Les paiements virtuels

Nous vous avions parlé dans notre dernier article de la législation autour de la monnaie virtuelle, nous tenterons dans celui-ci de mieux comprendre toutes les possibilités offertes par les transactions de E-Money.

Vous comprendrez ainsi aisément pourquoi tout ceci intrigue et inquiète à la fois les principaux acteurs des transactions monétaires : Les banques !

D’ailleurs à ce proposer, avez-vous vu la dernière pub télévisuel de la BNP associée avec Orange ? On vous l’avait dit, les nouvelles possibilités offertes en matière de paiement arrivent !

La BNP avait déjà lancé le mouvement il y a plus d’un an : Vidéo

 

Bien qu’il est difficile de faire adopter des « reflexes physiques » (le paiement par mobile), il faut admettre que pour le « monde virtuel », c’est presque sans limite. Pas de geste à adopter : au contraire, tout est bien plus simple et intuitif ! Il vous suffit par exemple de cliquer sur le bouton vert « Acheter » à droite de l’icône d’une application de l’AppStore pour pouvoir perdre une journée entière en vous acharnant sur votre nouveau jeu mobile chronophage et addictif (Triple Town).

 

Vous aussi !

Vous êtes probablement vous aussi déjà détenteur de monnaie virtuelle dans une de vos poches. Pour cela, il vous suffit de posséder un compte virtuel, autre que votre compte bancaire, duquel vous pouvez récupérer l’argent sur un support plus classique (votre compte bancaire dans la majeure partie des cas). C’est par exemple le cas de BlaBlaCar (anciennement covoiturage.fr) qui propose (impose) désormais le paiement virtuel : votre argent est stocké sur un compte en ligne en attendant son virement. Un sacré pas en avant qui permet au passage à la société de gagner une marge généreuse sur les transactions entre particuliers qui se pratiquaient autrefois quasi systématiquement à l’aide de la monnaie fiduciaire.

 

Bon, et concrètement, elle vient d’où la monnaie virtuelle ?

Pour vous parler plus en avant de ces possibilités et de leur fonctionnement, voici expliquée en détails la solution d’un des acteurs développant une API de paiement : Leetchi avec son API Wallet Services.

Spécialisé à l’origine dans la gestion de cagnotte d’argent pour les particuliers, permettant notamment de collecter l’argent d’un cadeau d’anniversaire, de mariage ou autre, Leetchi empruntait (et emprunte encore à l’heure actuel) les services d’un autre acteur, qui lui possède l’agrément nécessaire pour émettre cette monnaie et détenir l’argent des tiers (Tunz, intermédiaire bancaire belge). Aujourd’hui, Leetchi compte développer son activité BtoB en développant son API, Leetchi Wallet services, permettant à des acteurs d’utiliser un système de monnaie virtuelle.

Selon Alexandre Boucherot, directeur du site de Crowfunding Ulule interviewé par nous-mêmes lors du dernier Web2Day à Nantes, ce service, bien que coûteux, est bien pratique ! Cela permet de ne pas avoir à se préoccuper des fortes contraintes techniques et légales liées à la monnaie virtuelle. Ulule utilise donc désormais une monnaie virtuelle, générée par l’intermédiaire de Leetchi.

Mais comment cela fonctionne-t-il ?

Puisqu’un bon schéma vaut souvent mieux qu’un long discours, nous avons réalisé le croquis suivant :

Il est donc bien sûr possible de créditer son compte, notamment en utilisant une simple carte bancaire. Retirer cet argent, par virement, est aussi évidemment réalisable.
Intéressons-nous maintenant plus en détails aux transactions entre E-Wallets : si vous connaissez le principe de crowdfunding, vous devriez savoir qu’une cagnotte pour financer un projet se constitue. Si un montant minimum propre au projet est atteint dans la cagnotte, ce projet est financé, sinon les participants sont remboursés… pourtant à aucun moment un E-Wallet “cagnotte” n’est créé, comme on pourrait le penser au premier abord. Une cagnotte représente en fait une mutualisation d’argent bloqué sur plusieurs E-wallets appartenant à des utilisateurs réels.

Même si l’argent d’un utilisateur est simplement bloqué mais toujours présent sur son E-Wallet, rien n’empêche le site internet de faire apparaître uniquement le montant disponible et de l’instituer comme le solde du compte.

Du coup, si le projet est financé, où va l’argent bloqué ? Et bien tout simplement sur le compte E-Wallet du porteur de projet ! En réalité, c’est un tout petit peu plus compliqué que ça, puisque vous comprendrez qu’Ulule doit bien se rémunérer !

Il est également à noter que l’émetteur de monnaie virtuelle se rémunère également : Pour chacune des transactions (émission, transfert, retrait) une commission fixe et/ou variable devra être réglée par le site utilisant la monnaie. Cette commission est uniquement calculée à chaque transaction est fait l’objet d’une facturation “à part”, bien réelle…et mensuelle pour le cas de Leetchi.

 

Et donc du coup on peut payer avec la monnaie virtuelle ?

Oui… mais là où c’est permis ! De la même façon qu’il vous sera difficile de payer votre chargeur Apple avec des Euros à NY, il ne vous sera possible de dépenser votre monnaie virtuelle que là où est elle acceptée.
C’est donc l’émetteur de monnaie virtuelle qui doit se charger de rendre possible les paiements qu’il veut permettre de réaliser. Certaines sociétés se sont même spécialisées dans les paiements virtuels. Nous en retiendrons ici deux : la première se base sur le paiement par CB dont sont équipés la majorité des sites marchands sur Internet.

L’idée est de convertir un paiement par monnaie virtuelle en un “pseudo” paiement par carte bancaire… Encore une fois c’est surement plus clair en images !

L’autre société dont nous souhaitons vous parler s’appelle Monext.

Cette société vient de passer un accord avec Leetchi pour permettre le paiement (à l’aide de la monnaie Leetchi) sur tous les sites intégrant la solution de paiement Payline développée par Monext !

Là est tout le nerf de la guerre ! Car plus les E-Money permettront d’interactions, plus les banques et leurs solutions “classiques” seront concurrencées ! On comprend mieux toute l’agitation autour de la DME2 et de la DSP (Directive sur les Solutions de Paiement). Bref, nous vous promettons que la “paiement” sera désormais un marché très concurrentiel !

(La DSP permet “l’overcharging”, coût supplémentaire lors du paiement selon le moyen de paiement utilisé)

 

 

 

 

Portefeuilles électroniques, législation et usages

Après un premier billet offrant un tour d’horizon complet sur les différents types de monnaies électroniques en circulation sur le web, nous allons maintenant nous intéresser à la e-money et à l’utilisation qui est faite de ces substituts de comptes bancaires appelés e-wallet !

Nous passerons donc sur les deux directives de monnaie électronique DME1, et DME2, nous nous intéresserons ensuite aux transactions permises sur ces fameux e-wallet, et enfin passerons en revue les différents organismes qui émettent cette monnaie.

Les Directives Monnaies Electroniques

En 2000 avec la parution de ce que nous appellerons la première Directive Monnaie Electronique était entré dans les mœurs le mot « monnaie électronique » pour qualifier les échanges de gré à gré qui se faisaient par l’intermédiaire de plateformes web jouant le rôle d’agent tripartite. En 2009, après plus de 8 ans de non-compréhension entre les prestataires et les autorités financière, est né la DME2 : La monnaie électronique constitue « une valeur monétaire qui est stockée sous forme électronique, y compris magnétique, représentant une créance sur l’émetteur, qui est émise contre la remise de fonds aux fins d’opérations de paiement et qui est acceptée par une personne physique autre que l’émetteur de monnaie électronique » JO UE, 16/09/2009.

Cette définition regroupe un large panel de produits tels que les  cartes prépayées, les portefeuilles de monnaie électronique et autres crédits diffusés sur les sites web créant pour leur services une monnaie à la fois virtuelle et fongible !

L’emploi de la monnaie électronique avait dans un premier temps une portée limitée dans la mesure où l’émetteur et le récepteur des fonds devaient tous deux être listés chez le prestataire de monnaie virtuelle. Aujourd’hui avec la DME2, les choses ont changé et le fait de pouvoir retirer de l’argent de son e-wallet pour le créditer sur son compte bancaire (réel !) démultiplie le potentiel de cette technologie de façon incroyable! En effet, en considérant son propre compte bancaire comme une étape dans le processus d’allocation des fonds, il devient possible par la monnaie virtuelle de tout acheter : du crayon à l’avion en passant par des titres boursiers.
Ci-dessous les grandes modification associées à la DME2 :

  • La nouvelle définition de la monnaie électronique inclus explicitement les supports dits “magnétiques”. L’utilisation de cette terminologie laisse rêveur les prestataires qui se voient déjà proposer des cartes de crédit pour renforcer la légitimité des portefeuilles électroniques sur le marché des moyens de paiements.

L’avancée serait tout de même belle ! Imaginez que vous êtes un sportif et que votre sponsor officiel vous verse des fonds sur votre portefeuille électronique. Votre argent n’est plus bloqué, vous pouvez désormais le dépenser en magasin si vous le souhaitez ! Autant vous dire que par de tels procédés, les banques classiques se verront vite dépassées d’où leur réticence à laisser s’implanter ce genre de monnaie sur leur marché. Arrêt du 29/10/2009

Première CB liée à un e-wallet SUICA- Tokyo

  • Le capital minimum en fonds propres à détenir pour  émettre de la monnaie électronique est passée entre la DME (1) et la DME 2 de 1million d’euros à 350 milles euros !

Avec de tels chiffres et de telles perspectives, les émetteurs de monnaie électroniques pullulent sur le web…

  • Obligation pour le prestataire de garantir les fonds détenus. Pour cela il doit détenir à tout moment 20% de la somme transité par ses services et émettre en interne des obligations garantissant l’allocation des investissements réalisés par les utilisateurs du service proposé.

Les « e-wallet » et leur utilisation

Les « e-wallet »  permettent principalement de stocker de l’argent, d’émettre des paiements, des virements bancaires, et enfin de faire transiter des fonds entre deux e-wallet distincts. Pour ce faire, les processus de sécurité engagés sont pour le moins robustes ! Ceux qui se servent de ces technologies pour les intégrer à leur service ne détiennent pas l’argent de leurs utilisateurs. En effet, pour détenir l’argent d’un tiers il faut avoir plus de 350k€ de fonds propres et posséder une licence AMF, ou être légalement reconnu comme un établissement de crédit, ce qui n’est pas le cas de la majorité des sites utilisant ce genre de technologies…

Ainsi, si les prestataires de monnaie virtuelle possèdent les fonds en transition sur leurs systèmes ce n’est pas le cas de ceux qui s’en servent ! Bien qu’une interface web puisse donc simuler l’encours de votre e-wallet, les données ne sont pas stockées dans la SGBD du site qui les affiche. Au contraire ces données sont externalisées chez les prestataires de monnaie électronique qui garantissent à chaque instant la disponibilité de ces fonds.

Terminal de paiement électronique SUICA dans le metro de Tokyo

Pour la monnaie qui regroupe aujourd’hui plus de 2.3% des transactions non-cash en Europe (source), de nombreux organismes pullulent !

Les principaux ambassadeurs de ces technologies sont : Tunz, Bankizz, Limonetik, Leetchi, SlimPay, Suica (Super Urban Intelligent Card)

Ces derniers sont tous très ressemblant. Cependant, nous  noterons deux principales tendances, ceux qui fournissent leur API en marque blanche afin d’universaliser l’emploi de leur technologies, et ceux qui permettent uniquement le paiement depuis leur plateforme en ligne. D’une façon générale, grâce à l’apparition de la e-money,  de nouveaux modèles basés sur le commerce en ligne, les paiements de proximité, l’émission de valeurs acceptées au sein de réseaux franchisés ou le développement d’offres de fidélisation sont dès lors susceptibles d’émerger, stimulant l’innovation et la mise en concurrence de nouveaux modèles avec les moyens de paiements traditionnels.

On vous l’avait dit, les monnaies virtuelles s’implantent doucement sur le marché monétaire mondiale et drainant dans leurs sillage l’essence de la révolution des moyens de paiements
Restez avec nous pour les prochains articles, nous vous montrerons comment s’articulent les transactions dans les systèmes !

A bientôt

 

L’explosion des monnaies virtuelles !

Il existe un nombre de plus en plus important de monnaies virtuelles en transit. Mais qu’est-ce qu’une monnaie virtuelle ? Une monnaie virtuelle est un ensemble de « tokens », sans forme matérielle, qui possèdent une valeur d’échange contre des biens (réels), des services (réels ou virtuels) ou une monnaie réelle. Cette valeur d’échange possède cependant certaines contraintes liées à l’utilisation de la monnaie virtuelle en question : Cette utilisation est bien souvent limitée à un périmètre ou à un ensemble de contrepartie limitées et soumises à des processus d’utilisations définis par l’émetteur de cette monnaie. La génération même de cette monnaie peut être « virtuelle ».

Afin de s’attaquer de façon claire et pertinente au monde des monnaies virtuelles, il est intéressant de les repartir en plusieurs catégories.

  •   Les monnaies virtuelles visant à remplacer les moyens de paiements classiques et possédants des applications pratiques dans la vie de tous les jours
  •  Les monnaies virtuelles créées dans le cadre de jeux ou de Web services payants
  •  Les monnaies virtuelles utilisées par des sites Web innovants exigeant des processus de paiement et d’échanges nouveaux
  •  Les monnaies virtuelles à l’origine d’économies sous terraines

Les monnaies virtuelles de ces 4 catégories ne répondent pas aux mêmes besoins et ne sont généralement pas émises par le même type d’acteur. Leurs contraintes d’utilisation et la législation à laquelle elles obéissent (ou non) différent également totalement. Pour plus de clarté dans nos articles, nous appellerons les catégories précédentes de la façon suivante :

  •   Les monnaies bancaires virtuelles
  •   Les Web credits
  •   La E-Money
  •   La monnaie pirate

 

Notre groupe s’attachera à analyser les évolutions de ces 4 catégories de monnaies qui promettent d’être extrêmement palpitantes au cours des quelques prochaines années, voir au cours des prochains mois.
Chaque article se concentrera sur une des catégories de monnaie, puisque leurs enjeux technologiques et légaux nous semblent différent…pour le moment !

 

En introduction, nous pouvons résumer ces enjeux de la façon suivante :

  •   Les monnaies bancaires virtuelles sont émises par des organismes bancaires. Une des dernières en date : S-Monnaie développée par le Groupe BPCE. http://www.s-money.fr/

Nous suivrons notamment l’évolution de cette petite dernière. Les monnaies bancaires virtuelles permettent aux banques de proposer à leurs utilisateurs une valeur ajoutée, notamment dans l’utilisation de leurs appareils mobiles comme terminaux de paiement. L’usage de ces monnaies et donc davantage applicatif et permet de mettre en place de nouveaux moyens d’échanges et de paiements dans la vie de tous les jours. Nous suivrons les différentes techniques utilisées dans ces échanges (génération de QR Code, paiement avec un numéro de ligne téléphonique…)

 

  •  Les Web credits : Comme les facebook credits ! Oui ! Enfin non..plus maintenant ! Facebook a en effet dévalué sa monnaie virtuelle cet été ! Article

Pourquoi un géant du Web a mis un terme à l’une des monnaies ayant connue une des croissances les plus rapides ? Les Web credits sont en effet à l’origine de nouvelles activités Web, notamment dans leur utilisation dans des actions marketing 2.0. Pour ceux présents au Web2Day de Nantes le 1er Juin 2012 (ça date déjà…) vous vous rappelez peut-être de l’intervention de Dimitri Ducourtieux venu présenter les activités du cabinet « Ifeelgoods » qui s’était spécialisé dans l’usage de ces facebook credits comme vecteur principal de plusieurs actions marketing. Pour ceux qui n’étaient pas au Web2Day, petite séance de rattrapage.
Heureusement pour nos lecteurs, ces facebook credits ont été remplacés bien vite et on vous parlera notamment de la société TapJoy : http://www.tapjoy.com/ qui arrive à positionner « ses » applications dans le Top 10 de l’Apple Store en 1 clic !

 

  •  Que d’agitation autour de la E-Money ! Ca râle ca râle ! Forcément, ce nouveau type de monnaie au centre d’interactions nouvelles sur le Web fait jaser !

Qu’en pensent les banques ? Comment va évoluer la législation (DME 2) tellement floue à ce sujet en France ? On vous ferra un retour sur les commentaires des acteurs utilisant des monnaies virtuelles. De source non-officiel, Xavier Niel vient quand même de mettre il y a à peine six mois quelques M€ dans une start-up française dont l’objectif principal est de généraliser l’utilisation de E-Money sur des sites Web innovants. Alexandre Boucherot, un nantais fondateur du site de crowfunding français (Ulule.fr) nous fera probablement une petite interview. Nous prendrons aussi la température du côté de cette fameuse « start-up » et d’autres utilisateurs de la E-Money en France qui viennent d’ailleurs de publier un « manifeste » : On vous la dit, ça râle !

 

  •  Les monnaies pirates… un sujet plus que croustillant ! Que va-t-il donc arriver à BitCoin ? Pour les néophytes, BitCoin, apparemment créé par un mystérieux japonais inconnu, est une monnaie virtuelle dont l’usage est réservé à un nombre restreint d’utilisateurs de par sa difficulté d’accès et d’utilisation. Quelques tutos commencent à circuler…mais c’est pas simple !

Comment sont générés les bitcoins ? En laissant vos machines tournées pour qu’elles assurent le bon fonctionnement des échanges : Cela génère tout simplement des bitcoins supplémentaires.
Mais alors ça vaut rien ? Si…depuis que nous suivons cette monnaie, la valeur d’un bitcoin a été multipliée par 5 (en un an…on connait plus d’un financier qui aurait souhaité misé !). La multiplication du nombre de bitcoins a été intelligemment calculée pour limiter l’inflation provoquée… Vraiment intelligent ce petit Japonais mystère !
Mais que fait-on avec les bitcoins ? Les échanges garantissent l’anonymat de ceux utilisant les Bitcoins… Se créent alors des boutiques diverses sur Internet (elles sont bien cachées) sur lesquelles se vendent des jeux vidéo, des livres, des médicaments, toutes sortes de drogue, des armes…on pense même pouvoir trouver des enfants ! Bien sûr, n’oubliez pas de laisser votre avis dans la boutique après avoir reçu vos pilules de viagra, de toute façon vous pouvez émettre un avis défavorable si vous ne les recevez pas et vous n’êtes alors pas débités. Personne ne semble vouloir en parler : les autorités sont-elles déjà sur le coup ? Sont-elles complétement dépassées ? Ou préfèrent-elles essayer de garder confidentielles leurs secrets militaires ou défendre les intérêts des maisons d’éditions et de production ? Affaire à suivre.
Un des rares articles…

En espérant que la lecture de nos articles vous passionnera !