Le financement participatif : Après le projet ?

    La dernière fois, nous avons fait un long article sur les pistes et conseils a suivre pour bien réussir son projet de financement participatif.

    Et comme vous avez pu le remarquer par notre subtile conclusion, l’article d’aujourd’hui portera sur l’après projet. Ils est important de rappeler qu’en effet, quel que soit le dénouement de votre projet, il existe quelques consignes qui pourront vous aider à tirer le mieux de cette expérience, avec des exemples comme toujours !

    Rentrons directement dans le vif du sujet avec l’après projet réussi, pour ensuite passer à l’après projet raté.

1) En cas de financement réussi…

    … Ne ratez pas votre projet !

    Nous vous avons déjà parlé de projet qui avaient une superbe campagne de financement, mais qui peinaient à joindre les deux bouts, et qui ont finalement ratés. Oui, la OUYA est un de ces projets, qui illustre parfaitement ce qu’il ne faut pas faire une fois les fonds levés.

    Ce n’est pas parce que vous avez réussi a avoir l’argent nécessaire pour mener a bien le projet que vous avez gagné. Il faut s’assurer de tenir dans des délais raisonnables les engagements du projet :

  • Continuez les publication de news sur l’avancée du projet, rappelez vous de la période clef , une semaine.

  • Communiquez sur les difficultés importantes du projet, et demander de l’aide si c’est nécessaire. Rester dans le secret, de peur d’effrayer vos donneur ne fera qu’empirer les choses.

  • Ne pas hésiter à utiliser votre base de donneur. Que ce soit pour des conseils, des relations pour de l’exportation, du marketing ou encore pour une base de béta-testeurs, vous avez a votre disposition des gens passionnés et motivés, servez vous en !

  • S’assurez que tous les préparatifs sont terminés pour l’envoi des récompenses. TOUS les préparatifs. Un tristement célèbre projet “Glory to rome”, un jeu de plateau qui à fait perdre sa maison et son travail a son créateur, parce qu’il n’avait pas prévu les détails d’envoi des jeux.

  • Préparez un plan d’échec, avez vous la possibilité de rembourser les donneurs si un gros problème arrive? Avez vous la possibilité de souscrire a une assurance pour protéger votre projet ? Plus tôt vous vous préparerez aux risques, moins ils seront dévastateurs.

  • Attendez vous au pire. Il existe des personnes faisant de faux comptes pour supporter un projet. Par exemple, un projet a passé de justesse son financement grâce à un don de 10.000€, qui s’avérait être un faux compte. Pouvez vous réagir a cette situation ? Avez vous pris contact avec les gros donneurs du projet ?

    … Préparez le terrain pour la suite !

    Si votre campagne s’est bien passée, et votre projet est sur le point d’être bien terminé, essayez de capitaliser au mieux les avantages de réseau et de réputation que vous avez construit grâce a ce projet :

  • Vous pouvez vous servir de ce projet pour propulser un autre projet. Si vous avez fait bonne impression, il est fortement possible que vos donneur vous soutiennent a nouveaux !

  • Profitez de cette expérience pour vous faire connaitre dans un milieu professionnel. Un projet de financement participatif réussi est une bonne ligne a rajouter a votre CV.

  • Utilisez au mieux votre projet. Réfléchissez aux moyen d’utiliser votre projet, que ce soit du marketing autour du projet (goodies…), ou une suite, ne laissez pas votre bébé tomber dans l’oublis.

 2) En cas d’échec du financement…

    Vous avez préparé votre campagne pendant des semaines, voir des mois, et les dons n’ont pas grimpé aussi vite que vous l’esperiez. Votre campagne à échouée et vous êtes tristes. Mais ça ne veut pas dire que votre projet tombe à l’eau. Premièrement, remontez vous le moral (vous pouvez regarder des vidéos de chaton sur Youtube) et reflechissez à ce qui c’est mal passé.

    … apprenez de vos erreurs…

   Que s’est-il passé ? Les gens ne se sont pas intéressé à votre produit ? Le but était trop haut ? La campagne trop courte ? Le site de financement participatif était mal choisi ?

    Ces questions sont difficiles à répondre, et pour cause, elle demande un grand sens critique et un recul sur votre campagne. Le meilleur moyen de se faire un avis, c’est de demander celui des autres. Demandez à ceux qui vous ont soutenus pourquoi ils l’ont fait, demandez à des experts ou ceux qui ont réussi une campagne similaire ce qu’ils auraient fait différemment. Bref, faites un bilan de la campagne. Sans oublier bien sûr de penser au point positifs, ce qu’il faudra garder pour la suite… Parce qu’il y a une suite !

   Cet étape sert à trois choses : Premièrement, comme je l’ai dit, faire le bilan de la campagne et de son échec. Deuxièmement, elle sert à déterminer si cela vaut le coup de relancer un nouveau projet de financement participatif sur le même produit. Et troisièmement elle permet de garder le contact avec ceux qui vous ont soutenu, et ils seront une aide précieuse pour la suite.

    … et préparez vous à

    Maintenant que vous savez pourquoi votre campagne à échouée, vous devez décider rapidement si vous voulez modifier votre produit ou abandonner l’idée, ou si vous voulez l’appeler “ancienne campagne” et créer la “nouvelle campagne”.

    La nouvelle campagne doit être différente de la première, vous avez fait le bilan de ce qui n’allait pas et vous avez des avis extérieurs, à vous de transformer ça en force pour améliorer votre projet. Vous pouvez changer de site, changer la durée ou le montant de la campagne, faire une nouvelle vidéo ou une meilleure présentation, en fonction de ce que vous pensez être le plus judicieux.

   Mais le point le plus important à ce stade et de ne pas disparaître de la surface d’internet. Des gens vous ont soutenu lors de la première campagne et il ne faut pas qu’ils vous oublient. Kickstarter possède un onglet “Update” modifiable après la campagne qui vous permettra de rester en contact avec vos donneur.

    … retenter votre chance !

Ça y est, votre nouvelle vidéo est montée, votre nouvelle campagne à été paufinée et fin prête à apparaître sur Kickstarter, Ulule ou Indiegogo. Une fois ceci fait, la chose primordiale à faire et d’informer les donneurs de l’ancienne campagne. En effet, la plupart seront toujours intéressés par votre produit et cela vous apportera rapidement du monde sur votre projet. Et qui dit du monde, dit le buzz et c’est ainsi que les grand succès fonctionnent. C’est pour cela qu’il fallait les informer entre les deux campagnes, il faut qu’ils soit informés de la nouvelle campagne.

Et c’est ainsi que la nouvelle campagne sera meilleure que la précédente. N’oubliez pas le principal : l’échec de la campagne de financement ne veut pas dire l’échec de votre projet, il y a toujours d’autres solutions.

Voila pour cet épisode, nous vous invitons à lire plus en détail nos sources, pour plus d’information sur ce sujet.

A bientôt et merci à tout ceux qui nous suivent !

Stay tuned !

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Sources :

L’affaire du projet “Glory To Rome” : http://qz.com/94925/this-man-lost-his-house-because-his-kickstarter-was-too-successful/

L’affaire du faux compte : http://www.rockpapershotgun.com/2012/08/30/when-kickstarter-fails-jack-houston-has-a-problem/

Les chiffres de KickStarter : https://www.kickstarter.com/year/2013/?ref=hero#1-people-dollars

Comment réagir en cas d’echec de votre campagne : http://www.causevox.com/blog/crowdfunding-failure/

Conseils pour relancer une campagne Kickstarter : http://www.crowdcrux.com/ultimate-tips-for-relaunching-a-kickstarter-campaign/

 

Informatique et métiers de la santé : panorama du tissu industriel – Introduction

Avec l’essor de l’informatique, nous faisons face depuis une quarantaine d’années à la création de nouveaux champs  de recherche interdisciplinaires, l’informatique appliquée au métier de la santé en fait partie. Nous entendons parler de bioinformatique, de biotechnologie ou de e-Santé. Ces nouvelles sciences impactent  les grands industriels de la santé (industrie pharmaceutique par exemple) et  le monde médical dans son ensemble (médecins, pharmaciens et leurs patients) par leurs nouvelles applications. Start-up, PME et sociétés biotech sont directement sollicités par les grands groupes pour prendre part à ce réseau d’innovation.

L’objectif de notre projet de veille technologique est de dresser le panorama du tissu industriel de ce secteur. Notre problématique principale est : “quel est l’avenir de l’informatique dans la santé ?”. Non seulement nous aborderons des thématiques déjà connues comme la génomique ou les systèmes d’information médicaux mais nous étudierons aussi les applications innovantes en informatique pour le milieu médical. De plus, nous tâcherons de rattacher ces éléments au métier d’ingénieur en informatique. Ainsi, nous souhaitons répondre aux questions suivantes:

  • Quelles sont les thématiques concernées et leurs enjeux ?

  • En quoi est-ce un secteur en croissance ?

  • Quelles entreprises sont concernées ?

  • Quel pourrait-être l’avenir de l’ingénieur en informatique dans ce secteur ?

Nous aborderons les thématiques suivantes:

  • Génétique et biopuces (comme, les questions sur l’interprétation du génôme, la thérapie génique et les “cellules numériques”);

  • Biologie de synthèse (comme, la création de systèmes biologiques en combinant biotechnologie -modélisation informatique- et biologie des systèmes);

  • Système d’information médical (comme, les problématiques de partage de l’information et sécurité des données);

  • Traitement digital et robotique (comme, les médibots et leurs applications dans les blocs opératoires).

Notre travail se déroulera en deux grandes étapes, les premiers articles aborderont le sujet au sens large et les articles suivants seront spécialisés sur une thématique et ses enjeux.

Auteurs : KOUBAA Olfa & MASSOULLIE Flore
Sous l’encadrement de Morgan Magnin.

Licence:
Licence Creative Commons
Informatique et métiers de la santé : panorama du tissu industriel de MASSOULLIE Flore, KOUBAA Olfa est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé.

Etude de la modalité des cours d’informatique en ligne

Le sujet

Ces dernières années, de plus en plus d’établissements universitaires, notamment américains, mettent gratuitement à disposition des internautes des cours en ligne de haut niveau. C’est ce que l’on appelle les cours en ligne massivement multi-apprenant (en anglais “Massive Online Open Course”, autrement dit “MOOC”).

L’objectif de ce projet de veille technologique est de dresser un inventaire des offres existantes, proposées en anglais ou en français, dans le domaine de l’informatique exclusivement mais aussi d’étudier la façon dont sont construits ces cours. On s’intéressera particulièrement au contenu des cours, à leur organisation et à l’interface homme-machine utilisée. L’un des principaux buts de ce projet est de comprendre les mécanismes utilisés par les cours en ligne pour faciliter l’apprentissage, malgré les contraintes inhérentes à ce type de service (pas d’enseignant en direct, pas d’horaire contraints…).

Les principaux points que nous souhaitons aborder au cours des différents articles sur ce blog sont les suivants :

  • État des lieux et bref historique des cours en ligne dans le domaine de l’informatique ;
  • Étude du contenu des principaux cours en ligne ;
  • Étude des méthodes pédagogiques utilisées (organisation, durée des cours…) ;
  • Analyse des différentes interfaces et techniques employées pour susciter l’intérêt de l’étudiant.

Ces différents points sont cependant susceptibles d’évoluer au cours du projet, suivant les résultats de nos recherches.

L’équipe projet

Nous sommes deux étudiants de l’Ecole Centrale de Nantes, Jonathan Cozzo et Patrick Rannou, en troisième année et suivant l’option Informatique.

Le projet est encadré par Vincent Tourre, maître de conférence au sein du département d’Informatique et de Mathématiques de l’ECN.

Projet connexe

Nous souhaitons porter votre attention sur un second projet étudiant, réalisé en parallèle du notre, mené par Gaëtan Arrondeau et Tony Martin et encadré par Morgan Magnin. Son intitulé est “L’analyse des plates-formes de cours en ligne massivement multi-apprenants”. Il abordera le même thème des cours en ligne mais sous un angle de vue différent.

Licence Creative Commons

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Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé.

Présentation du blog de veille technologique

Au cours de leur dernière année à l’École Centrale de Nantes, les étudiants de l’option informatique doivent réaliser, en binôme, un projet de veille technologique. Il s’agit, sur plusieurs mois, de creuser un sujet et de partager les fruits de ces recherches via différents supports (rapport, soutenance, etc.). Les élèves doivent également publier, une fois toutes les trois semaines, un article sur leur sujet. Ce blog deviendra ainsi une source d’information autour des TIC, maintenue à jour au fil des mois.

L’idée qui nous a incité à mettre en place un blog est de valoriser ainsi le travail accompli dans le cadre de ces projets tout au long de l’année et ainsi d’accroître la motivation de nos élèves. Nous espérons que des interactions se créeront ainsi entre des groupes d’étudiants travaillant sur des sujets différents. Mais également entre étudiants et anciens, voire entre étudiants et experts extérieurs.

L’expérience avait déjà été tentée l’an dernier, sur un blog expérimental. Elle est reconduite cette année, dans l’espoir de la généraliser à d’autres domaines que l’informatique. Rendez-vous donc toutes les trois semaines, dans ces colonnes, pour lire les avancées de chacun des groupes !

Et si vous souhaitez en savoir plus sur l’usage des blogs dans les dispositifs pédagogiques de Centrale Nantes, je vous invite à consulter l’article sur le sujet publié dans la conférence TICE’2010.