Article 3 – Robotique dans le milieu de la santé

Nous entamons la présentation de notre dernier axe de réflexion concernant la santé et l’informatique : la robotique.

Outre les applications militaires, industrielles ou domestiques, la robotique, que l’on définit par l’ensemble des techniques permettant la conception, la réalisation de machines automatiques ou de robots, connaît aussi des applications médicales.

   1.  Chirurgie et les technologies associées

Depuis 1998, la robotique est présente en salle opératoire dans le cadre d’opérations chirurgicales. Afin de répondre aux enjeux médicaux tels que la minimisation des risques de complication postopératoires, la réduction du temps d’intervention ou d’hospitalisation, des nouvelles technologies médicales se sont développées:

  • La télé-opération,
  • La chirurgie assistée par l’image,
  • Les matériaux et appareillages associés: mise en place de bras mécanique assistée par ordinateur,
    Exemple: Le premier robot utilisé, Da Vinci [1], combine la technologie 3D image de haute définition et des bras mécaniques et instruments miniaturisés qui reproduisent le mouvement des mains du chirurgien. Ce robot est aujourd’hui utilisé aux Etats-Unis pour effectuer 60% des opérations sur la prostate.
  • Les dispositifs de suppléance fonctionnelle : pompes à insuline, pacemaker, environnement intelligent à domicile. [2]

La réalité virtuelle

L’imagerie médicale est particulièrement concernée par ces évolutions avec le développement de la réalité virtuelle. La réalité virtuelle permet de modéliser des organes (simulateur en trois dimensions) et pourra, dans un futur plus lointain, permettre de modéliser le ressenti du toucher d’une forme ou de la texture d’un organe, on parle de technologies haptiques.

Il reste aujourd’hui des améliorations informatiques majeures à apporter aux dispositifs actuels de chirurgie par ordinateur, en voici quelques unes:

  • Automatiser la modélisation 3D des patients ;
  • Interpréter cette modélisation et l’exploiter grâce à un logiciel de planification et de simulation chirurgicale (pour permettre de s’entraîner au geste chirurgical avant opération) ;
  • Implémenter la réalité augmentée lors des opération en replaçant des données préopératoires sur la vue réelle du patient (amélioration du ciblage des pathologies) ;
  • Robotiser la procédure du geste humain par celui d’un robot.

L’intelligence artificielle

La robotisation de l’activité médicale s’accompagne par ailleurs de travaux de recherche en intelligence artificielle. L’IA est une discipline scientifique relative au traitement des connaissances et au raisonnement humain dont l’objectif est de doter les systèmes informatiques de capacités intellectuelles comparables à celles des êtres humains.

Son apparition date de 1989 avec la création de robots semi-actifs présents dans les bloc opératoires. Concernant la robotique actuelle et future, on parle surtout d’une IA forte  qui se base sur l’analyse et la prise de décision dans les les situations concrètes. Ceci est à la base de nouvelles pistes de recherche en informatique  comme:

  • Modèles formels et algorithmes efficaces d’apprentissage ;

  • Mathématiques appliquées calcul et simulation ;

  • Traitement d’image médicale piloté par raisonnement ;

  • Systèmes embarqués et temps réel.

Au delà de la chirurgie opératoire, des innovations en intelligence artificielle ont permis de contourner des pathologies (défaillance de sensi-moteurs) et handicaps chez certains patients. On citera par exemple les travaux réalisés sur la déambulation et le mouvement artificiel à l’INRIA (projet STIC-DEMAR – Déambulation et mouvement artificiel ou le projet). En plus des aspects robotique et automatique, la complexité du corps humain et la nécessité de commander des systèmes non linéaires demandent d’effectuer un travail de recherche et de développement théoriques (comme la modélisation mathématiques de sensori-moteurs).[4]

Image du dispositif Ekso de la société EksobionicsImage: Le dispositif ekso, un exemple de robotique utilisée dans le secteur médical.

    2.  La nanotechnologie

Le terme nano est aussi présent dans le monde de la robotique que dans le monde de la médecine. Le désir d’entrer dans le nano-monde non seulement pour l’observation, mais aussi pour le traitement constitue une des motivations majeures  dans la recherche en  nanomédecine et  nanorobotique. Il s’agit d’un champ de recherche transversal dans le quel interviennent plusieurs disciplines comme la physique, la chimie, les sciences des matériaux, la biologie, l’informatique, etc. Ainsi, la nanotechnologie aura un impact majeur dans le développement de traitements médicaux plus efficaces.

La recherche en  nanosciences  à gagner en visibilité ces dernières années: l’UNIM[5] (Unité NanoRobotique d’Interventions Médicales) est un laboratoire à l’école polytechnique de Montréal dont l’objectif est de concevoir des techniques et des plateformes nanorobotiques novatrices en exploitant les propriétés uniques des entités à l’échelle moléculaire.  Comme exemple de projet, on peut citer :

  • Développement de bio-transporteurs et de brocanteurs IRM navigables dans les vaisseaux sanguins ;
  • Développement de microsystèmes et de bio-capteurs utilisant des phages propulsés par bactérie magnétostatique MC-1 qui sont contrôlées par un système de navigation informatique pour la détection rapide de bactéries pathogènes ;
  • Développement de systèmes microfluidiques et de systèmes « Lab-on-a-Chip » et « micro-Total-Analysis Systems » (µTAS) utilisant la technique des bactéries magnétotactiques contrôlées par système informatique ;
  • Plateforme pour le contrôle informatique de manipulations et d’opérations coordonnées effectuées par des bactéries à l’échelle submicronique.

Les nanosciences sont aussi présentes  dans les activités du CEA [6]. Les recherches menées au CEA en nanomédecine portent sur plusieurs domaines ciblés [7] :

  • Le diagnostic : qui mène à l’identification d’une maladie grâce à la détection de symptômes spécifiques de la pathologie .
  • La thérapie : traitement spécifique d’une maladie .
  • La médecine régénérative : qui vise à permettre une régénération de tissu ou organes humains endommagés ;
  • Et les systèmes de capteurs : ensemble d’interfaces détectant, sous la forme d’un signal électrique, un phénomène physique afin de le représenter et d’acquérir des données sur ce dernier.

On peut envisager d’autres exemples comme :
La gélule caméra qui est développée depuis 2000 par des chercheurs israéliens de la société Given Imaging[8]. Cette gélule contient une minuscule caméra vidéo permettant d’enregistrer des images qui sont ensuite transmises par télémétrie à un dispositif externe. Cette capsule est considérée comme le résultat d’une convergence technologique entre le progrès de l’informatique et des nanotechnologies.

Image: capsule Given Imaging.

Finalement, nous avons rendu compte des enjeux scientifiques et humains du développement informatique en robotique et nanotechnologies pour le secteur médical. Néanmoins, la robotique a un coût et cette notion en France soulève la  question centrale des investissements financiers à fournir.

[1]http://www.davincisurgery.com/da-vinci-general-surgery/da-vinci-surgery/da-vinci-surgical-system/

[2]http://www.inserm.fr/thematiques/technologies-pour-la-sante/dossiers-d-information/chirurgie-assistee-par-ordinateur

[3] http://www.ircad.fr/institut/

[4] http://www.lirmm.fr/recherche/le-lirmm-et-la-sante

[5] http://wiki.polymtl.ca/nano/fr/index.php/Laboratoire_de_NanoRobotique

[6] http://www.cea.fr/

[7] http://www.cea.fr/technologies/nanomedecine/les-recherches-du-cea-en-nanomedecine

[8]http://www.sfed.org/Given-Imaging/

Auteurs : Olfa Koubaa & Flore Massoullié
Encadrant : Morgan Magnin

 

Licence Creative Commons
Article 3 – Robotique dans le milieu de la santé de Olfa Koubaa et Flore Massoullié est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé.

Tablettes et Smartphones – Synthèse

Voici plusieurs mois nous avons parlé des smartphones et des tablettes. Du côté des smartphones, on a pu voir que même s’ils font maintenant partie de notre quotidien, les évolutions restent nombreuses, tant en terme de matériel que d’applications.

Pour les tablettes (puisque vous aurez remarqué que nous avons un peu plus parlé des tablettes que des smartphones), nous avons présenté les différents usages. Ces produits sont relativement nouveau, mais ils ont réussi à s’installer très rapidement chez les particulier, en entreprise et dans l’éducation, pour des usages très différents. Pour les tablettes, nous avons essayé de voir ce qu’elles apportaient par rapport aux smartphones et aux ordinateurs portables. En effet, les tablettes se positionne exactement entre les smartphones et les ordinateurs portables. Comme nous avons pu voir, si les tablettes sont parfois venues remplacer les ordinateurs, les utilisateurs préfèrent encore l’ordinateur pour de nombreuses tâches (rédaction de rapport…).

Tout ceci sera abordé dans le rapport final.

Plan du rapport final

  1. Le monde des tablettes et des smartphones
    1. Les constructeurs
    2. Les systèmes d’exploitation
    3. Les modèles phares
  2. Les Smartphones
    1. Les évolutions ces dernières années
    2. La limite entre smartphones et tablettes
  3. Les Tablettes
    1. Chez les particuliers : quelles utilisations ?
    2. En entreprise : quels critères ?
    3. Dans l’éducation nationale : quels objectifs ?

L’avenir des tablettes en entreprise

Nous avions vu il y a quelques semaines que les tablettes tactiles étaient de plus en plus utilisées dans le milieu de l’éducation nationale. Mais nous n’avons pas parler du marché des tablettes en entreprise et chez les particuliers, ce que nous allons faire tout de suite.

Les tablettes en entreprise

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux tablettes. Le cabinet de conseil en stratégie Endeavor a d’ailleurs organisé en mars 2011 la journée Tablet in Enterprise à Paris. Des dizaines d’entreprises sont venues témoignées, en présence de plusieurs fabriquants (on notera tout de même l’absence de représentant d’Apple). La journée avait pour but de présenter aux décideurs les différents produits et usages possibles des tablettes en entreprise.

Au cours de cette journée, plusieurs entreprises ont apporté des témoignages, dont voici les plus intéressants :

  • Chez Roche, un manager affirme que les tablettes sont beaucoup mieux perçues par les visiteurs médicaux que les ordinateurs. De plus, l’utilisation des tablettes aurait permis aux salariés de gagner une à deux heures de travail par jour. Début 2012, tous les ordinateurs seront remplacés par des tablettes pour les commerciaux.
  • Chez Nature & Découverte, une flotte de tablettes est utilisée par les vendeurs, pour les pré-encaissement et les renseignements aux clients. Ces derniers les ont plutôt bien accueillies.
  • Chez Natixis, on travaille sur la scénarisation du parcours clientèle pour les commerciaux sur tablettes (préparation du rendez-vous, relation, prise de notes, compte rendu et diffusion). Pour eux, les tablettes sont complémentaires aux ordinateurs.

Lors de ces rencontres, Julie Rieg, socialogue chez Chronos, a mis en avant le gain de temps que peuvent apporter les tablettes en entreprise. Parfois, grâce aux tablettes, plus portables, c’est 30% de déplacement en moins pour les salariés. En effet, les ordinateurs, même portables, restent tout de même moins facile à transporter que les tablettes. C’est cet argument qui peut être utilisé pour justifier certaines utilisations.

Certains métiers comme chef de chantiers ou responsable qualité exigent d’être sur le terrain pour suivre le bon déroulement de certaines taches. Les tablettes tactiles permettent de faire état de l’avancée du chantier, au fur et à mesure de la journée.
La société D7 Consulting, a ainsi remplacé la traditionnelle saisie « papier puis saisie clavier, puis envoi par mail », et a maximisé sa productivité. A noter que les tablettes tactiles sont souvent plus résistantes que les ordinateurs personnels, leur utilisation sur un chantier est donc parfaitement adaptée.

Les constructeurs se motivent

Desormais, plusieurs constructeurs proposent des tablettes dites, professionnelles.
Par exemple, le constructeur Lenovo propose des tablettes ayant les caractéristiques suivantes :

  • Fonctions de sécurité : chiffrement de carte SD, invalidation d’appareil en cas de perte et logiciel anti-vol
  • Prise en charge du stylet numérique
  • Enregistrement, synchronisation et partage des fichiers volumineux entre les membres d’une équipe et les bureaux avec le stockage nuage intégré (2 Go gratuits)
  • Visioconférences grand confort avec les Web caméras intégrées à l’avant (2 Mpx) et à l’arrière (5 Mpx)

Ces options sont mises en avant pour faciliter l’intégration des tablettes dans un milieu professionnel.

D’un autre coté, on assiste à des alliances d’entreprises, pour améliorer ce qui concerne la sécutité.
C’est le cas d’HTC et de IBM, qui ont conclu un accord en fin janvier dans cet objectif.

Gestion commerciale

Les tablettes tactiles permettent aux commerciaux d’être à tout moment connectés au flux d’information du siège. Cela permet par exemple d’alleger le bagage de l’employé.
L’ensemble des informations est lu, et saisi directement sur tablette, les données sont centralisées. Une tablette en rendez-vous se révèle également beaucoup moins intrusive qu’un ordinateur traditionnel, et est plus pratique pour se la passer de mains a mains pour montrer quelque chose.
Enfin, et peu d’entreprises s’y sont essayées (pour le moment…), les tablettes peuvent également servir de mouchard en diffusant en temps réel la localisation des commerciaux.
Les tablettes tactiles permettent ainsi de maximiser l’efficacité des forces commerciales et de minimiser le risque de perte d’information en cas de départ d’un collaborateur.
La société OpenSI a sorti la première application allant dans ce sens.

Conclusion

Aujourd’hui, il est difficilement imaginable que les tablettes vont remplacer les ordinateurs dans les entreprises immediatement.
Cependant, nous sommes d’accord pour dire que leur avenir est plus que prometteur. Solidité, portabilité, puissance et ergonomie, sont des arguments qui ne sont plus uniquement réservés aux particuliers.
Quand les tablettes seront munies de systèmes de sécurité efficaces, dont la solidité aura étée prouvée, il est bien possible que les tablettes jouent un rôle important dans les entreprises du monde entier.

Et vous, que pensez vous de l’utilisation des tablettes dans le milieu professionnel ?

Sources

http://www.idboox.com/ebook/actu-reader/tablettes-en-entreprises
http://www.opensi.fr/
http://www.tablette-
tactile.net/

Les tablettes tactiles remplaceront-elles les ordinateurs ?

En 2011, il s’est vendu près de 64 millions de tablettes. Mieux encore : les constructeurs espèrent vendre 900 millions de tablettes en 2016, surpassant ainsi les ventes d’ordinateur portables.
Est-ce la fin de l’ordinateur portable ? La tablette peut-elle sonner la fin des ordinateurs portables comme l’ordinateur portable a sonné la fin de l’ordinateur de bureau ?
Bien que l’on ne puisse pas deviner les comportement des utilisateurs, nous allons vous apporter quelques éléments de réflexion.

1 ) Les utilisations des tablettes aujourd’hui

On remarque que parmi les 9 principales utilisations des tablettes, seules deux peuvent être rattachées au travail : rechercher des informations sur internet, et consulter ses mails. Les autres activités sont plutôt consacrées au loisir.
On peut voir que les utilisateurs jouent à des jeux ou lisent des livres avec leurs tablettes, mais ils ne le faisaient pas forcement avec leur ordinateur portable.
Si pour certains usages la tablette remplace bien l’ordinateur portable, ce n’est pas toujours le cas.

2) Les choses plus faciles a faire avec une tablette

Si on regarde les lieux d’utilisation des tablettes, on remarque qu’elles sont très utilisées dans des endroits très divers, mais surtout dans des lieux où l’usage d’un ordinateur portable serait plus contraignant.
Dans de nombreux endroits (lit, devant la télé…), l’usage de la tablette est préféré à celui de l’ordinateur portable.

Du point de vue usage, la tablette permet de lire plus facilement des romans ou des journaux.

Au final, c’est principalement le lieu qui va faire en sorte que l’utilisateur privilégie la tablette à l’ordinateur.

3) Les choses moins faciles

Pour certaines utilisations, la tablette reste tout de même moins pratique. Pour travailler par exemple, l’ordinateur portable reste encore plus intéressant que la tablette. L’absence de clavier rend assez fastidieuse certaines tâches (rédaction de rapport, traitement d’images, développement d’applications en java…).

Quelques améliorations apparaîssent pour ceux qui tiennent absolument à utiliser leur tablette pour travailler : les claviers pour tablettes !

La ressemblance avec un ordinateur portable est frappante ! L’objectif ici est d’avoir un objet bi-usages : utilisation ordinateur portable pour plus de confort, utilisation tablette pour plus de portabilité. L’objectif est d’avoir un seul appareil pour tous les usages.

Il reste que les performance des tablettes sont encore souvent inférieures à celles des ordinateurs portables (voir notre précédente article sur les performances).

Conclusion

On voit donc que l’arrivée des tablettes a introduit de nouveau usages, qui n’était pas vraiment possibles avec les ordinateurs portables. Les tablettes ne vont donc pas remplacer les ordinateurs (tout du moins pas dans l’immédiat !).
La tablette pourrait très bien remplacer le PC sur certains points, mais il lui manque les éléments comme le clavier, un lecteur de disque, une souris, que nous utilisons beaucoup et ne sommes pas prêts d’abandonner. Il y a surtout une résistance “culturelle” qui lie le PC au terme ordinateur (écran, clavier et souris).Si la tablette remplace l’ordinateur portable pour certains usages (regarder des films, surfer sur internet, lire ses mails…), ce dernier à donc encore de beaux jours devant lui.

Nous finirons cet article sur cette citation de Pascal Forget que nous trouvons pertinante :

“si un microportable (netbook) est une petite mobylette, un ordinateur et l’ordinateur portable une voiture, une tablette serait un vélo – ou des patins à roulettes. Ça ne répond pas aux mêmes besoins, et ça ne permet pas de parcourir la même distance avec le même confort.”

Sources :

www.journaldunet.com
www.ilovetablette.com/

Les utilisations possibles des tablettes dans le milieu de l’éducation nationale

La révolution des tablettes tactiles se fait également sentir dans l’éducation. “On n’avait pas senti cela depuis l’apparition des calculatrice au milieu des années 1970”, d’après Gilles Braun, expert auprès de la sous-direction du développement numérique du ministère de l’éducation nationale. Voici un petit tour d’horizon.

1) Intérêts pédagogiques, Avantages et Inconvénients

Pour beaucoup d’enseignants, faire entrer les tablettes tactiles dans les classes change beaucoup de choses sur l’utilisation du numérique. En effet, l’ordinateur n’est plus dans une salle séparée, avec des temps séparés et des mises en route laborieuses, mais sur la table de chacun des élèves. Pour tirer le meilleur parti des tablettes, l’enseignant doit pouvoir s’appuyer sur des applications simples et robustes proposant des activités interactives et une personnalisation des parcours d’apprentissage.
Simplicité d’utilisation et absence d’administration sont les attributs de base attendus par les enseignants.” (Jérôme Serre, co-fondateur de la société eduPad).

D’autre part, la revue Archimag a consacré un dossier aux tablettes tactiles.
Concernant l’intérêt des tablettes comme support des manuels scolaires, il est indiqué :

A moyen terme, il n’est pas déraisonnable de penser que les tablettes finiront par détrôner les manuels scolaires traditionnels. Leurs atouts ne maquent pas : stockage de dizaines de manuels, allègement du poids du cartable [...], lecture de documents audiovisuels destinés à l’apprentissage de langues étrangères…
Pour autant, il existe des freins à leur développement tels qu’une autonomie encore modeste et l’obligation de passer par des plateformes propriétaires…
Les éditeurs scolaires se mettent eux aussi, à la page. Par exemple, Hatier a décliné sa célèbre collection Bescherelle en application iPad qu’elle propose au tarif très attractif de 2,99 euros.

En bref, voici les attentes des enseignants pour l’utilisation des tablettes tactiles.

  • l’allègement du poids du cartable
  • la rapidité de mise en fonctionnement (boot) et l’autonomie des batteries
  • la facilité de connexion à l’Internet
  • la mobilité dans et hors la classe
  • un coût raisonnable et une bonne lisibilité des offres de tablettes pour l’éducation
  • des contenus éducatifs pour ces tablettes : ressources pédagogiques numériques de qualité et en adéquation avec les programmes de l’éducation nationale
  • une interopérabilité des tablettes avec les ressources et les logiciels courants et diffusés dans les établissements scolaires
  • un accès depuis les tablettes aux ressources pédagogiques numériques via les ENT de l’établissement
  • l’inscription de l’usage des tablettes dans un système qui réponde en particulier aux obligations de protection des mineurs.

2) Quelles applications peuvent présenter un intérêt pour l’éducation ?

Pour les petits

Il existe beaucoup d’applications de calcul mental, comme AB Math, qui propose plusieurs exercices ludiques (infos sur iTunes)

Il existe également des applications pour la géographie, où les écoliers peuvent mieux apréhender les cartes (se déplacer et zoomer sur les cartes grâce à l’écran tactile).

Apple, principal fabricant de tablettes à l’heure actuelle, propose d’ailleurs une page spéciale consacrée aux applications à portée éducative.
On peut voir le grand nombre d’applications, aussi bien en sciences qu’en langues, mathématiques, histoire… La principale caractéristiques de ces applications : le côté ludique. Les instituteurs cherchent des applications ludiques, qui donnent aux enfants l’envie d’apprendre.

En plus du côté ludique, ce mode d’apprentissage permet également aux écoliers d’apprendre en manipulant. Ils retiennent ainsi mieux, d’après les instituteurs utilisant ces méthodes. Voici un exemple d’utilisation dans une école primaire :

Pour les moins petits

Dans les classes supérieures (collèges, lycées et enseignement supérieur), les tablettes ne sont pas utilisées de la même manière. En effet, l’appareil est plus mis en avant que les applications. A ce niveau, plus besoin d’applications ludiques. C’est la tablette en elle-même qui présente un intérêt. Les étudiants vont utiliser l’appareil pour aller sur internet, chercher des informations, faire des présentations ou prendre des notes (parfois directement sur la présentation projetée par le professeur).
Vu les performances actuelles des tablettes, elles sont utilisées comme pourrait l’être un ordinateur portable, avec la très grande portabilité et le côté tactile en plus.
Les usages sont très similaires à ceux que l’on peut faire des tablet PC utilisés à l’Ecole Centrale de Nantes.

3) Des expériences déjà tentées

Depuis l’apparition des tablettes tactiles au grand public, plusieurs établissements ont tenté de les intégrer à l’éducation d’élèves ou d’étudiants.
Primaire, secondaire, tous les niveaux sont potentiellement visés.
Prenons par exemple cet exemple dans le Val d’Oise, où 6 collèges se sont lancés dans une expérimentation d’utilisation de tablettes pour l’éducation d’environ 300 élèves.
Le modèle choisi est la tablette Samsung Galaxy Tab 10.1. Les collèges travaillent en partenariat avec Orange, qui fournit les tablettes et quelques applications.
Ici, les encadrants ont choisi des tablettes tournant sous Android, car il offre une grande souplesse de d’utilisation, et est compatible avec un grand nombre de formats de ressources numériques (Livres, vidéos, sons)

Ici, les tablettes permettent aux élèves d’avoir accès a Internet facilement, et de consulter des manuels au format numérique. Quelques applications permettent ensuite de travailler sur des domaines particuliers, Google Earth, permet d’étudier la géographie, ou bien des applications de calculatrices, permettant de remplacer les outils plus classiques.
Mais l’utiliation des tablettes peut aller encore plus loin ! On retiendra par exemple ce professeur de sport, qui a eu l’idée de se servir de la caméra pour que les élèves enregistrent leurs mouvements lors d’un exercice. L’objectif est de leur permettre grâce à la vidéo de décortiquer leur geste et d’améliorer leur technique.

L’experience a commencé en Novembre 2011. Jusqu’à aujourd’hui, les tablettes restaient au collèges en dehors des heures de cours, mais depuis le 1 Janvier 2012, les élèves ont la permission de les remporter chez eux.
Au mois de février prochain, un rapport sera publié par le laboratoire de l’Ecole Normale Supérieure de Cachant, qui suit cette expérimentation de près.
Nous tenterons de vous tenir au courant de ces résultats lorsqu’ils seront publiés.

Conclusion

Bien que les tablettes soient relativement récentes, l’Education Nationale compte bien tirer parti de ces nouveaux outils, et en faire des outils pédagogique à part entière.
De plus en plus d’expériences sont menées, comme en Corèze, où le conseil général a fait l’acquisition à la rentrée 2011 de 3000 tablettes pour les collèges du département. D’autres exemples d’acquisition de tablettes sont détaillées dans l’article l’Education Nationale secouée par les tablettes.

Sources : eduscol.education.fr/www.01net.comwww.ludovia.comwww.cafepedagogique.net/lexpresso

Tablettes et des smartphones : Où se termine l’un, et ou commence l’autre ?

Apres avoir vu les grands acteurs du développement des tablettes et des smartphones, abordons aujourd’hui les différences entre les différents appareils.

Comparatif

Nous allons tout d’abord regarder les différentes caractéristiques de plusieurs smartphones et plusieurs tablettes.
Nous avons sélectionné pour cela, les appareils ayant le plus de succès en ce moment :

Tablettes

Caractéristiques iPad 2 Samsung Gtab 10,1 Arcchos 101 G9
Processeur 1 GHz 1 GHz 1 GHz
Mémoire Vive 512 Mo 1024 Mo Non connue
Ecran 9,7” 10,1” 8”
Poids 730 g 565 g 649 g
Autonomie lecture vidéo 10h 9h 7h
USB non non oui
3G accessoire accessoire non
Prix constructeur de 489 € à 813 € 589 € 459 €
Appareil photo devant oui oui oui
Appareil photo derrière oui oui non

Smartphones

Caractéristiques iPhone 4 Samsung Galaxy SII
Processeur 2 x 1 GHz 2 x 1,2 GHz
Mémoire Vive 512 Mo 1024 Mo
Ecran 3,5” 4,27”
Poids 140 g 117 g
Autonomie lecture vidéo 7h 8,4h
USB non non
3G oui oui
Prix constructeur 629 € 649 €
Appareil photo devant oui oui
Appareil photo derrière oui oui

La première chose que nous remarquons, c’est que la puissance de ces deux types d’appareils est relativement équivalente. (bien que la plupart des tablettes soient mieux classées sur les benchmarks)
Autre point : le prix. Nous voyons ici que les tablettes ne sont pas forcement plus chères que les téléphones ! Il faut cependant nuancer cette remarque en prenant en compte les offres commerciales des opérateurs téléphoniques.

Le paramètre de distinction : la taille de l’écran

Voyons rapidement quelques tailles d’écran de smartphones en concurrence.
De nos jours, les tailles vont de 2 à 4 pouce pour les smartphones :

En ce qui concerne les tablettes, les tailles vont de 7 à 10 pouces :

Autre paramètre : la 3G

Alors que la 3G est une option pour l’Ipad et d’autres tablettes, elle est indispensable pour disposer des options Internet partout offert par les opérateurs téléphoniques. Ce n’est en revanche pas le cas des Smartphones, dont leur but premier reste la communication.

La limite de cette limite entre Smartphones et Tablettes

Aujourd’hui, on voit l’apparition de nouveau types d’appareils, à la limite entre Tablette Smartphone.

C’est le cas par exemple du Samsung Galaxy Note, avec un écran de 5.3”, que l’on peut encore considérer comme un Smartphone, ou bien du Dell Streak (7”) qui à l’inverse des ses concurents de la même taille, permet de passer des appels téléphoniques.

Sources : http://www.tablette-tactile.net/http://www.frandroid.com/http://www.01net.com/http://www.jam-mag.com/

Sujet encadré par Myriam Servières, professeur à l’Ecole Centrale de Nantes, ainsi que Jean-Pierre Berthet et Gwenaelle Le-Mauff, professeurs à l’Ecole Centrale de Lyon.

Tablettes et Smartphones : les principaux acteurs

Comme nous l’avions exposé il y a quelques semaines, les smartphones et tablettes font maintenant partie de notre quotidien. Voici un petit tour d’horizon.

Constructeurs de smartphones

Samsung

Sur le 3ème trimestre 2011, 20% des 118 millions de smartphones vendus étaient de marque Samsung.
Avec une très large gamme de smartphones (plus de 25 produits), Samsung est devenus cette année le premier constructeur de smartphones, avec une croissance record (hausse des ventes de plus de 200%). La large gamme (notamment Galaxy) permet de toucher un très large public.

Apple

Apple possède environ 15% des parts de marché sur le secteur des smartphones. Contrairement à Samsung, ce constructeur a la particularité de ne proposer qu’un seul produit, l’iPhone, lancé en 2007 (la version actuelle étant l’iPhone 4 S). Apple a perdu sa place de leader dans le courant de l’année, au profit de Samsung.

Nokia

En troisième position, Nokia possède toujours 14% de parts de marché. Ce grand constructeur de téléphones portables n’a pas réussi à s’imposer sur le marché des smarphones. Avec plus de 40% de parts de marché il y a 2 ans, ce nombre ne cesse de diminuer.

Autres constructeurs

On peut également citer deux constructeurs importants : HTC et Research In Motion (BlackBerry). Avec 10% de parts de marché, les BlackBerry sont très répandus dans le domaine professionnel. HTC est quant à lui le 4ème constructeur, avec 10,8% des parts de marché.

Constructeurs de tablettes

On retrouve globalement les mêmes constructeurs, qui se lancent également dans la course aux parts de marché pour les tablettes tactiles, pour se partager les quelques 60 millions de ventes prévues en 2011.

Apple

Leader incontesté, plus de 65% des tablettes tactiles vendues dans le monde ont une pomme dans le dos. En effet, Apple a été le permier à lancer sa tablette grand publique, l’iPad, en janvier 2010. Il possède donc une grande longueur d’avance sur ses concurrents.

Samsung

Samsung a lancé la gamme Galaxy Tabs. Les produits, très semblables à l’iPad, ont fait l’objet de plaintes de la part d’Apple (Samsung aurait violé certains brevets déposés par Apple). En septembre 2011, les tablettes Samsung ont été interdites à la vente en Europe, ce qui a empêché les ventes de décoller sur ce marché. Samsung possède tout de même 12% des parts de marché.

Archos

Le constructeur Français a réussi à s’imposer avec des produits simples et une politique de prix bas. Archos possède environ 10% des parts de marché dans le monde, et fait jeux égal avec Samsung.

Autres constructeurs

Les constructeurs suivants possèdent également des modèles de tablettes tactiles : Acer, Asus, Blackberry, Dell, HTC, LG, Motorola, Sony, Toshiba.

Systèmes d’exploitation

Tous les smartphones et tablettes possèdent un système d’exploitation, qui va servir d’interface entre l’appareil et l’utilisateur (même principe que pour un ordinateur). On remarquera que les systèmes d’exploitation sont les mêmes pour les tablettes et les smartphones.

iOS

Ce système d’exploitation est utilisé exclusivement sur les devises Apple (iPhone et iPad). Il est développé par Apple. Il permet d’utiliser des extensions provenant de l’AppStore (plus de 300 000 disponibles). On peut également développer ses propres applications avec iPhone SDK (kit de développement Apple).

Android

Parmis les système d’exploitation pour Smartphone, on trouve aussi Android, qui a la particularité d’être open source. Conçut par la société Android (rachetée par Google en 2005), il est apparu premièrement sur le HTC Dream en 2007, en version 1.1 (la version 1.0 étant presque uniquement utilisée par les developpeurs).
C’est en 2009 que l’évolution des téléphones Android prend son envol, avec la version 1.05 : Cupcake. Cette version sera vite mise a jour en 1.6 (Donut) sur la plupart des appareils.
Viennent ensuite les version 2.1(Eclair), 2.2 (FroYo) et 2.3 (Gingerbread) en 2010, dont les deux dernières sont sur la plupart des téléphones sous Android d’aujourd’hui.
Il existe aussi une version d’Android pour les tablettes : c’est la version 3.0 (HoneyComb).
Ce n’est que le 19 octobre 2011 que Google à unifié les deux systèmes d’exploitation avec la version 4.0 (Ice Creem Sandwich).
Considéré comme mature, il est désormais prévu une nouvelle version tous les ans.

Symbian

Popularisé par Nokia, Symbian était utilisé par un tiers des smartphones en 2010. Il était développé et maintenus par Nokia. Début 2011, le PDG de Nokia annonce l’abandon de Symbian au profit de Windows Phone 7. Bien que Nokia soit revenu sur sa décision, Symbian est de moins en moins utilisé.

Windows Phone

Ce système d’exploitation est développé par Microsoft, et succède à Windows Mobile. Windows Phone est utilisé entre autre sur la plupart des smartphones Nokia, sur la gamme Omnia de Samsung et sur une partie des smartphone HTC.
Microsoft a créé le Marketplace, qui permet aux utilisateurs de télécharger musique, vidéos et applications (le Marketplace est un passage obligatoire pour installer des applications).

Actuellement, c’est Android qui a le vent en poupe. On remarque que les systèmes d’exploitation utilisent tous le principe d’application. Chacun essaie de proposer le plus grande nombre d’extensions possible, et de faciliter l’accès à celles-ci, pour séduire de plus en plus d’utilisateurs (les meilleurs exemples sont l’AppStore, le Marketplace et AndroidMarket).

Voici donc les différents acteurs dans le domaine des tablettes et smartphones.

Sources : www.eco-conscient.com, www.tablette-tactile.net

Sujet encadré par Myriam Servières, professeur à l’Ecole Centrale de Nantes, ainsi que Jean-Pierre Berthet et Gwenaelle Le-Mauff, professeurs à l’Ecole Centrale de Lyon.

Tablettes et Smartphones

Ce projet a pour but d’étudier différents aspects se rapportant aux tablettes et smartphones. Le sujet étant très vaste, nous n’aborderons que quelques aspects spécifiques, pour mettre en avant des technologies, des évolution ou des utilisations particulières.

Dans cet article, nous allons balayer l’ensemble des problématiques du projet, pour finalement en sélectionner cinq, qui seront développées dans les prochains articles.

Qu’est ce qu’un Smartphone ? Qu’est ce qu’une tablette ?

Un smartphone (ou téléphone intelligent) est un téléphone mobile qui inclut d’autres fonctionnalités que celles d’un simple téléphone : agenda, consultation de mails, GPS…
Une tablette est un appareil mobile qui se situe à la frontière entre les smartphones et les ordinateurs portables.

Contexte

Apparu à la fin des année 1990, notamment avec le Nokia Communicator 900, les smartphones se vendent maintenant à plus de 500 millions d’unités par ans. En 2010, un quart des mobiles vendu en France étaient des smartphones.
Ce phénomène est en train de se reproduire pour les tablettes, avec le lancement de l’iPad d’Apple en 2010, qui est le premier modèle de tablette grand public.
Quels sont acteurs, et quels sont les cibles de ce développement très rapide ?

Plan d’étude

Voici les thèmes que nous pensons aborder :

  • Présentation des grands acteurs dans le développement des tablettes et des smartphones.
  • Les avantages et inconvénients des tablettes et des smartphones. Où se termine l’un, et ou commence l’autre.
  • Étude du marché des tablettes, en France et dans le reste du monde. Analyse des facteurs socio-culturels.
  • L’éventuel replacement des ordinateurs portables par les tablettes de plus en plus performantes.
  • Les utilisations possibles des tablettes dans le milieu de l’éducation nationale et de la recherche.
  • L’avenir des tablettes en entreprise, et chez les particuliers.
  • Les limites que vont rencontrer l’évolution de ces nouvelles technologies.

Cette liste de thèmes est susceptible d’évoluer pendant notre projet de veille, en fonction de nos intérêts et des nouvelles technologies à venir.

Sujet encadré par Myriam Servières, professeur à l’Ecole Centrale de Nantes, ainsi que Jean-Pierre Berthet et Gwenaelle Le-Mauff, professeurs à l’Ecole Centrale de Lyon.