pris contact avec les gros donneurs du projet ?

    … Préparez le terrain pour la suite !

    Si votre campagne s’est bien passée, et votre projet est sur le point d’être bien terminé, essayez de capitaliser au mieux les avantages de réseau et de réputation que vous avez construit grâce a ce projet :

  • Vous pouvez vous servir de ce projet pour propulser un autre projet. Si vous avez fait bonne impression, il est fortement possible que vos donneur vous soutiennent a nouveaux !

  • Profitez de cette expérience pour vous faire connaitre dans un milieu professionnel. Un projet de financement participatif réussi est une bonne ligne a rajouter a votre CV.

  • Utilisez au mieux votre projet. Réfléchissez aux moyen d’utiliser votre projet, que ce soit du marketing autour du projet (goodies…), ou une suite, ne laissez pas votre bébé tomber dans l’oublis.

 2) En cas d’échec du financement…

    Vous avez préparé votre campagne pendant des semaines, voir des mois, et les dons n’ont pas grimpé aussi vite que vous l’esperiez. Votre campagne à échouée et vous êtes tristes. Mais ça ne veut pas dire que votre projet tombe à l’eau. Premièrement, remontez vous le moral (vous pouvez regarder des vidéos de chaton sur Youtube) et reflechissez à ce qui c’est mal passé.

    … apprenez de vos erreurs…

   Que s’est-il passé ? Les gens ne se sont pas intéressé à votre produit ? Le but était trop haut ? La campagne trop courte ? Le site de financement participatif était mal choisi ?

    Ces questions sont difficiles à répondre, et pour cause, elle demande un grand sens critique et un recul sur votre campagne. Le meilleur moyen de se faire un avis, c’est de demander celui des autres. Demandez à ceux qui vous ont soutenus pourquoi ils l’ont fait, demandez à des experts ou ceux qui ont réussi une campagne similaire ce qu’ils auraient fait différemment. Bref, faites un bilan de la campagne. Sans oublier bien sûr de penser au point positifs, ce qu’il faudra garder pour la suite… Parce qu’il y a une suite !

   Cet étape sert à trois choses : Premièrement, comme je l’ai dit, faire le bilan de la campagne et de son échec. Deuxièmement, elle sert à déterminer si cela vaut le coup de relancer un nouveau projet de financement participatif sur le même produit. Et troisièmement elle permet de garder le contact avec ceux qui vous ont soutenu, et ils seront une aide précieuse pour la suite.

    … et préparez vous à

    Maintenant que vous savez pourquoi votre campagne à échouée, vous devez décider rapidement si vous voulez modifier votre produit ou abandonner l’idée, ou si vous voulez l’appeler “ancienne campagne” et créer la “nouvelle campagne”.

    La nouvelle campagne doit être différente de la première, vous avez fait le bilan de ce qui n’allait pas et vous avez des avis extérieurs, à vous de transformer ça en force pour améliorer votre projet. Vous pouvez changer de site, changer la durée ou le montant de la campagne, faire une nouvelle vidéo ou une meilleure présentation, en fonction de ce que vous pensez être le plus judicieux.

   Mais le point le plus important à ce stade et de ne pas disparaître de la surface d’internet. Des gens vous ont soutenu lors de la première campagne et il ne faut pas qu’ils vous oublient. Kickstarter possède un onglet “Update” modifiable après la campagne qui vous permettra de rester en contact avec vos donneur.

    … retenter votre chance !

Ça y est, votre nouvelle vidéo est montée, votre nouvelle campagne à été paufinée et fin prête à apparaître sur Kickstarter, Ulule ou Indiegogo. Une fois ceci fait, la chose primordiale à faire et d’informer les donneurs de l’ancienne campagne. En effet, la plupart seront toujours intéressés par votre produit et cela vous apportera rapidement du monde sur votre projet. Et qui dit du monde, dit le buzz et c’est ainsi que les grand succès fonctionnent. C’est pour cela qu’il fallait les informer entre les deux campagnes, il faut qu’ils soit informés de la nouvelle campagne.

Et c’est ainsi que la nouvelle campagne sera meilleure que la précédente. N’oubliez pas le principal : l’échec de la campagne de financement ne veut pas dire l’échec de votre projet, il y a toujours d’autres solutions.

Voila pour cet épisode, nous vous invitons à lire plus en détail nos sources, pour plus d’information sur ce sujet.

A bientôt et merci à tout ceux qui nous suivent !

Stay tuned !

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Sources :

L’affaire du projet “Glory To Rome” : http://qz.com/94925/this-man-lost-his-house-because-his-kickstarter-was-too-successful/

L’affaire du faux compte : http://www.rockpapershotgun.com/2012/08/30/when-kickstarter-fails-jack-houston-has-a-problem/

Les chiffres de KickStarter : https://www.kickstarter.com/year/2013/?ref=hero#1-people-dollars

Comment réagir en cas d’echec de votre campagne : http://www.causevox.com/blog/crowdfunding-failure/

Conseils pour relancer une campagne Kickstarter : http://www.crowdcrux.com/ultimate-tips-for-relaunching-a-kickstarter-campaign/

 

Financement Participatif : Comment réussir une campagne de financement?

La dernière fois, nous vous parlions des échecs du financement participatif. Pour suivre ce zoom sur les dangers qui peuvent menacer votre projet, nous vous proposons quelques conseils pour réussir.

1) Le projet

    Remise en question

    La première étape d’un projet réussi, c’est de le mettre a l’épreuve. Voici les questions que vous devez vous poser avant de commencer une quelconque démarche de financement participatif:

  • Le projet est il bien défini ?
  • Le projet a-t-il suffisamment de contenu pour être proposé au public?
  • Avons nous suffisamment avancé pour montrer un prototype/concept ?
  • Le projet intéressera il suffisamment de personne ?
  • Le projet n’est il pas trop complexe pour moi ?

Toutes ces questions, doivent être correctement jaugée pour connaître la véritable valeur du projet. N’hésitez pas a demander a vos amis, votre famille, et autre membres de votre réseau. Pourquoi pas faire un sondage ou une étude du besoin sur des sites communautaire ?

Si la plupart des projet n’obtiennent pas le financement voulu, c’est souvent parce que le projet en lui même n’est pas si intéressant que ça (voir notre dernière article). Le meilleur moyen de mettre a l’épreuve votre projet est de le comparer a des projet très bien réussi similaires, ou au contraire, a des projet ratés : Dans quelle zone vous situez vous? Quelles sont les similarités? Les points améliorables? etc…

2) La préparation de la campagne

    a) Choix du site

    Il existe plusieurs critères pour décider du site à choisir pour sa campagne : le thème,   la fréquentation, la part de financement reversé au site et le mode de financement des projet.

    Le thème dépend de votre projet, s’il est artistique, myMajorCompany est un bon choix, un projet écologique sera plus adapté à Ecobole…

    Mais ce n’est pas le seul paramètre, en effet de nombreux projet artistique sont financé sur Kickstarter ou Ulule, de même pour les projet écologique. En effet il faut aussi faire attention à la fréquentation du site. En fait, si votre projet est plus enclin à attirer une niche, les sites spécialisés sont les plus adapté, mais s’il peut interresser un public plus large, il faut aussi considérer les sites aux thèmes généraux.

Le suivant est le plus simple à comprendre : la plupart des sites de financement, prennent un certain pourcentage sur les projet financés. Par exemple Kickstarter en prend 5%, c’est une donnée qu’il faut comparer avant de prendre une décision.

Le dernier point concerne plus la gestion de l’echec, mais pas seulement. En fait, dans le cas ou le projet n’obtient pas l’argent nécessaire,  il y a deux types de sites de financement participatif : ceux qui donnent l’ensemble des fonds insuffisamment récoltés au responsable du projet et ceux qui ne le donnent pas. Il faut prendre en compte que, dans le deuxième cas les utilisateurs seront moins enclin à donner s’ils pensent que le projet ne sera pas financé.

 

   b) Choisir le montant et le temps nécessaire au financement ansi que les récompenses.

C’est certainement l’une des parties les plus sensible de la préparation. En effet il faut tout d’abord calculer un budget le plus sûr possible pour son projet, puis de décider des récompenses qu’il sera possible de donner aux financeurs pour que cela les incitent à donner. Il ne faut pas oublier de prendre en compte le prix de ses récompenses dans son budget, ainsi que les dépenses annexes qu’elles engendrent (frais de ports…). Enfin il ne faut pas oublier le pourcentage du site dans son calcul.

Enfin, il faut décider d’une durée pour le financement. Il ne faut pas tomber dans le piège de penser qu’une campagne plus longue aura plus de chance d’être financer. En fait il faut prendre en compte le fait que les utilisateurs se basent sur le pourcentage de financement et le temps restant. La plupart du financement se fait en deux temps, au début du projet, la où la publicité et le buzz est le plus fort, et à la fin de la campagne, là ou les risques sont les plus faibles pour l’utilisateur. Le but est d’avoir une campagne assez longue pour ne pas rater de financeurs, mais pas trop longue pour ne pas tomber dans l’oubli entre ces deux moments. La durée moyenne d’un projet financé sur Kickstrater est de un mois.

 

3) La campagne

   a) Le début : création de votre campagne

Vous avez choisi votre site, votre projet est bien structuré, vous avez une bonne idée de votre budget et des récompenses aux financeur, il est maintenant temps de créer votre page de financement participatif.

Malgré ce que l’on peut croire, il existe une recette miracle pour propulser son projet dès le début :

  •  Un aspect graphique envoûtant et cohérent sur toute la page de description du projet :

Pour réussir, il faut séduire. Aidez vous des autres projets pour faire une jolie page, qui donne envie de tout lire.

  • Une vidéo :

Présentez les membres du projet, les concepts derrière votre projet et son but, des images/animations de l’avancement du projet jusqu’à maintenant si vous avez commencé. Évitez au maximum une vidéo de 30mn avec une personne qui parle de manière monotone. Soyez audacieux, faites des blagues, donnez envie a l’internaute de s’intéresser au projet.

  •     De la publicité :

Créez une page Facebook, un compte Twitter, une chaîne Youtube… Tout ce que vous pouvez pour ébranler le web. Faites une news mémorable pour enclencher votre projet, et continuez a poster AU MOINS une fois par semaine (par jour si votre campagne est courte) l’avancée de votre projet. Ne laissez surtout pas votre projet dépérir.

Demandez a votre famille, vos amis, aux personne déjà intéresse de parler autour d’eux du projet. Par exemple, un des développeurs de Nuclear Throne (un jeu sur PC) à tenu un stream sur Twitch.tv pour promouvoir son jeu en early access sur Steam.

  •     Des images, des images, des images :

Il est parfois difficile de trouver de quoi illustrer son projet, mais c’est une obligation. Les images font passer beaucoup mieux le message qu’un pavé de 15 lignes.

  •      Des partenariats :

Trouvez vous des sponsors, des alliés. Un youtubeur connu qui serait intéressé par votre projet, une personnalité importante du web, cherchez des alliés pour propulser votre projet dans les hautes sphères du web.

  •      Vendez vos produits:

Que ce soit votre projet lui même, ou les récompenses associées, mettez les sous leurs meilleur jours. Vous donnez un simple porte clef pour les dons de 5€ ? Pourquoi pas un  porte clef personnalisé avec une signature du chef de projet et un message “Merci pour tout!” dessus.

Bien sur, restez humain, et ne vendez pas votre âme au capitalisme, mais rien n’interdit un peu de superlatifs !

  b) Le suivi de votre campagne :

Tout au long de votre campagne, vous devez regarder l’avancement du projet en rapport avec l’avancement des dons.

Une bonne technique consiste à garder un peu de contenu pour plus tard, même s’il était déjà présent avant de commencer la campagne, afin de remonter un peu la cote de votre projet.

Encore une fois, il faut communiquer au maximum; Et la communication se fait bien dans les deux sens: Vous devez partager l’avancée du projet, mais aussi prendre compte des remarques des internautes qui suivent votre projet !

La suite…

Enfin, n’oubliez pas que avoir obtenu son financement ne signifie pas que tout les conseil ci dessus sont obsolètes. Vous pouvez préparer le terrain pour des campagnes futures, tirer des leçons de vos echecs ou des fiertés de vos réussites. Bref, faites un bilan de votre campagne.

A bientôt pour un nouvel article,

Stay tuned !

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 Sources :

Financement participatif : le coté obscur

Bonjour à tous pour de nouvelles info à propos du financement participatif !

Tout d’abord, si vous avez raté l’actuallité récente sur le financement participatif, nous vous invitons à lire nos articles précédents.

Nous avons décidé que nous ferions un article subsidiaire avant ces périodes de noël, pour parler d’un sujet difficile : Les causes d’échec dans un projet de financement participatif.

En effet, les actualités regorgent de projet qui fonctionnent monstrueusement bien, avec des financements de plus de 1000% du prix initial (N00B, on pense a vous !), mais il existe aussi un bon nombre de projet qui ratent, à tous les stages de la vie d’un projet de financement participatif…

  1. Manque de financement

    1. Plafond trop élevé

Sur certains sites, on voit apparaître des projets très ambitieux, parfois demandant des sommes astronomiques en un temps très court. Ces sommes élevés peuvent rebuter les utilisateurs, car ils peuvent penser que ce serait perdre de l’argent s’ils investissent dans un projet qu’ils pensent condamné à échouer. Ce n’est qu’un effet psychologique puis qu’en fait, sur la plupart des sites de financement participatif, l’argent donné pour le projet est rendu au donneur si le projet n’atteint pas ses objectifs.

Le parfait exemple est le cas de Ubuntu Edge. la compagnie Canonical Ltd. (responsable, entre autre, de Ubuntu) avait lancé en Juillet-Août 2013 la plus ambitieuse campagne de financement participatif de l’histoire : une cible de 32 millions de dollars de financement en un mois pour l’Ubuntu Edge. Le produit était un smartphone capable de fonctionner sur Ubuntu Touch et Android, auquel on pouvait en plus brancher un écran, un clavier et une souris et l’utiliser comme un véritable PC sous Ubuntu. La campagne s’arrêta après avoir recueilli un total insuffisant de 12,8 million de dollar, ce qui en fait quand même la seconde plus fructueuse campagne de financement participatif actuellement. Les donneurs seront normalement remboursés sous 5 ans.

    1. Manque de communication (pas de communication pour booster le projet pendant la demande de fonds)

C’est certainement la plus grande cause d’échec, puisque nous englobons tous les projet qui n’ont pas su charmer  les donneur, se retrouvant avec une bonne partie du financement  effectuée, mais arrivant a l’heure fatidique de fin des dons sans remplir cette petite barre. Vous serez surpris en visitant les pages “Projets se terminant bientôt” sur les sites de financement participatif, du nombre de projets concernés.

Ces projets subissent souvent une mort lente et douloureuse, due à un packaging peu attirant, et à une communication inadaptée

En effet, ces deux points sont cruciaux lorsque vous lancez un projet, il faut d’abord assurer une présentation alèchante de votre projet. Puisque ce mode de financement est basé uniquement sur la confiance, il faut vous montrer sous le meilleur jours possible, si les donneur peuvent mettre un visage sur un projet, cela les mets en confiance. De plus, si vous présentez une argumentation rationnelle et organisée, ainsi qu’un plan clair, et un planning déterminé à l’avance, vous serez considéré comme serieux et cela augmentera vos chances de réussir. Qui à dit que le management de projet n’était que pour les entreprises?

Le deuxième point concerne le suivi du projet. Il est nécéssaire de tenir au courant vos donneur (et le public) de votre avancée dans le projet. Trop de projets se contente de poster deux ou trois messages, pensant que le feu prendra seul. Cela amène les plus petit donneur a ce désinteresser du projet, vous faisant perdre une publicité salvatrice. C’est le cas par exemple de ce projet : http://www.kickstarter.com/projects/1103286529/save-your-bicycle-with-roofbrain/posts qui à eu un bon départ, mais s’est éssouflé trop vite.

    1. Projet mal situé

Comme présenté dans nos articles précédents, il existe un nombre incroyable de plateformes de financement participatif différentes. Elles possèdent souvent toutes un ou plusieurs thèmes et une affluence plus ou moins grande d’internautes.

Trop de projet ne prennent pas à cause d’un mauvais choix de plateforme.

Certains ratent parce que le créateur du projet à choisi une plateforme intéressante financièrement (dont la charte d’utilisation est plus souple que les autres par exemple) et se retrouvent face à un traffic très faible d’utilisateurs.

D’autres subissent la noyade dans une multitude d’autre projets similaires, par manque d’originalité. En effet, si vous regardez la page “musique” des sites de financement participatif, vous trouverez beaucoup de projets mort nés, perdu dans une masse d’artiste espérant devenir connus.

  1. Trop de confiance

Il n’y a pas que les projets non financés qui échouent, loin de la.  Bien des facteurs peuvent entrainer la perte d’un projet pourtant financé à plus de 100%, nous prendrons l’exemple de The Forking Path, un jeu de societé dont gizmag à détaillé le déclin.

On notera que en plus des problèmes de motivation, de cohésion de l’équipe de développement, certain projet se heurtent à la dure réalité de la vie à cause de clauses légales non respectées, ou bien de l’effet tunnel bien connus, qui fait durer le projet, jusqu’a ce qu’il arrive inévitablement devant un obstacle trop robuste.

The forking path après avoir retardé le projet plusieurs fois, à été annulé pour des causes “d’inexpérience dans la publication, de conflits d’égo, de problème de législation et de complications techniques”.

  1. Le cas Ouya

    1. La Ouya

Longtemps considéré comme le projet phare sorti de Kickstarter dans le domaine des jeux vidéos, la Ouya a commencée par une grande réussite : 3.7 millions de dollars de dons en deux jours, 8,6 millions de dollars de dons au total pour une cible de départ de 950.000$, financée à  900%, malgré certaines critiques isolés, plus sur la compagnie que sur le produit en lui même, la Ouya avait tout pour reussir.

Pour la présenter rapidement, la Ouya est une console de jeux vidéo très bon marché tournant sous une version modifiée d’Android. La particularité est que tous les jeux Ouya doivent avoir une partie free to play (en partie gratuit). De plus la console est facilement modifiable et un kit de developpement est fournie gratuitement, ce qui permet aux amateurs de facilement developer dessus.

La première version de la Ouya fut envoyée aux testeurs en Avril 2013, et malgrés un grand nombre de critiques, la version destinée à la sortie reçoit un bilan moins négatif, mais tout de même mitigé.

Le bilan fut aussi mitigé pour les utilisateurs qui attendait à une révolution, mis en cause : les délais de livraison pour ceux qui avait participé à la campagne Kickstarter, les retards de sortie,  le manque de finition des logiciels de la machine, ainsi que le manque de jeux. Et la mini console n’eut pas le succès attendu.

    1. Polémiques autour de l’opération “Free the Games”

Mais l’histoire entre la Ouya et le financement participatif ne s’arrete pas là, bien au contraire. Pour palier à son manque de jeux, l’équipe de la Ouya lança l’operation “Free the Games Funds” le principe est simple : les projets de jeux disponibles sur Ouya lançant une campagne Kickstarter peuvent demander à participer. Dans ce cas, si le montant des dons dépasse 50.000$ la marque s’engage à financer le jeux en doublant le montant obtenus sur Kickstarter, en échange de quoi le jeux sera une exclusivité Ouya pendant 6 mois.

L’idée est bonne et permettrait à la console de relancer son catalogue de jeux. Mais certains jeux participant à l’opération on commencé à faire couler beaucoup d’encre en utilisant des méthodes frauduleuses pour dépasser la barre des 50.000$. C’est le cas de Gridiron-Thunder (GT). Il commença sur Kisckstarter avec une cible de 75.000$. Hors vers la fin de son financement, des utilisateurs ont remarqué un nombre anormalement bas de donneurs pour une lévée de fonds aussi conséquentes, en effet il y avait une moyenne de 900$ par personnes. De plus, 8 personnes avait donnés plus de 10.000$, dont certaines par des comptes n’ayant jamais participé à un projet Kickstarter auparavent, certains utilisant les mêmes adresses IP. Suite a ces critiques, le projet fut retiré de l’operation “Free the Game Funds”.

De la même façon, certaines participation au jeu Elementary My Dear Holmes furent prouvés comme venant de personnes fictives et même un eparticipation venant d’une personne déclarée disparue au même moment. Le projet fut finalement arreté par Kiskstarter, et l’on est sans nouvelles depuis trois mois.

Voila pour notre épisode sur les échecs du financement participatif, nous vous invitons à lire plus en détail nos sources, pour plus d’information sur ce sujet, et sur la vie après la mort d’un projet.

Pour finir sur une touche d’humour, n’hésitez pas a regarder la vidéo du 3615 USUL au sujet du financement participatif : http://www.jeuxvideo.com/chroniques-video/00000345/3615-usul-le-crowdfunding-00117085.htm

A bientôt et merci à tout ceux qui nous suivent !

Stay tuned !

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Sources :

10 Raisons d’échecs : http://www.huffingtonpost.com/lee-schneider/crowdfunding-fails_b_4171823.html

L’échec de The Forking Path

http://www.gizmag.com/kickstater-disaster/28514/

Se relever d’un échec :

http://www.causevox.com/blog/crowdfunding-failure/

Cas des jeux Ouya :

http://www.crowdfundinsider.com/2013/09/22319-controversial-kickstarter-gridiron-thunder-closes-fully-funded/

 

Le financement participatif : Legislation et Risques

Bonjour à tous !

Après avoir détaillé les différents acteurs du financement participatif la dernière fois, et expliqué les grandes lignes du fonctionnement, nous allons maintenant nous intéresser à la législation en vigueur, et aux risque liés au financement participatif.

Si vous n’avez pas lu notre dernier article, nous vous conseillons de jeter un œil a cet infographique, qui reprends les bases avant de vous lancer dans la suite.

  1. Législation

    1. L’ancienne législation

Le financement participatif peut être de trois formes : le don, le prêt et l’acquisition de titres financiers. Chacune de ces pratiques est encadrée par des textes législatifs précis, qui s’appliquent par extension au financement participatif.

En France, le prêt est régi par le cadre très restrictif du monopole bancaire. Lorsqu’un établissement prête de l’argent, il doit obtenir l’agrément d’”établissement de crédit pour pouvoir rembourser les prêteurs même si les débiteurs font défaut. Une très jeune entreprise ne peut pas disposer d’un tel capital. Mais elle peut contourner cette règle rigide, soit en s’adossant à un établissement bancaire qui dispose de cet agrément, soit en ne proposant que des prêts sans intérêts. Les mêmes restrictions s’appliquent donc au plateforme de financement participatif.

Ce que la loi appelle le “service d’investissement” est encadré par des règles plus sévères que le don et le prêt. Des règles qui s’appliquent aussi au crowdinvesting, l’acquisition de titres grâce au financement participatif.

Plusieurs agréments, délivrés par l’Autorité des Marchés Financiers ou par l’ACP, donnent le droit d’exercer ce type d’activité : celui de Prestataire de services d’investissement (PSI), celui de Conseil en investissement financier, ou encore celui de l’Appel publique à l’épargne. Tous exigent un niveau de fonds propres élevé et impliquent d’informer, via des procédures très lourdes, le public sur les projets qu’il va soutenir. Il doit être averti du niveau élevé de risque qu’implique ce type de placements.

Les plates-formes de financement participatif peuvent contourner ces règles, en passant des accords avec des sociétés qui disposent de ces agréments. Elles peuvent aussi, pour ne pas être soumises à la réglementation qui encadre l’Appel d’offre publique à l’épargne, ne pas collecter, pour un projet donné, plus de 100 000 euros chaque année. Dans la même optique, elles ont la possibilité de limiter le nombre d’investisseurs potentiels à 149. Le devoir d’information devient plus restreint, même s’il reste présent.

    1. La nouvelle législation

      1. La proposition

Le 30 septembre 2013 est annoncée une série de mesures visant à donner un cadre juridique plus précis au financement participatif.

La proposition de loi peut être trouvée ici : http://www.tresor.economie.gouv.fr/File/390785

Concrètement elle mets en place quatre mesures principales :

  • la création d’un statut de conseiller en investissements participatifs pour donner un cadre légal à l’exercice de l’intermédiation en financement participatif de capitaux propres,

  • la possibilité de réaliser des prêts entre particuliers ou de particuliers aux entreprises par un minimum de 20 personnes avec un montant maximum par personne et par projet de 250 € et un montant total par projet de 300 k€,

  • la création d’un régime prudentiel dérogatoire pour certains établissements de paiement (volume de moins de 3 M€ traités sur 12 mois),

  • l’adaptation du régime et du périmètre des offres au public de titres financiers réalisées dans le cadre du financement participatif.

      1. Critiques :

L’un des points les plus citiqué est l’interdiction de la “rémunération [de la plate-forme] indexée sur les montants collectés” ce qui est le fonctionnement actuel de la quasi-totalite des sites de financement participatif..

Le texte apporte des contraintes fortes sur la présentation des projets, par exemple : “Les pages du site Internet accessibles au public ne peuvent fournir aucun élément caractéristique permettant de trouver l’identité de l’émetteur (…)” est critiquée car elle interdit à l’emetteur de présenter son projet en détail.

Imposer un minimum de 20 prêteurs et un montant maximum de 250 € est proposé dans l’idée de protéger l’épargnant du risque de contrepartie.

Il y a là une volonté de limiter la perte potentielle à 250 € tout en diluant le risque avec la présence d’un nombre minimum de prêteurs.Mais ces plafonds sont critiqués car considérés comme arbitraires. Le micro-crédit est un contre-exemple, puisque les impayés y sont faibles, et pourtant le nombre de prêteurs n’est souvent que de 5 à 10 prêteurs pour des montants totaux de 300 à 500 €.

Il n’est donc pas certain que le minimum de 20 prêteurs soit de nature à davantage protéger l’épargnant.

  1. Le cas réel : Les chartes des sites

    1. Modèle économique

Les sites de financement participatif ont globalement tous la même politique économique, à quelques détails près.

En effet, ils utilisent un système de taxes sur les paiements effectués pour soutenir un projet. Dans certains cas, ce paiement s’effectue uniquement si le projet a atteint son seuil, mais d’autre appliquent leurs taxes dans tous les cas.

Il existe aussi des cas à par, tel que Twitch TV qui utilisent la publicité en plus du système de dons et taxes pour financer le site.

Voici un exemple de taxes appliquées (Ulule.com) :

Le pourcentage applicable varie en fonction du mode de paiement et du volume de fonds collectés :

- Tranche allant de 0 € à 100 000 € de fonds collectés : commission de 6,69% HT pour les fonds collectés par Cartes Bancaires, et de 4,18% HT pour les fonds collectés par Paypal ou chèques ;

- Tranche allant de 1 00 001 € à 250 000 € de fonds collectés : commission de 5,85% HT pour les fonds collectés par Cartes Bancaires, et de 3,34% HT pour les fonds collectés par Paypal ou chèques ;

- Tranche allant de 250 001 € à 500 000 € de fonds collectés : commission de 5,02% HT pour les fonds collectés par Cartes Bancaires, et de 2,51% HT pour les fonds collectés par Paypal ou chèques ;

- Fonds collectés au-delà de 500 000 € : commission de 4,18% HT pour les fonds collectés par Cartes Bancaires, et de 1,67% HT pour les fonds collectés par Paypal ou chèques ;

    1. La responsabilité des sites de financement participatif

Globalement, les sites de financement participatif n’ont aucune responsabilités vis a vis des projets proposés. Si le projet n’aboutit pas, si les paiements n’arrivent pas, si les utilisateurs sont mécontents du résultat, ou encore si un problème lié aux contreparties arrive, le site n’est en aucun cas responsable, et cette responsabilité va au créateur du projet.

Ainsi, c’est au créateur du projet que revient toutes les démarches en cas de problèmes. C’est à lui de s’assurer qu’en cas d’échec du projet ou des contributions, les donneurs soient remboursés.

    1. Les risques

Comme dit sur le site Moneysmart.gov.au, les risques existent :

- Un projet non conformes aux attentes

- Un projet qui ne se termine pas, malgré les fonds levés …

Pour les éviter, le mieux reste encore de vérifier au maximum la véracité des information, ainsi que la légitimité du projet. Il n’existe aucune barrière entre le donneur et le créateur du projet (le site n’est pas responsable), tout réside sur la confiance. Toutefois, les chartes du site de financement participatif vous donnent le droit d’attaquer en justice tout créateur ou donneur qui ne respecte pas ses obligations envers vous.

Voici quelques remarques pour vous aider a placer cette confiance :

- Le créateur a-t’il déjà proposé un projet ? Si oui, était il bien mené, les contributions bien envoyée?

- Le créateur communique t-il suffisamment sur son projet ? Avec des preuves telles que des vidéos, ou des photos?

Enfin, faites attention aux sites de financement participatif d’arnaque, qui risquent d’utiliser a votre escient vos coordonnées bancaires. Lisez attentivement les chartes d’utilisation, et documentez vous sur les sites en question avant de donner vos informations.

C’est tout pour la Législation et les Risques, a bientôt pour un nouvel article !

Stay tuned !

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Sources :

Le financement participatif : Etat de l’art

Bonjour a tous !

Dans ce premier article en profondeur sur le financement participatif, nous avons décidé de rechercher les différentes formes qu’il prenait sur le net. Sites de dons, de microcrédit et bien d’autre, le but était de voir jusqu’où on pouvait étendre le concept, et comment poser des limites, pour mieux l’étudier.

La liste que nous avons dressée n’est pas exhaustive bien sure, mais donne un bon aperçu des différent services proposés pour le financement participatif en particulier des deux grandes catégories de financement participatif : le prêt, ou le don.

Babyloan,  Kiva … Le microcrédit solidaire

Le principe :

Il est simple : Une personne soumet un projet (humanitaire, personnel, professionnel…) sur le site, avec un plafond à atteindre de prêt, ainsi qu’une durée maximale de la période de don. Ensuite, un internaute est libre d’accorder un prêt à ce projet (comme une banque vous ferais un prêt), à petit taux d’intérêt. Ainsi le projet peut se poursuivre, et le créateur de celui ci rembourse les prêts des internautes petit à petit.

Un projet est composé de :

  • Un petit résumé de la situation, et de la demande.
  • Un plafond.
  • Une période.
  • Un indicateur de confiance sur le contexte du prêt.

Quelques chiffres :

26000 babyloaniens, 6M d’euros prêtés dans 145 pays.

Cette semaine, 3M de dollars ont été prêtés sur cette semaine, et 486M de dollars en tout pour 99.04% repayés sur Kiva.org

Un projet au hasard :

http://www.babyloan.org/en/projects/frederick-bolotte/frederick-nautical-activity/14279

Cette personne souhaite rénover une école nautique en Martinique, et demande un prêt de 6000€. Pour le moment 0€ ont été levés.

Les nuances :

La simplicité dans le cas de Babyloan : juste un résumé de 5 lignes du projet.

La sureté dans le cas de Kiva : une grande présentation du projet, des partenaires qui approuvent le projet…

 

Kick Starter, Ulule, kisskissbankbank, Steam GreenLight… Le don pour financer un produit

Le principe :

Le principe de base est le même que précédemment, le créateur soumets son projet avec une barre de paiement minimal et la durée de la collecte de don.

La différence est que, cette fois, les donneur ne sont pas remboursé directement mais obtiennent des avantages du montant du don. Ces avantages sont très divers et dépendent du projet en question. Si le résultat est un produit, cela peut-être d’obtenir le projet à sa sortie, une version limitée…

Quelques chiffres :

841 Millions de dollars répartis sur 50.000 projet sur Kickstarter.

3.000 project financé sur Ulule depuis octobre 2010.

9 Millions d’euros récupérés pour 5.000 projets sur Kisskissbankbank.

Un projet au hasard :

http://www.kickstarter.com/projects/126495570/bitlock-turning-your-smart-phone-into-your-bike-ke?ref=category

Projet de “smart-cadenas à vélo” relié à un smartphone, il permet de retrouver son vélo, de déterminer le trajet réalisé. Il possède aussi des fonction sociale comme savoir si un ami à laissé son vélo à proximité et permettre à un ami d’ouvrir son cadenas à distance.

Les nuances :

Certains de ces sites sont spécialisés dans un type de projet, par exemple, Steam Greenlight ne concerne que les projets de jeux vidéos. Certains sont aussi spécialisés dans une zone géographique, ainsi Ulule ne contient que des projets européens.

Pour certains sites, les dons ne sont prélevés qu’en cas de réussite, dans ce cas le projet n’ayant pas atteint la limite qu’il s’était fixé n’obtiendra rien, pour d’autre, les dons réalisés sont quand même obtenus par le projet, même en cas d’échec.

Les autres : TwitchTV, le prêt en peer-to-peer, GoFundMe, BountySource …

  • TwitchTV :

Plateforme de streaming ou n’importe qui peut mettre en ligne une vidéo en direct de son écran d’ordinateur. Généralement utilisé pour montrer des parties de Jeux vidéos en lignes (DOTA 2, League of legends …), il est aussi utile pour des tutoriels ou autre sur des logiciels.

Il est possible de soutenir le “streamer” en donnant de l’argent. On paierai donc non pas pour un produit, mais pour la continuité d’un service.

  • Le prêt en peer to peer :

Très similaire au Microcrédit solidaire, il se base sur le prêt. La différence est que l’argent prêté est donné au site comme investissement, et le site redistribue ensuite l’argent prêté.

Exemple : http://www.pret-dunion.fr/

  • GoFundMe :

Ce site se base sur le don comme kickstarter, mais permet de financer n’importe quel projet. Ainsi il est possible de soumettre des “bonnes actions” telles que aider un individu à payer une chirurgie pour son chien, ou encore financer une lune de miel. Cependant, il est impossible de vérifier à 100% la véracité des informations.

  • BountySource :

Le principe du site est de poser des “Primes” sur des projet open-source de programmation. Ces primes sont une demande de dons pour financer une prouesse, ou un service de développement/programmation. Ainsi, une personne pourra s’approprier cette prime lorsqu’il aura programmé le produit demandé.

Exemple : Créer une extension GIT en JavaScript, 50 000$ de prime.

En bref :

Le financement participatif se retrouve sous plusieurs formes, on retiendras donc la notion suivante : un groupe de personne décide de mettre a disposition leur argent pour financer un projet ou un produit, dans l’espoir de le voir se réaliser, ou d’avoir une compensation monétaire ou matérielle.

Pour la prochaine fois :

Nous vous parlerons des risques liés au financement participatif, de la législation et du modèle économique associé a certains sites, maintenant qu’on a une idée de ce qu’est le financement participatif !

Stay tuned !

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Sources :

Le financement participatif, qu’est ce que c’est?

“Les idées deviennent force lorsque les masses s’en emparent.”

- Karl Marx -

C’est cette idée qui alimente le principe du financement participatif (plus connus sous le terme de Crowdfunding) : l’échange gagnant-gagnant entre un créateur et la plus grande base d’utilisateurs potentiels, les internautes.

En effet, le principe est d’utiliser le pouvoir de choix et le financement dont un large groupe de personne est capable, pour rendre un projet possible.

Ce concept est né assez récement sur le net, et on a pu découvrir le bourgeonnement d’une multitude de sites axés sur ce modèle, tel que http://www.kickstarter.com/ , ou encore  http://www.ulule.com/ . Suite a notre réunion avec Jean Marie Norman, nous avons décidé de nous focaliser tant sur les caractéristiques techniques des sites de financement participatif, comme leur modèle économique ou les contraintes législatives, que sur l’extension du concept pour analyser jusqu’ou on peut étendre ce concept: qu’est ce qui est, ou n’est pas du financement participatif.

Ainsi plusieurs problèmatiques s’offrent à nous :

  1. Quel est l’état de l’art, et comment évolue-t’il ? Quelles sont les différences entre les différents sites phares?
  2. Comment marchent les site kickstarter et co ?
    • Comment font ils du profit ?
    • Que ce passe t’il en cas de fond insufisant?
    • Qui définie la qualité du produit, et quelles sont les recours contre un mauvais produit
  3. Jusqu’ou peut on étendre le concept ?
    • Les plate forme de services par dons tel que Twitch.tv, les sites de tremplin pour artistes…
    • Les societées de crédit de foule
    • Les personnes utilisant ces sites comme site de vente ou de marketing

A bientôt et merci à tout ceux qui suivront notre travail.

Stay tuned !

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