CAD Mobile – Evolutions à venir

Bonjour tout le monde ! Comme d’habitude, si vous êtes tombés ici par hasard, ou si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire sur un de nos précédents articles, nous vous invitons à visiter nos articles d’introduction, d’historique et cadre d’étude, de présentation des technologies mises en œuvres, des types d’usages et des avantages et inconvénients de la CAD sur mobile article 1 et article 2.

Nous arrivons déjà à notre dernier article avant la synthèse et la présentation du plan du rapport final ! Aujourd’hui, il s’agit d’aborder les évolutions intéressantes à venir. En gros, pour les plus pessimistes, on va faire de la divination et pour les plus optimistes, on va se contenter d’essayer de surfer sur la vague !

D’ailleurs, adoptons une démarche du plus au moins probable : tout d’abord, nous allons nous accrocher à nos quasi-certitudes sur l’avenir des tablettes, puis nous irons explorer les évolutions de la façon de travailler des concepteurs avant de spéculer légèrement sur les évolutions des supports mobiles.

 

Evolutions matérielles des tablettes

Puisque la capacité de calcul limitée des tablettes est un des points noirs de la démocratisation des outils de CAD sur plateforme mobile, il semble probable qu’un marché s’ouvre si cette situation se débloque au point que les tablettes soient en mesure de faire du rendu 3D.

Or le marché du PC s’effondre petit à petit face à celui des tablettes, comme l’avait prophétisé Steve Jobs en son temps. Et à mesure que les tablettes grignotent des parts de marché sur les appareils numériques, les intérêts et les ressources des constructeurs se concentrent sur elles, ce qui pousse à croire qu’elles finiront par bénéficier des mêmes puissances de calculs que nos appareils fixes actuels sous peu (pour l’instant les rendus graphiques des tablettes ont malgré tout 7 ans de retard sur les PC). D’ici 2015, les tablettes devraient consommer plus de RAM que les PC fixes !

Secure Cloud Computing

 

La sécurité sur le Cloud : cauchemar infondé ou angoisse justifiée ?

Source : Flickr, FutUndBeidl.

Pour pallier ce problème de calcul et fluidifier les usages des appareils mobiles le Cloud Computing paraît être une solution intéressante. Nous vous avons déjà présenté ses intérêts, parce qu’il semble que ce soit véritablement l’option du futur… Quand on ne se place pas du côté des concepteurs. En effet, ceux-ci sont très dubitatifs quant à l’usage du Cloud. Principalement à cause des problèmes de sécurité que, plus par peur irraisonnée que par expérience, ils redoutent. Autant dire que les fichiers CAD sont la plupart du temps très sensibles et l’objet de toutes les convoitises, puisqu’ils modélisent en détail un produit et permettraient à des concurrents mal intentionnés de sortir sur le marché le travail de plusieurs années de conception avant même le concepteur originel… Pourtant quelle différence entre un Cloud sécurisé par les soins du client (les services de Cloud Computing proposent souvent à leur client de venir sécuriser lui-même ses données) et l’envoi par mail d’un fichier sensible ? S’il est vrai que le Cloud Computing peut simplifier la collaboration et l’accès aux fichiers, en revanche la puissance de calcul n’est pas forcément très profitable en l’état, le temps d’envoi, de calcul par le Cloud et de réception n’étant pas si loin de celui de rendu sur machine fixe. Ce qui conduit les plus pessimistes à imaginer que les outils CAD seront le dernier type de logiciel à passer sur le Cloud.

 

Evolution des habitudes de travail… Une question d’interface

Quand bien même les tablettes seraient à même de calculer tous les rendus possibles, seraient-elles véritablement utilisées pour la conception à proprement parler (on parle ici d’utiliser les tablettes avec Catia ou Solidworks tout comme on ferait sur poste fixe…) ? Rien n’est moins sûr : les interfaces tactiles actuelles restent moins précises et leur utilisation plus lente que celle (très tenace) du clavier et de la souris. D’autant que les concepteurs ont souvent des années d’expériences avec leurs logiciels et, s’ils préfèreraient des interfaces avec reconnaissance de gestes a priori, avoir deux façons différentes de travailler avec un même logiciel (sur fixe et mobile) semble un peu bâtard comme solution.

Sans compter les problèmes inhérents à l’interface tactile, à savoir que les doigts gênent l’appréciation de l’image tout simplement parce qu’ils se trouvent souvent entre l’utilisateur et l’écran ! Certaines interfaces espèrent réussir à contrer ce problème avec l’introduction des écrans transparents (en utilisant les Oled par exemple) qui permettent la manipulation d’objets derrière l’écran.

 

Evolution des supports mobiles

Si l’on s’éloigne un peu des sentiers battus de notre strict cadre d’études qui s’attachait surtout aux tablettes et smartphones, nous pourrions imaginer ce que donnerait la CAD sur les plateformes mobiles de demain… Pourrait-on concevoir sur montre connectée ou sur Google Glass ? Peut-être pas au sens propre, mais les applications déjà destinées aux mesures et relevés dont nous vous avons parlé pourraient facilement s’adapter et trouver leur place sur une iWatch ! De même que la captation d’ambiance ou le scan d’objets 3D auraient tout intérêt à exister sur les lunettes connectées. Sans doute que ces objets connectés seraient d’ailleurs, une fois au point, plus à même de répondre aux besoins des concepteurs que les plateformes mobiles actuelles…

Des Google Glasses

Source : Flickr

Sources

Auteurs : Thomas CREVOISIER et Aurélien HAMARD–PADIS

Encadrante : Myriam SERVIERES

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 France.

Les technologies de CAD

Si vous avez bien suivi notre dernier article, qui lui-même suivait une petite introduction au sujet, nous allons vous parler aujourd’hui des technologies derrière la Conception Assistée par Ordinateur, et particulièrement, puisque c’est notre thème, ce que ça signifie en termes d’applications sur plateformes mobiles.

Figure imposée

Vous le savez sans doute, ou si vous ne le savez pas ou que vous l’avez oublié, on vous le rappelle, la CAD à proprement parler se passe généralement en deux temps :

Le dessin : La conception d’un système matériel (bâtiment, machine, objet etc…) en elle-même, où l’utilisateur définit, par le biais d’une interface à cet effet, toutes les informations utiles à la construction de la deuxième étape.
Le rendu : Une fois l’utilisateur satisfait de ce qu’il a « dessiné », le logiciel CAD calcule un rendu du dessin qui permet la visualisation partielle (dans le cas d’une image) ou complète (dans le cas d’un modèle 3D, bien que celui-ci puisse occulter les zones internes cachées) du système, avec souvent des éléments trop complexes à afficher en temps réel à l’écran, pendant le dessin.

Un bon exemple valant mieux qu’une mauvaise théorie, supposons que vous souhaitiez concevoir un avion fixe (qui a dit que la CAD était réaliste ?) dans un coucher de soleil. Vous allez d’abord construire sa structure et vous spécifierez ensuite les propriétés intrinsèques des matières utilisées telles que la réflexion, l’absorbance, la luminance propre… qui permettront à votre avion d’étinceler de mille feux au soleil : vous admettrez que ces éléments très coûteux en calculs ne sont pas d’une grande utilité lors de la phase de dessin.

Le modèle 3D avec son interface de conception et son rendu – Image issue de www.edilportale.com

Quelques mots sur les formats…

Derrière ce fonctionnement apparemment simple se cache un véritable champ de bataille des formats, sur lequel se déchirent les développeurs de logiciels CAD tandis que les utilisateurs s’arrachent les cheveux sur les problèmes de compatibilité. En effet, même si le format de dessins 3D DWG est très répandu depuis son utilisation par AutoDesk en 1982 et les conflits sanglants qui s’en sont suivis (La bibliothèque de lecture/écriture du format DWG, propriété d’AutoDesk, ayant honteusement subi une rétro-ingénierie de la part de l’Open Design Alliance affligée de ne pas pouvoir concevoir des logiciels CAD proposant l’usage du format DWG si populaire et presque incontournable), d’autres formats ont vu le jour. Mais c’est surtout du côté des formats d’exports que le nombre de possibilités est pharamineux !

Si nous vous racontons tout cela, ce n’est pas uniquement pour la petite histoire, mais parce que c’est bien le nerf de la guerre des développeurs de logiciels CAD ! En effet, c’est ce principe incontournable-là qui constitue à la fois un atout et une barrière pour l’arrivée des outils CAD sur le marché mobile.

La quadrature du mobile ?

Pour résoudre les problèmes posés par l’utilisation de plateformes mobiles, moins performantes en termes de capacités de calcul, il y a deux grandes stratégies possibles.

La spécialisation dans l’à côté

Profiter de ce découpage de la conception assistée par ordinateur en phase de conception et en phase de rendu pour s’affranchir de la partie la plus vorace en ressources, et ne garder que la consultation du rendu final. Pour cela, il y a les plus flemmards qui se contentent d’afficher les fichiers exportés depuis un logiciel de CAD sur poste fixe, en proposant souvent des possibilités d’annotation (par exemple eDrawings ou AutoCAD 360), et d’autres plus ambitieux et plus malin qui basent leurs applications sur une technologie très en vogue… Le cloud computing ! Grâce à lui, réalise tous les calculs lourds sur un serveur (impensables à réaliser sur une plateforme mobile aux vues des configurations matérielles). Les coûts en temps sont donc nettement améliorés, puisque l’utilisateur envoie sa requête de rendu au cloud, qui le prévient une fois que ce dernier est effectué et lui permet de consulter le rendu final. On remarquera que le cloud computing, s’il est optimisé pour, bien organisé et fonctionnel, permet également un travail en groupe plus simple. Parmi les applications nomades proposant l’utilisation du cloud, on peut citer AutoDesk 360, AutoCAD WS, VectorWorks Nomad.

La réduction des capacités de l’application

L’autre stratégie est évidemment de revoir ses exigences à la baisse et de proposer une conception sur plateforme mobile moins fournie que sur plateforme fixe, notamment les rendus 2D sont suffisamment rapides pour être effectués sur tablette.
Par exemple, autoDesk ForceEffect est un outil développé pour aider les ingénieurs dans le dimensionnement de structure. Les structures en question sont modélisées en 2D. L’application permet à l’utilisateur de créer complétement une structure 2D par combinaison d’éléments de base et d’en tirer le comportement mécanique pour une situation donnée (renseignements de forces ou moments connus). Ce n’est pas un outil de CAD aussi complet que peuvent l’être ceux qui utilisent le cloud computing, mais la réduction des besoins matériels de l’application permet néanmoins de l’utiliser de manière autonome. D’autres applications encore cherchent à réduire le temps de calcul en restreignant l’utilisateur dans ses possibilités de création de formes 3D, comme AutoDesk FormIt qui propose un catalogue de formes prédéfinies facilement assemblables.

Sources

Auteurs : Thomas CREVOISIER et Aurélien HAMARD—PADIS
Encadrante : Myriam SERVIERES

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 France.

Cloud : Synthèse et plan du rapport final

Nous avons développé au cours des six articles précédemment publiés trois grands axes sur le thème du Cloud :

  • Une présentation de celui-ci sous ses différentes facettes
  • Une analyse de la façon dont il est adopté par les particuliers et les entreprises
  • Une étude de ses évolutions prochaines.

Nous avons ainsi vu que le terme Cloud est un mot-valise qui peut désigner en fait plusieurs types de services comportant chacun leurs lots de différences (SaaS, PaaS, IaaS). En présentant le Cloud, nous avons essayé d’analyser également les conséquences que cette nouvelle “technologie” pouvait avoir sur le business internet (grande souplesse, multiples avantages pour les startup). Les technologies mises en oeuvre par les services Cloud ont été également brièvement abordées dans le deuxième article.

Le deuxième axe de cette étude a été l’occasion de faire un point sur l’utilisation du Cloud à l’heure actuelle dans les entreprises et par les particuliers. Nous avons notamment essayé de mettre en avant un certain nombre de services faisant usage du Cloud comme Google Document ou encore Dropbox. Enfin, pour conclure cet axe d’étude, il nous a semblé important de traiter des limites du Cloud en soulignant notamment certains aspects négatifs propres à celui-ci et qui fait encore hésiter un certain nombre d’acteurs à sauter.

Pour conclure, nous avons tenté de d’apporter des éléments de réponse quant aux évolutions à court terme du marché du Cloud. Il nous est apparu que ce marché peut être qualifié de marché à “haut potentiel”, en témoigne à la fois le positionnement récent de certaines grandes sociétés françaises sur ce secteur mais aussi les chiffres en terme d’emploi avancés par les analystes/experts du secteur.

Le plan du rapport final sera le suivant :

1-Présentation rapide des différentes facettes et aspects du Cloud.

A. Les différentes facettes et aspects du Cloud

B. Les technologies derrière le Cloud

2- L’utilisation du Cloud

A. Le Cloud, déjà omniprésent au quotidien pour la plupart d’entre nous

B. Cloud et PME, une solution gagnante?

3- Limites et avenir du Cloud

A. Le Cloud, quelques points noirs

B. Le bel avenir du Cloud

Quelles perspectives pour le Cloud?

Pour ce dernier article sur le cloud computing, nous allons nous intéresser à son avenir. Comme nous l’avons déjà vu au travers des précédents articles, le cloud computing possède de nombreux avantages mais aussi quelques défauts. Les principaux avantages sont une externalisation des connaissances/coûts (on n’a pas besoin d’avoir les compétences techniques pour utiliser le cloud), l’utilisation à la demande. Paradoxalement, la sécurité est un avantage et un risque du cloud computing. En effet, la sécurité est déportée vers les fournisseurs de cloud qui ont de solides connaissances en matière de sécurité, mais les données deviennent en même temps plus exposées puisque stockées en externe, dans de gigantesques data-centers.
Cependant, il existe aussi des solutions dites de clouds privés qui pallient à ce risque puisque les données sont stockées sur du matériel possédé par l’entreprise.

Marché actuel

Le cloud computing représente actuellement un marché d’environ 50 milliards d’euros au niveau mondial, contre 20 milliards en 2008. Ce montant peut être considéré comme faible si on le compare par exemple aux dépenses globales des services IT des entreprises qui s’élèvent à plus de 600 milliards d’euros (soit 8%).
Cependant, 33% des augmentations de dépenses l’année prochaine seront liées au cloud computing selon les prévisions. Le marché du Cloud est donc évidemment toujours en développement et en forte croissance.

L’infographie représentée ci-dessous résume assez bien l’importance qu’a pris le marché du cloud computing, et son évolution probable dans les années à venir:

On peut noter (tout en bas du document présenté) que l’utilisation des services par les internautes est intéressante. On constate que même si un pourcentage non négligeable de personnes utilisent des services de cloud computing, comme les e-mail ou le stockage de données, ce pourcentage peut encore fortement augmenté. Le cloud computing a donc encore de belles perspectives d’évolutions en se basant uniquement sur les offres actuelles.

Evolution

Plusieurs entreprises développent des concepts intéressants autour du Cloud, notamment la compagnie SpotCloud, qui se propose d’acheter et de revendre des capacités de services cloud: toute entreprise qui dispose de serveurs sous-utilisés peut donc revendre ses capacités au prix qu’elle désire via SpotCloud et ainsi s’improviser fournisseur de service de capacité de service Cloud. L’entreprise allemande Zimory (filiale de Deutsche Telekom) propose un service similaire et se pose en leader européen dans ce domaine.

L’année 2012 sera également l’occasion d’observer l’arrivée d’acteurs français importants dans le secteur du Cloud avec d’une part la volonté du gouvernement français de se doter d’un offre de cloud souveraine (pour des problématiques d’indépendance) initiée via le projet baptisé Andromède (regroupant Orange et Thalès). Et d’autre part, le consortium Dassault/SFR crée pour contrer directement le projet Andromède. L’issue de ces deux projets est pour l’instant assez incertaine, les ambitions du gouvernement quant à la poursuite du projet Andromède demeurent floues .

Note: Le groupe Atos s’est également lancé récemment dans le secteur du Cloud en partenariat avec VMware et EMC. (Plusieurs produits devraient être proposés: cloud privé, IaaS, SaaS…)

Conclusion

D’un point de vue général, le Cloud est promis a un bel avenir: son marché a encore un potentiel de développement fort avec notamment les PME, dont bon nombre reste encore à convertir à la mentalité Cloud. Le secteur a d’ailleurs généré des emplois en conséquence ces dernières années et devrait continuer sur cette lancée, certaines sources/expert estiment d’ailleurs à ce sujet que le secteur pourrait créer jusqu’à 500000 nouveaux emplois en France d’ici 2015.

[1] http://blogtriana.wordpress.com/2011/05/03/les-derniers-chiffres-du-cloud-computing/
[2] http://www.blog-nouvelles-technologies.fr/archives/1185/infographie-les-statistiques-du-cloud-computing/

“Google m’a tuer” : Du changement chez Google.

Nous avions annoncé la semaine dernière que nous traiterions du modèle économique des sociétés qui propose des services “gratuit”, mais on se trouve sur un blog de veille et les nouvelles nous ont rattrapées : Google a changé sa politique de confidentialité !

Quoi de neuf sous le soleil de Mountain View ? A partir du 1er mars les règles de confidentialitées vont être unifiées pour une soixantaine de services Google dont Gmail, G+,… Ces nouvelles règles visent selon Alma Whitten, responsable des question de confidentialité chez Google, à :

“En bref, nous vous considérerons comme un utilisateur unique au travers de tous nos produits, ce qui signifiera un expérience Google plus simple et intuitive ” – Alma Whitten

Ceci signifie que dorénavant Google aura une vue globale sur vous, utilisateur de services Google, car il ira puiser des informations à partir de tous leurs services que vous utilisez. Ainsi ils pourront croiser celles-ci, qui étaient avant officiellement séparées, et en apprendre plus sur vous, et de cette façon encore plus personnaliser votre surf… enfin les publicités qui vous serons montrées.

Car en effet le but recherché par Google double d’une part simplifier sa politique de confidentialité et d’autre part offrir une plus grande personnalisation à l’utilisateur. Alma Whitten nous éclaire sur cet aspect dans son billet :

“Peut-être pourrons-nous vous dire que vous serez en retard pour un rendez-vous en prenant en compte votre localisation, votre agenda ou encore les conditions de circulation” – Alma Whitten

Cette extrême personnalisation de l’expérience sur les services Google n’est peut être pas encore pour maintenant, mais nous donne une idée du but recherché. Nous ne sommes plus très loin de cette parodie :

The Google Toilet: SuperNews!

Le problème de la légalité de ces nouvelles règles se posent bien évidemment. Google assure par la voix de Peter Fleischer que :

“Nous avons bien sûr consulté les autorités de protection de la vie privée, la FTC comme la CNIL en France” – Peter Fleischer

Et avance même :

“La simplification de nos politiques pour plus de lisibilité nous semble aller dans le sens de ce que préconisent les différentes autorités” - Peter Fleischer

Cependant la Commission Européenne va prochainement réviser la directive sur la vie privée, ce qui pourrait changer les règles du jeu pour Google en Europe et l’obliger à changer à nouveau sa politique de confidentialité.

Si ces nouvelles règles vous révulsent et que vous voulez montrer votre mécontentement, que faire ? La réponse est simple : quitter ces services Google. En effet comme expliqué dans un de nos précédents articles, le fournisseur du service peut unilatéralement changer les CGU et l’utilisateur n’a d’autre choix que de les accepter si il veut continuer à l’utiliser. Malgré tout Google a promis de faciliter la libération des données stockées sur ses services lors du départ de ceux ci.

Pour conclure vous trouverez ci dessous la vidéo de Google annonçant le changement de ses règles de confidentialités :

Google Privacy Policy Update

 

Le Cloud, une réponse adaptée aux besoins des PME ?

Nous nous sommes intéressés dans la partie précédente aux solutions de type Cloud proposées aux particuliers telles que Google Apps ou Dropbox. Nous avons notamment constaté que ces services sont en plein essort car ils confèrent de nombreux avantages aux utilisateurs (travail collaboratif, simplicité d’utilisation, rapidité…).

Cette nouvelle partie sera pour nous l’occasion de montrer que les services Cloud peuvent aussi être bien adaptés aux besoins des PME.

Externalisation des services/systèmes

Le premier avantage que confère le recours à une solution Cloud pour une PME est bien-sûr la possibilité d’externaliser la gestion des supports de ces services/systèmes ce qui permet aux PME de pouvoir d’avantage se concentrer sur leur coeur de compétence en se défaussant de toutes les problématiques liées aux infrastructures informatiques (maintenance, mise à jour, achat de licence…).

A titre d’exemple, une PME peut choisir de souscrire à une offre Cloud aussi bien pour son système de comptabilité/logistique/facturation que pour héberger son site web, ou encore stocker ses données.


Amazon fait parti des leaders sur le marché des offres Cloud destinées au entreprises

Réduction des coûts

Les géants du Cloud sont parvenus avec leurs infrastructures regroupant parfois jusqu’à des dizaines de milliers de serveurs dans un seul centre à faire des économies d’échelle drastiques et ainsi à créer un modèle économique viable pour le Cloud. Les coûts des services Cloud (qui dépendent de beaucoup de facteurs tels que le temps d’utilisation, le nombre de machine virtuelle, le type de serveur etc…) sont donc tout à fait corrects si bien que les PME qui ont recours au Cloud peuvent elles-mêmes réduire leur coûts (d’où un gain en compétitivité).

Par ailleurs, le Cloud a aussi l’avantage de permettre aux jeunes PME d’éviter d’avoir à effectuer un investissement lourd dans des infrastructures informatiques dès leur création (ce qui constitue bien souvent un frein majeur à leur développement).

La réduction des coûts est donc particulièrement intéressante pour les PME qui disposent en général de moyens financiers et humains moins importants et peuvent donc difficilement se permettre d’acheter du matériel performant ainsi que la maintenance qui va avec.


Mise à l’échelle

Utiliser le Cloud pour une PME, c’est avant tout utiliser des services type SaaS, PaaS, IaaS fournis par un prestataire et payer une facture proportionnelle à l’utilisation qu’elle en fait (concept “you pay as you go”). La PME ne paye donc que ce qu’elle consomme et l’offre Cloud s’ajuste sans cesse à ses besoins. Elle n’a donc pas besoin d’investir dans du matériel assez lourd pour un besoin spontané, ni à gérer la maintenance.


Sécurité

De même que pour les particuliers, la sécurité est au coeur des préoccupations des PME lorsque l’on parle de Cloud Computing. Les données ne sont plus stockées à l’intérieur de l’entreprise, mais autre part, “dans le nuage” (d’où un problème de confidentialité des données). Cependant, cette dissociation du support de stockage effectif des données et du support d’utilisation des données apporte une sécurité supplémentaire. En effet, puisque celles-ci ne sont plus sur un support physique propre à un employé tel qu’un ordinateur portable ou une clé usb, la perte ou le vol d’un de ces éléments n’est donc plus censé être un problème. C’est le prestataire de service Cloud qui prend en charge tout l’aspect sécurité de l’infrastructure.


Le cloud privé rassure plus les entreprises quant à sa sécurité, mais la mise en oeuvre de cette solution coûte plus chére et fait perdre en scalabilité (mise à l’échelle) par rapport au cloud traditionnel.

La solution de Cloud privé semble donc plus adaptée aux grandes entreprises. En effet, les données restent en possession de l’entreprise, ce qui est critique pour des données sensibles. Cependant, l’entreprise doit alors investir dans du matériel et de la maintenance. Pour plus d’informations sur le cloud privé, vous pouvez lire notre précédent article sur l’aspect technique du cloud computing.

Les grandes entreprises ont effet bien compris tout l’intérêt du cloud computing. De récentes études (voir sources) montrent en effet que 80 % des grandes entreprises (+ 1000 employés) utilisent à ce jour une solution de cloud computing avec une moyenne de 6 services par entreprises. Les PME, malgré tous les avantages qu’elles peuvent en retirer, sont assez réticentes à l’idée de confier la gestion de leurs données à des entreprises tierces. Cependant, le nombre de PME qui envisage la mise en oeuvre de type de solutions est en constante augmentation.


Sources:

http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/cloud-computing-pme.html

http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/high-tech-medias/informatiques/221141348/cloud-computing-nuages-plus-reels-jamai

http://fr.locita.com/actualite/80-des-grandes-entreprises-utilisent-le-cloud-computing/
http://www.indexel.net/actualites/cloud-computing-les-reticences-des-entreprises-francaises-3099.html
http://www.marketing-professionnel.fr/tribune-libre/cloud-computing-outil-competitivite-entreprises.html

Le Cloud, déjà à la portée de tous

Le Cloud Computing s’est imposé naturellement auprès du grand public par ses offres simples et innovantes : pouvoir accéder à ses informations où que l’on soit, à condition de disposer d’une connexion internet la plupart du temps sans se soucier du stockage des données. Les offres ainsi proposées sont principalement du type SaaS puisqu’elles ne nécessitent aucunes connaissances particulières à part l’utilisation d’internet.

Le Cloud Computing, tout le monde l’utilise en fait déjà, et depuis plusieurs années, sans le savoir. En effet, si l’on se réfère à la définition simplifiée rappelée précédemment, les webmails sont tout simplement des offres cloud computing pour stocker des mails. Que ceux-ci soient stockés à Paris ou New York, cela n’intéresse pas l’utilisateur, qui veut simplement pouvoir y accéder n’importe où depuis internet.

Au-delà du stockage de mails, d’autres offres sont apparues par la suite. Bien entendu nous ne pouvons pas toutes les étudier, nous ne nous occuperons donc que des services les plus connus et utilisés dans leurs catégories. Nous distinguerons les offres de stockages générales telles que DropBox ou SkyDrive des éditeurs en lignes telles que Google Docs ou Office Online. Nous nous intéresserons aussi à Chrome OS qui pousse encore plus loin le principe de Cloud Computing en offrant une plateforme entièrement dématérialisée passant entièrement par internet.

Stocker ses données en lignes : le succès de DropBox

logo de Dropbox

Logo de Dropbox

Dropbox est un service de stockage et de partage de fichier en ligne, crée en 2007, qui reprend les grands principes du Cloud. Les raisons du succès de ce service sont, entre autres, sa grande facilité d’utilisation (pas de connaissances préalable nécessaires), le fait qu’il propose un client multiplateforme (Mac, Windows, Mobile, Web) et bien-sûr la mise à disposition d’une version gratuite du service (96% des utilisateurs de Dropbbox utilise le service dans sa version gratuite). Au fil de son développement Dropbox a enrichi ses fonctionnalités : historique des versions via l’interface web (30 jours pour la version gratuite), récupération des fichiers supprimés, ainsi que d’autres fonctionnalités réservées à la version payante du service.

Il faut également savoir que pour le stockage des données, Dropbox s’appuie sur  le service Amazon S3. D’autre part, bien que très apprécié de ces utilisateurs, le service mis à disposition par Dropbox a aussi subi un certain nombre de critiques notamment concernant la sécurité et la confidentialité des données stockées ainsi que les termes d’utilisation du service. Le service ne s’est d’ailleurs pas montré infaillible puisqu’en Juin 2011, il a été possible d’accéder à tous les comptes utilisateur Dropbox sans mot de passe pendant une durée de 4 heures avant que le problème soit résolu.  A l’heure actuelle, on estime que Dropbox représente pas moins de 10% des parts de marché des clients de stockage en ligne malgré une concurrence forte et toujours en développement sur ce même créneau (SkyDrive, Ubuntu One, Cloud Me, Box.net, Files AnyWhere…).

Documents collaboratifs

Logo de Google Apps

Logo de Google Apps

Avec l’interconnexion croissante des machines entre elles grâce aux développements des offres d’accès aux réseaux de données s’est développé un nouvel aspect du Cloud qu’est le travail collaboratif en ligne. Ce type de service permet, en plus de stocker une ressource dans le nuage, de l’éditer en ligne et le cas-échéant à plusieurs utlisateurs. Une interface d’édition est donc en général inclus avec ce service Cloud, on peut donc parler de SaaS (Software as a Service) puisqu’on met à disposition de l’utilisateur un ensemble de fonctionnalités finales auquel on rajoute la dimension collaborative.

Google Documents est très certainement l’exemple le plus connu et le plus utilisé en la matière (cet article a été rédigé en utilisant ce service) mais on peut également citer à titre  d’exemple Prezi (logiciel de présentation en ligne), Microsoft Office 365 qui entend concurrencer les Google Apps en proposant l’utilisation online de sa suite logiciel, XWiki (logiciel de collaboration destiné aux entreprises) ou encore OrionHub (Cloud collaboratif pour le développement Web)…

Il y a fort à parier que bon nombre d’acteurs de l’édition logicielle orienteront leur activité vers le SaaS collaboratif dans un futur proche car il s’agit d’un modèle économique qui satisfait bien les besoins des entreprises consommatrices de tels services. Les avantages pour elles sont multiples:

  • Flexibilté

  • Réduction de coûts

  • Gain de temps

Pour les utilisateurs particuliers qui sont amenés à travailler en groupe (étudiants, chercheurs…), il s’agit d’une évolution positive dans la mesure où le Cloud collaboratif permet pour eux aussi d’accélérer drastiquement le partage de contenu sans avoir à se soucier des problématiques quotidienne de l’informatique.

Chrome OS, le futur déjà à portée de main ?

Google nous propose d’aller encore plus loin avec son nouvel OS, Chrome OS. Celui-ci envoie l’utilisateur surfer dans les nuages en proposant comme unique interface un navigateur et tous les avantages du cloud computing : simplicité, rapidité et sécurité.

Pour le premier point, la simplicité, il n’y a plus d’applications à télécharger, plus de maintenance du système à gérer, tout passe par internet. Par exemple, vous téléchargez un document texte, Chrome Os le détecte et ouvre automatiquement l’application web associée, que ce soit Google Docs ou Office Online pour le lire. L’utilisateur n’est limité que par ce qu’offre internet, et donc a accès à des possiblités infinies.

La rapidité est aussi un atout majeur de Chrome OS. En effet, sa simplicité lui permet de ne lancer que l’essentiel, à savoir un navigateur et une connexion internet. Il en résulte qu’en moins de 10 secondes, le ChromeBook est allumé et prêt à être utilisé.

Capture d’écran de Chrome OS, tirée de Wikipedia

Enfin la sécurité est aussi un des points mis en avant par Google. En effet, votre ordinateur n’est plus qu’un terminal. Vos données ne sont plus stockées dessus. Votre ordinateur a cramé ? Il s’est fait volé ? Tout est dans le Cloud, vous n’avez rien perdu et vos données ne peuvent être récupérées par le biais de votre ordinateur. La sécurité intrinsèque au cloud computing sera traitée dans un autre article, mais proposer une offre Cloud Computing suppose que l’entreprise met tout en son poouvoir pour protéger aux mieux les données utilisateur. Un autre point à noter est que chaque onglet est indépendant des autres. Ainsi, le fait qu’un onglet plante ne fait pas planter le navigateur, ce qui équivaudrait à faire planter l’ordinateur.

Chrome OS ne sera par contre disponible que préinstallé sur des notebook (appelés ChromeBooks) dont le hardware aura été validé par Google pour optimiser au mieux l’utilisation. Il est donc regrettable de ne pouvoir installer cet OS sur n’importe quelle machine mais cela apporte une sécurité supplémentaire au niveau de la qualité.

Chrome OS est-il cependant le futur de nos ordinateurs ? Celui des NoteBook certainement, mais des ordinateurs, même portables certainement pas. En effet, le gros inconvénient est la puissance. Il n’est ainsi pas prévu pour jouer au dernier Battlefield ou pour faire du montage vidéo. Au début conçu uniquement pour être utilisé en mode connecté, Chrome OS permettra aussi une utilisation hors-ligne avec un gestionnaire de fichiers. Pour plus d’informations sur Chrome OS, vous pouvez consulter les articles présents dans les sources. Il existe aussi d’autres OS basés sur le Cloud Computing comme Jolicloud qui lui peut s’installer sur n’importe quel oridnateur, mais Chrome OS, soutenu par Google en est évidemment la référence.

En conclusion, on peut dire en tant qu’utilisateur particulier que le cloud computing a révolutionné notre façon de travailler et de partager sur internet. Il n’en est pourtant qu’à ses débuts, comme le montre Chrome OS qui vient à peine de sortir, où le lancement récent de Office Online.

Sources :

Le Cloud : l’aspect technique

Dans ce deuxième article de veille technologique sur le cloud computing, nous allons vous présenter ses aspects techniques. Pour cela, nous vous présenterons les différents types d’offres composants le cloud computing, puis nous étudierons plus en détail la virtualisation. Nous verrons ensuite quelles sont les infrastructures utilisées et nous finirons en expliquant les différences entre le cloud computing et le grid computing.

Les différents types d’offre

Le Cloud se décompose en  trois types d’offres différentes:

  • Le Iaas : Infrastructure as a service

  • Paas : Platform as a service

  • Saas : Software as a service

Le Cloud de type Iaas, consiste en la mise à disposition de ressources matérielles (à la fois stockage et puissance de calcul). L’Iaas représente environ 50% du marché du Cloud à l’heure actuelle. Les entreprises sont de plus en plus consommatrices de service de type Iaas notamment en leur qualité de fournisseur d’espace de stockage et sauvegarde à distance. On peut citer l’offre http://aws.amazon.com/fr/ec2/.

Le Cloud de type Paas, en plus de fournir les services de l’IaaS, comprend la mise à disposition d’une plateforme d’exécution pour les logiciels. Les plateformes de type LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP) sont les plus utilisées à l’heure actuelle. La facturation des services fournis par le Paas est fonction de l’utilisation qui en est faite (exemple: temps de CPU consommé, stockage consommé, bande passante consommé). Le PaaS est très utilisé dans le marché mobile et le web social. Un autre exemple de Paas est le S3  (Simple Storage Service) d’Amazon.

Le Cloud de type SaaS consiste à mettre à disposition une application à destination de l’utilisateur final. L’utilisateur ne peut agir dans ce cas là que sur l’application (la plupart des services en ligne de Google tels que par exemple Google Docs, Documents, Agenda ou encore Gmail). Les services liés au SaaS sont aujourd’hui pour la plupart orientés Web puisque la seule constante coté utilisateur est le navigateur.

source: Nicolas Hennion, introduction aux technologies cloud

La virtualisation

Le principal concept technologique sur lequel repose le Cloud Computing est la virtualisation. Elle consiste à créer une entité virtuelle (par opposition à véritable) d’un système informatique qui peut par exemple être une plateforme hardware, un système d’exploitation, un appareil de stockage ou une ressource réseau. Dans le cas du Cloud computing, la virtualisation est utilisée pour faire fonctionner un ou plusieurs systèmes d’exploitation, sur un serveur au lieu d’en installer un seul par machine.

L’avantage de la virtualisation est qu’un serveur qui opère plusieurs systèmes d’exploitation virtuelle dans un système Cloud peut-être utilisé pour exécuter plusieurs applications qui, en temps normal, ne sont pas faites pour cohabiter. Il en découle donc des économies à plusieurs niveaux: moins de serveurs implique moins de maintenance, moins d’unités à refroidir, moins de courant consommé, moins de surface de bureau utilisée, moins de surveillance, moins de support.

D’autre part, la virtualisation apporte beaucoup de flexibilité puisqu’une fois qu’une machine virtuelle est créée, on peut la déployer facilement sur une autre machine physique. On peut alors si on dispose d’un parc de machines physiques tendre vers une utilisation optimale des ressources en répartissant les machines virtuelles en fonction des charges. Ces facteurs permettent également de réduire les coûts.

En dernier lieu, la virtualisation permet d’allouer dynamiquement la puissance de calcul en fonction des besoins des applications d’où la grande “scalabilité” (mise à l’échelle) du Cloud.

Technologie employée pour les serveurs: Virtualisation XEN, KVM(permettant de s’adapter à la demande dynamiquement).

Technologies employées liées au stockage: SAN, NAS

Les différentes architectures de Cloud

En fonction des besoins, et principalement de la sensibilité des données, le cloud peut prendre plusieurs formes. On parle ainsi de cloud privé, public et hybride.

On parle de cloud privé lorsqu’une entreprise possède ses propres serveurs, lesquels sont utilisés avec les technologies du cloud pour permettre leur utilisation à la demande. Le cloud public quant à lui est celui principalement utilisé : les serveurs sont possédés par des entreprises les mettant à disposition des utilisateurs qui n’ont pas à se soucier de cet aspect. Le cloud hybride est un mélange des deux : une entreprise peut par exemple utiliser un service de cloud public qui utilisera des données stockées dans son cloud privé.

Cependant, peut-on vraiment parler de cloud pour le cloud privé ? En effet, un des principes du cloud computing est que l’utilisateur s’affranchit du côté physique, que cela soit pour l’infrastructure, la plate-forme ou l’application en elle-même. Le cloud computing peut être vu comme le réseau électrique : on s’y branche pour recevoir de l’électricité mais on ne s’intéresse pas à la façon dont elle est produite ni cheminée. On paye simplement à la consommation. Le cloud privé pourrait plutôt être vu comme un cloud public à seul destination de l’entreprise. Tout comme la possession de son propre réseau électrique est concevable pour des questions d’indépendance énergétique, la possession de son propre cloud est au final tout à fait plausible.

source : http://www.datacenterknowledge.com/archives/2009/11/04/inside-a-cloud-computing-data-center/

Les clouds reposent principalement sur l’utilisation de datacenters. Les datacenters sont des lieux où sont stockés de très nombreuses ressources physiques, le plus souvent des serveurs, comme présenté sur la photo ci-dessus. Ces lieux sont très protégés et tout y est surveillés de la poussière présente à la température. Ils doivent aussi posséder une excellente connexion réseau interne comme externe pour optimiser le service rendu. Ces data-centers posent cependant des problèmes écologiques puisque environ la moitié de la puissance électrique utilisée sert en réalité à refroidir les salles de stockage.

Proche du cloud : le grid computing

Le cloud computing est parfois considéré comme une évolution du grid computing, auquel on ajoute la notion de service à la demande. Il ne faut cependant pas confondre les deux. Nous allons donc vous présenter rapidement le grid computing et expliquer en quoi il diffère du cloud computing.

Le grid computing est basé, comme le cloud computing, sur un ensemble de ressources informatiques (matérielles et logicielles) qui peuvent être séparés géographiquement et qui forment un réseau. Ces ressources, qui peuvent être des serveurs, des ordinateurs personnels ou encore des clusters, vont être utilisées ensemble pour ne former qu’une seule entité. Le grid computing reprend aussi les notions d’optimisation des ressources.

La différence avec le cloud computing vient en réalité de son utilisation. Le grid computing est utilisé pour réaliser une seule grosse tâche, réparties sur les différentes ressources qu’elle possède, alors que le cloud computing utilise ses ressources pour réaliser de nombreuses petites tâches.

Le grid computing est donc surtout utilisé en recherche. Un exemple connus est le programme SETI@home dont le but est d’utiliser la puissance inutilisée des ordinateurs personnels des personnes volontaires pour un projet de recherche de vie extra-terrestre.

Nous avons donc vu dans cet article l’aspect technique du cloud computing. Dans les prochains articles, nous nous intéresserons plus à son utilisation.

Sources :

http://www.eco-info.org/spip.php?article132

http://bilancarbone.blog.lemonde.fr/2010/03/30/les-serveurs-informatiques-tres-tres-gourmands-en-energie/

http://www.haute-disponibilite.net/2008/07/15/difference-entre-grid-et-cloud-computing/

http://www.enterprisestorageforum.com/outsourcing/features/article.php/3859956/Grid-Computing-and-the-Future-of-Cloud-Computing.htm

http://blog.eukhost.com/webhosting/cloud-computing-vs-grid-computing/

http://blog.rightscale.com/2008/07/07/cloud-computing-vs-grid-computing/

Et Wikipedia.

Le Cloud, c’est quoi ?

S’il est un concept dont on entend de plus en plus parler ces deux dernières années dans le secteur de l’informatique, il s’agit bien du Cloud. Cette “technologie”, dans laquelle quasiment tous les grands majors de l’internet (IBM, Microsoft, Amazon…) ont investi massivement, s’est démocratisée auprès du grand public à grand renfort de campagnes marketing.


Graphique du volume de recherche du mot “Cloud” dans google

Toutefois, pour la majorité des internautes, qui utilisent peut-être au quotidien et sans le savoir des services dans le nuage, les technologies mises en œuvre par le Cloud restent pour eux obscures.

C’est le but de cette présentation sur le Cloud que d’éclaircir les différentes définitions auxquelles peut répondre ce terme.

    De nombreuses définitions

    Le Cloud n’est pas un concept simple à définir. C’est pour cela que chacun possède sa propre définition. Nous allons en présenter quelques unes pour en avoir une approche plus globale et voir les différents aspects qui en ressortent.

Le cloud computing, informatique en nuage ou infonuagique est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste client de l’utilisateur.

tirée du site Wikipedia

Déploiement industrialisé de ressources informatiques standardisées sous formes de services à la demande accessibles via internet ou intranet.

tirée de la conférence sur le Cloud d’IBM le 12/10/2011 à Centrale Nantes

Le cloud computing, ou informatique dans les nuages ( ou en nuages ) est un concept d’organisation informatique qui place Internet au coeur de l’activité desentreprises. Il permet d’utiliser des ressources matérielles distantes ( serveurs, ordinateurs… ) pour créer des services accessibles en ligne.

tirée du site generation nouvelles technologies (gnt)

La première définition explique assez bien le principe global du Cloud Computing. Les notions importantes pour définir le Cloud Computing sont :

  • - il s’agit d’un concept et non d’une technologie
  • - l’externalisation de ressources informatiques
  • - l’usage d’un réseau (internet ou intranet)
  • - le service à la demande

En regroupant toutes ces définitions, on pourrait donc arriver à la suivante :

Le cloud computing est un concept d’organisation informatique qui permet d’utiliser des ressources matérielles distantes (serveurs, ordinateurs…) via internet ou un intranet pour fournir des services à la demande à l’utilisateur.

Le Cloud, une histoire récente…

L’histoire du Cloud commence dans les années 2000, même si les principes et technologie sur lesquels il repose existaient déjà avant. A ce moment là (on ne parle bien évidemment pas encore de Cloud), on commence à voir apparaître un nouveau type de service sur internet avec les messageries et les outils collaboratifs en ligne. Ces applications et services auxquels l’utilisateur accède via une connexion internet et qui stockent les informations sur un serveur distant posent la première pierre du développement des technologies liées au nuage.

Quelques années et études de marché plus tard, suivront le développement des offres de services Cloud destinées aux entreprises. Aujourd’hui, les majors d’internet ont investi massivement dans le secteur du Cloud et notamment dans des datacenters géants aux quatre coins du monde.
Ces investissement collossaux sont justifiés par les perspectives d’avenir assez réjouissantes du Cloud, certaines études de marché laissant penser que le taux d’utilisation par les entreprises de services Cloud pourrait très fortement augmenter dans les années à venir.

Notre plan d’attaque

Voici maintenant les différents thèmes que nous allons aborder pour mieux définir ce qu’est le Cloud Computing et pouvoir répondre à notre problématique : Le Cloud, piège marketing ou invention utile?

1. Le Cloud, l’aspect technique

Après cette rapide introduction du Cloud Computing, nous présenterons plus en détail les principes sur lequel il repose. Il y a en effet plusieurs types d’offres (Paas, Saas…) répondant à différentes demandes. Nous verrons ensuite quels principes techniques sont utilisés, et notamment la virtualisation.

2. Le Cloud, déjà à la portée de tous

    En moins d’un an, le Cloud s’est développé auprès du grand public avec des solutions adoptées massivement comme DropBox, les Googles Apps (Google Docs par exemple) ou encore la tentative de Google avec Chrome Os pour les NetBooks.

3. Le Cloud, une réponse adaptée au besoin des PME ?

    Le Cloud n’intéresse pas seulement le grand public. Les entreprises s’y intéressent aussi de près. Quelles peuvent êtres les avantages du Cloud en termes économiques ? Est-ce une solution pérenne ?

4. Les limites du Cloud

    Le Cloud a cependant ses propres limites. Nous verrons qu’elles ne sont pas négligeables, notamment en terme de sécurité et de dépendance.

5. Quelles perspectives pour le Cloud ?

Que le Cloud soit un piège marketing ou une véritable innovation, il ouvre malgré tout de nouvelles perspectives dans de nombreux domaines.

Sujet encadré par Myriam Servières

Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing
http://www.clubic.com/linux-os/chrome/article-429724-1-chromebook.html
http://www.generation-nt.com/tutoriel-definition-cloud-computing-informatique-reseau-nuage-article-727161-0.html