Le poids du Web social

Voici donc notre dernier article sur les API des réseaux sociaux. Comme promis, nous allons exposer dans la première partie de cet article les conditions d’utilisation de Facebook concernant l’utilisation des outils et API pour ensuite ouvrir sur une réflexion sur le web social.

CGU Facebook (Utilisation de facebook plateform)

Nous ne pouvions définitivement pas passer à côté des CGU de Facebook que plusieurs d’entre nous seront vraisemblablement amenés à étudier s’ils envisagent de travailler un jour dans le monde de l’entreprenariat et du web.

Ici, nous nous attacherons donc à décrire la partie concernant l’utilisation des outils et de l’API. En effet, décrire l’ensemble des CGU ne rentre pas dans le cadre de nos articles et d’autres site le font très bien, de manière assez complète comme clubic ou encore numerama.

 

Utilisation des données :

Ce qui nous intéresse ici, c’est la partie “Autre sites web et applications” qui parle plus spécifiquement de l’usage des informations transmises à des applications ou à des sites tiers.

 

Cas des applications :

Lors de votre première connexion à une application facebook, celle-ci demande à avoir accès à vos informations facebook afin de vous identifier. Lorsque vous validez, le réseau social va transmettre l’ensemble des “informations publiques” de votre profil ainsi que “la liste de vos amis”.

 Autant “la liste de vos amis” est un terme assez transparent (liste de toute les personnes que vous avez acceptées en tant qu’amis), autant les “informations publiques” semblent plus obscures. Plus en avant dans cette déclaration on en trouve la définition.

Il est décrit qu’elles contiennent au minimum :

  • votre nom
  • votre photo de profil
  • votre photo de couverture
  • vos réseaux
  • votre sexe
  • votre nom d’utilisateur
  • votre identifiant
  • toutes les autres informations non configurées comme privées (les précédentes étant nécessairement publiques)

Selon la manière dont vous aurez paramétré votre compte, elles auront accès à plus ou moins d’informations sur vous. Dans le cas où une application nécessiterait des droits d’accès plus importants à vos informations comme par exemple à vos photos, elle devra le demander explicitement et il vous revient d’accepter ou non.

 

En revanche, il est possible de désactiver l’accès par des applications à vos informations par l’intermédiaire de l’onglet “Application” du paramétrage de votre compte.

Tant que l’application n’a pas été désactivée, elle pourra avoir accès à vos informations, les mettre à jour et les stocker. Une fois celle-ci supprimée de votre compte, elle n’y a bien entendu plus accès, mais elle garde celles qu’elle a pu collectées sur vous. Il faudra donc personnellement contacter les éditeurs des applications afin de leurs demander de supprimer ces informations.

 

Cas des sites web :

Lorsque vous désirez vous identifier sur un site web via facebook, il existe deux moyens de procéder.

  • soit le site va vous proposer de vous identifier via les outils sécurisés fournis par le réseau social
  • soit celui-ci va utiliser l’adresse mail de votre compte pour le site en question, l’envoyer à facebook (de manière sécurisée) afin de pouvoir associer les deux comptes

Une fois l’authentification faite, le site aura accès aux mêmes informations que les applications.

La présence de facebook peut aussi se faire de manière plus discrète via des modules sociaux tels que des boutons, des cases ou encore des actualités (comme par exemple les boutons “J’aime” ou des champs de commentaires avec votre photo de profil). Le plus souvent ils fonctionnent exactement comme des applications et récoltent les mêmes informations. Mais de son côté, facebook va lui aussi collecter des informations sur le site ainsi que les interactions effectuées via le module social.

 

Déclaration des droits et des responsabilités : https://www.facebook.com/legal/terms

 Cette déclaration regroupe toutes les directives de bonne conduite sur le site et ses applications afin d’assurer une bonne expérience utilisateur.

 Le paragraphe 9 s’intéresse plus particulièrement aux développeurs utilisant les outils et API de facebook.

 Ce paragraphe précise la manière dont doit se comporter le développeur de l’application quant à l’utilisation des données reçues. Il y est précisé qu’il ne peut en aucun cas en faire usage en dehors de son application. Il ne peut en aucun cas les transmettre à un tiers, ni les revendre, ni les conserver après que l’utilisateur lui ait demandé de les supprimer. Afin de signifier clairement à l’utilisateur l’usage qui en sera fait, une politique de confidentialité des données doit être publiée.

Facebook oblige aussi à se conformer à sa politique envers les utilisateurs quant à la mise disposition d’un moyen simple de contacter ou encore de supprimer le lien entre l’application et le compte utilisateur.

Par ailleurs, le réseau social se donne certains droits comme celui de rendre la plateforme regroupant API et outils payante, de modifier l’application par ajout de publicités ou informations diverses, voire même de faire une application similaire à la vôtre…

 N’est décrite ici qu’une partie des conditions d’utilisation concernant les outils de développement car elles sont présentées à travers une dizaine de documents différents. Chaque terme important tel que les informations publiques ou la notion de “personnes de manière à ce qu’elles n’aient plus aucun lien avec vous” ne sont pas redéfinies explicitement mais des liens vers d’autres documents donnent des éléments de réponse et en font une quête intéressante.

 

Vous savez donc maintenant par où transitent vos données et ce qui peut leur arriver (en partie)… mais au final, pourquoi se logue-t-on avec Facebook ? Pourquoi retwittons nous une information ? Pourquoi les plateformes de musiques proposent de se connecter aux réseaux sociaux ? Pourquoi les e-boutiques vous invitent elles à commenter un produit acheter ?

Pour résumer, d’un point de vu développeur comme utilisateur, qu’est ce qui explique cette floraison des api sociales ?

L’un d’entre nous a travaillé durant son stage ingénieur dans l’agence Web Colorz, en tant que chef de projet et au cours des échanges avec les clients, les fonctionnalités sociales des sites étaient souvent abordées. En effet : Le web est passé d’un statut statique à un statut collaboratif, et avec ce web 2.0 c’est un web social qui s’est dessiné. Ce web social s’appuie en effet sur une demande de l’internaute qui souhaite plus de personnalisation et plus de recommandation des autres personnes comme lui.

 Ainsi, on peut voir dans les commentaires des boutiques en ligne un prémice de ces API sociales que des géants comme facebook ont proposé de généraliser en offrant aux créateurs de sites des possibilités d’interconnexions entre différentes plateformes et ce de façon simplifiée.

Intégrer une API social sur son site va en effet permettre à une boutique ou un blogueur de toucher une grande communauté de personnes, de mieux positionner et segmenter son offre grâce aux préférences des profils sur les réseaux sociaux, de fidéliser ses consommateurs en leur proposant de partager des articles ou d’y réagir et enfin de se promouvoir de manière indirecte par ce même partage.

C’est donc une stratégie à part entière, à faible coût et pensée pour cibler son public dans un web où les géants sociaux semblent s’intégrer à tout en dressant une nouvelle table de références des utilisateurs, véritable base de données (ou plutôt fichage de l’internaute) dans laquelle pourront venir piocher les services externes de manière réglementée (comme nous vous l’avons fait comprendre avec l’étude des CGU) et que l’utilisateur continue d’alimenter.

Ce Web social s’immisce ainsi dans notre réseau et même nos navigateurs, en atteste la socialAPI de firefox permettant de donner à notre navigateur une allure “facebook like” en rajoutant la barre latérale bien connue du réseau social où d’autres features liées au contenu des réseaux sociaux.

Il est donc important lors de la création d’un site de penser cette part de sociale comme un plus et une assurance de meilleure audience, si toutefois les réseaux sociaux ciblés sont les bons (professionnel, social, microblogage).

Aristote n’avait semble-t-il pas tort lorsqu’il décrivait l’homme comme “un animal social”. En tout cas, le développement du web semble bel et bien aller dans ce sens.

Nous reviendrons donc dans 2 semaines pour une synthèse sur ces quelques mois dans laquelle nous résumerons les points importants qui traduisent l’évolution de notre pensée vis à vis de cette découverte des API sociales ainsi que le plan de notre rapport.

Sources :

 

Auteurs : Nicolas DAVID & Sylvain PALOMINOS
Encadrant : Morgan MAGNIN
Licence Creative Commons

“Google m’a tuer” : synthèse et plan du rapport final

Synthèse

Tout au long du projet, nous nous sommes efforcés de mettre en évidence comment les services gratuits ont modifié la relation entre les éditeurs d’applications et leurs utilisateurs. En effet, dans le modèle payant, un client devait payer pour obtenir un accès à un logiciel, les droits des deux parties étaient alors définies clairement et engageaient les sociétés commercialisant les applications à respecter un certains cahier des charges. Dans le modèle gratuit, la relation est différente. Si la gratuité est souvent la principal raison qui pousse les internautes à utiliser un service web, ils oublient en général que l’éditeur n’est plus responsable face à l’utilisateur. Les conditions générales d’utilisation, bien souvent oubliés, sont rarement contraignantes pour les sociétés du web.

L’utilisateur devient parfois dépendant de l’application, et le choc peut être terrible lorsque celle-ci vient à être modifiée, ou que le gestionnaire de cette dernière décide de fermer le compte de l’internaute concerné. C’est ce qui est arrivé à Thomas Monopoly : après avoir migré tous les services dont il pouvait avoir besoin (boîtes mails, agenda, album photo,…), Google a décidé de fermer son compte sans raison apparente.

Le combat de Thomas Monopoly pour récupérer son compte illustre la relation asymétrique apparaissant avec le gratuit. Ce cas, appuyé par une étude sur les différents modèles économiques des sociétés délivrant des services gratuit, nous a permis de mieux comprendre comment l’utilisateur peut reprendre le pouvoir.

Rapport final

Après avoir rédigé, non sans plaisir, ces billets réguliers pour le blog de veille technologique, nous allons maintenant nous atteler à l’écriture de notre rapport final visant à synthétiser et mettre en forme la matière accumulée au cours du projet. Celui-ci aura le déroulement suivant :

  1. Thomas Monopoly : une introduction frontale au problème.
  2. Internaute et services gratuits : une relation complexe et asymétrique.
  3. Services gratuits et entreprise : un cas d’utilisation particulier et à déconseiller.
  4. Le gratuit : un modèle économique viable ?

Vers un monde gratuit ?

Pour faire suite à notre précédent article, où nous décrivions la modification des conditions d’utilisation des services de Google, nous tenions à vous informer que le Groupe des 29 – groupe composé notamment des 27 CNIL européennes – a demandé à l’entreprise de Mountain View de repousser la date de mise en application de ses nouvelles règles. En effet, celles-ci doivent entrer en application le 1er mars prochain, ce qui n’est pas du goût des CNIL, qui demandent plus de temps pour analyser les impacts de ce changement radical. Malgré ces recommandations, Google a refusé de reporter l’application de ses nouvelles CGU.

Nous allons maintenant nous intéresser aux modèles économiques des différents services gratuits disponibles sur internet. Les éditeurs de ces applications web arrivent en effet à en tirer un bénéfice, qui leur permet de laisser ce service gratuit. Cette gratuité étant à la base de l’addiction dont souffrent certains internautes, littéralement dépendants, par exemple, de leur webmail, de leur agenda ou de leur album photo gratuits, il nous a paru important d’essayer de comprendre comment des sociétés pouvaient tirer profit du gratuit.

Le gratuit comment est ce possible ?

Sur internet la plupart des services que nous utilisons sont gratuits, du moins en apparence, au point que nous ne nous questionnons même plus sur la viabilité de ceux-ci. Pourtant rentabiliser la gratuité n’est pas quelque chose d’évident et le modèle économique mis en place par ces firmes permet de comprendre de manière plus précise le fonctionnement des services gratuits et leurs limites.

Si les modèles économiques basés sur la gratuité ne sont pas exclusifs au web, par exemple les journaux gratuits tels 20 minutes, Metro, etc…, c’est bien sûr ce média que ceux-ci se sont développés le plus. Ainsi quatre principaux modèles économiques permettent de monétiser sur le web des services en apparence gratuits :

Le premier modèle est celui des subventions croisées, qui n’est pas tout  à fait nouveau, c’est par exemple celui utilisé pour la vente des rasoirs et des lames, le rasoir est vendu à un prix inférieur à son prix de revient, et le producteur réalise sa marge sur la vente des lames. Ainsi on a un modèle de “faux gratuit” ou pour pouvoir utiliser un service gratuit on a besoin d’une ressource qui elle est payante.
Le deuxième modèle est quant à lui celui du marché tripartite le service fournit à l’utilisateur est bien gratuit mais ce qui est monétisé c’est la possibilité de fournir un espace publicitaire pour un troisième acteur. C’est par exemple le modèle de la radio qui diffuse gratuitement mais qui est financé par la publicité. Par contre là où les services Web apportent une nouveauté c’est dans la possibilité de pouvoir cibler avec plus d’acuité ces dernières grâce à la récolte et au traitement massif des informations personnelles des utilisateurs. Par exemple l’ensemble des services Google, Facebook,…
Le troisième modèle est celui du “freemium”, dans celui-ci le fournisseur offre un service de base gratuit et permet aux utilisateurs d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires en souscrivant à un abonnement payant premium. Ainsi dans ce modèle les revenus du fournisseur du service sont assurés par une minorité des utilisateurs de celui-ci. Par exemple LinkedIn, MegaUpLoad(RIP), Flickr,…
Le quatrième et dernier modèle est celui très classique du don, les revenus sont assurés par les seuls dons. Par exemple Wikipedia,…Pour prendre un exemple concret Google utilise un mix entre le deuxième et le troisième modèle en effet il offre la possibilité de débloquer des fonctionnalités supplémentaires en s’acquittant d’un compte premium et base aussi son modèle économique sur la monétisation des informations personnelles des utilisateurs recueillies grâce aux services web et qui permettent de proposer des publicités ciblées et personnelles, ce qui intéresse grandement les annonceurs.

Ainsi Google récolte des informations tout au long de notre surf grâce à ses nombreux services gratuits qu’ils soient pour les particuliers ou les webmasters. Tout d’abord les informations personnelles de l’internaute sont récoltées en lisant et analysant les différents mails qu’il envoie ou reçoit grâce à sa boite Gmail. Ensuite Google mémorise aussi les différentes requêtes effectuées au travers de son moteur de recherche d’autant plus si l’utilisateur est connecté à son compte Google lorsqu’il les effectue. Mais la traque ne s’arrête pas là, car Google offre aussi des services gratuits pour les webmasters très répandus comme Google Analytics et qui envoient une requête HTTP aux serveurs de la firme à chaque clic sur une page. Google obtient de la sorte une masse impressionnante de données personnelles sur les internautes qu’il peut monétiser grâce à ces services de régie publicitaire que sont Google AdSense et Google AdWords.

Finalement on comprend que par un renversement de paradigme l’utilisateur du service gratuit est devenu le produit d’appel du fournisseur qui vend ses informations à prix d’or aux annonceurs publicitaires. On comprend d’autant mieux la relation asymétrique entre l’utilisateur et le fournisseur car la véritable relation client/fournisseur ne se trouve pas là où on le croit.

Conclusion

La distribution de services gratuits permet aujourd’hui à de nombreuses sociétés de prospérer : Google, Facebook, Twitter, pour ne citer que les sites les plus connus, sont utilisés quotidiennement par des millions d’internautes. Sans que cela ne soit le seul argument qui les ait faits choisir ces applications, tous ont été séduits par la gratuité d’accès. Mais combien d’entre eux se sont interrogés sur la nature réelle de leurs relations avec les éditeurs de ces sites ? L’absence de paiement instaure une relation asymétrique entre l’utilisateur et l’éditeur du service, ce dernier n’estimant pas avoir d’obligation contractuelle définissant clairement ses devoirs vis-à-vis de ses “clients”.
Combien de personnes prennent aussi le temps de lire les conditions générales d’utilisation avant d’adhérer à un service ? Celles-ci, en perpétuellement changement, définissent pourtant les droits dont disposent les éditeurs concernant les informations privées récoltées. Oublier de prendre en compte ses éléments, c’est s’exposer à un risque. Thomas Monopoly en avait fait les frais, et malheureusement il ne put s’appuyer sur la loi pour récupérer les données et les services qu’il avait perdus, et voir le préjudice subi réparé. Dans des cas similaires, seul reste la médiatisation des abus (comme dans le cas Monopoly ou dans l’affaire de la suppression des comptes dont le nom n’était pas correct), cette mauvaise publicité risquant de porter atteinte au modèle économique des éditeurs visés.

Sources :
Concernant l’affrontement entre la CNIL et Google :
http://www.zdnet.fr/actualites/confidentialite-google-a-impose-ses-nouvelles-regles-a-la-cnil-39768309.htm#xtor=123456
http://www.numerama.com/magazine/21514-vie-privee-google-interpelle-par-les-cnil-europeennes.html
http://www.01net.com/editorial/557220/confidentialite-google-reste-ferme-face-a-la-cnil/

Le modèle économique du gratuit :
http://www.cri.ensmp.fr/classement/doc/TH-Alexandre-Hayek.pdf
http://darmano.typepad.com/logic_emotion/2008/10/the-4-kinds-of.html
http://sebsauvage.net/rhaa/index.php?2011/09/28/17/14/02-le-grand-il

Comment modifier, voire supprimer, son identité numérique ?

Comme nous avons pu le voir à travers nos précédents articles, la composante numérique de notre identité est de plus en plus importante. En effet, que ce soit pour promouvoir une personne morale ou physique, il est nécessaire de maîtriser les informations relatives à notre identité circulant sur la toile. Or cette maîtrise passe par la modification voire la suppression d’informations déjà présentes.

Dans cet article, nous essaierons d’étudier les différentes possibilités pour supprimer et modifier son identité numérique.

1) Qui dit quoi sur moi ?

Une des premières étapes pour pouvoir modifier des informations relatives à son identité numérique est de détecter, quels que soient les sites, les informations indésirables. Pour cela la manière la plus simple est de réaliser une recherche Google. On peut se limiter aux résultats des trois premières pages. En effet, peu d’internautes vont au delà des trois premières pages de résultats.

Il peut également être recommandé de réaliser cette même recherche sur des moteurs différents tels que Yahoo Search ou Bing. En effet, ceux-ci peuvent faire apparaître des informations que Google ne présenterait que plus bas.

 

2)« Nettoyer » les informations négatives


-   Les réseaux sociaux

La première chose concernant les réseaux sociaux est de contrôler ses paramètres de sécurité. En effet, sur Facebook par exemple, on peut choisir de ne pas apparaître dans les paramètres de recherches via la configuration « Recherches ».

Pour plus de conseils pour la gestion de votre profil Facebook nous vous conseillons cet article.

Si vous souhaitez supprimer vos comptes le site Account Killer  propose de recenser les procédures pour les différents réseaux sociaux : Facebook, Skype, Msn, Gmail, Yahoo etc…

Notons que pour certains réseaux, il est impossible de supprimer le compte mais il est possible d’en supprimer le contenu (Skype, WordPress notamment). Par ailleurs, même après suppression d’un compte Facebook, les photos peuvent rester accessibles sur la Toile

-   Autres sites

Pour les autres sites, il vous faut réaliser une demande de rectification afin de modifier ou supprimer les données relatives à votre identité. Pour cela, vous devez pour chaque site trouver un contact  (souvent présent sur l’à-côté, dans les bas de pages ou bien caché) et expliquer que votre nom et prénom sont présents dans des pages HTML ou dans une base de données et demander qu’on retire les informations vous concernant en justifiant qu’elles nuisent à votre réputation ou votre vie privée (cf. modèle de lettre  proposé par la CNIL pour ce genre de requête). Si aucune réponse ne vous est fournie, renvoyez-la une deuxième fois en précisant les références légales présentes sur le site de la CNIL et plus précisément l’article 38 de la loi du 6 Janvier 1978.

A noter que selon la législation, le site dispose d’un délai de 2 mois pour traiter la requête.

Si vous obtenez un refus alors vous pourrez contacter directement la CNIL ou déposer une plainte en ligne.

Si vous n’avez pas de contact ou le mail est erroné, il faudra trouver le contact des responsables techniques et administratifs du nom de domaine utilisé par le site . On fait ça par un whois.

Quelques informations peuvent cependant rester présentes dans Google même si la page relative à ces informations n’existe pas. Vous pouvez alors demander à Google de nettoyer son index et son cache grâce à un outil de demande de suppression.

-   Les services d’agences

On peut observer que depuis quelques années l’émergence d’agences spécialisées dans la veille et la gestion des identités numériques. C’est le cas de la société californienne Reputation Defender qui pour 15 dollars par mois effectue une veille permanente et avertit ses clients lorsque leur nom ou photo apparaît sur un nouveau site.

En France, on commence également à trouver ce genre de service. C’est notamment le cas de la start-up Reputation Squad.

En Angleterre, Hington Klarsey, spécialisée dans la gestion de la “e-reputation”, réunit des informaticiens, des juristes et des gens de communication pour offrir des prestations haut de gamme haut de gamme réservées aux chefs d’entreprise, aux stars du show business et aux hommes politiques, car elles peuvent coûter des dizaines de milliers d’euros.

3)« Noyer » le contenu indésirable

Quand le “nettoyage” s’avère impossible, on peut avoir recours une autre technique, le “noyage” : on neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche.

Il s’agit de diffuser un contenu positif reflétant l’identité numérique que l’on souhaite avoir. Ce qui revient à se promouvoir grâce à différents blogs, sites, réseaux sociaux professionnels, création d’un site personnel… (cf. nos  articles précédents).

Vient enfin l’étape cruciale du référencement : les agences spécialisées dans la gestion d’identité possèdent des centaines de pages Web apparemment indépendantes, dont la fonction essentielle est de publier des liens en direction des sites dont on veut faire la promotion. Ceux-ci sont alors repérés en priorité par les algorithmes de Google.

4) Gérer ses traces

Enfin, la gestion de son identité numérique passe également par la gestion des traces que nous laissons sur Internet. Ainsi, chaque utilisateur peut empêcher la collecte de ses traces via le refus des cookies (dans les paramètres de sécurité de votre navigateur Internet). Pour davantage d’informations sur l’utilisation du web en restant caché nous vous conseillons les articles du blog de veille technologique de l’année dernière.

Dans cet article, nous avons essayé de vous apporter quelques astuces pour modifier ou supprimer votre identité numérique. Cependant, la problématique de la suppression ou modification du contenu nous concernant devient très problématique. En effet, des nouveaux logiciels de reconnaissance visuelle vont bientôt permettre de retrouver toutes les photos d’une personne sur Internet à partir d’une seule image de son visage. Les moteurs de recherche, qui ne scannent aujourd’hui qu’une partie des serveurs accessibles via Internet, s’enfoncent de plus en plus profondément dans les bases de données, et vont dénicher des documents jusque-là épargnés, notamment dans les réseaux sociaux et les archives à l’abandon.

Ainsi, la gestion au quotidien des informations que nous diffusons est désormais plus que nécessaire. Il est en effet moins difficile de contrôler ce que nous diffusons que de modifier ou supprimer une information déjà en circulation.

Sources :

http://eredigital.com/autres-reseaux-sociaux/account-killer-supprimez-vos-comptes-en-un-clique/

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/19/du-bon-usage-des-secretions-numeriques_1283128_651865.html#ens_id=1291020

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/01/25/bruxelles-veut-imposer-l-oubli-numerique_1634487_651865.html

http://www.jesuisvisiblesurleweb.fr/index.php?id=672

http://www.neuneu.org/?p=206

http://korben.info//10-conseils-pour-eviter-de-petits-ennuis-avec-sa-vie-privee-sur-facebook.html

http://korben.info//facebook-supprimer-son-compte.html

http://www.zdnet.fr/actualites/comment-effacer-ses-traces-sur-internet-selon-la-cnil-39759733.htm

http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/comment-effacer-des-informations-me-concernant-sur-un-moteur-de-recherche/#

http://www.jeunes.cnil.fr/fileadmin/documents/Jeunes/cnilmethodo10.pdf

http://www.cnil.fr/vos-libertes/vos-traces/

http://archives.lesechos.fr/archives/2009/LesEchos/20550-40-ECH.htm

“Google m’a tuer” : Réseaux sociaux et dictature des vrais noms

Il y a de cela six mois Google lançait en grande pompe son nouveau réseau social, Google+, bien décidé à tailler des croupières à Facebook après les échecs de Google Buzz et Google Wave.

Tu utilisera ton vrai nom sinon… suppression

Moins d’un mois après l’ouverture sur invitation dudit réseau au public une vague importante de suppression de comptes se produisit. Ainsi un grand nombre de personnes se retrouvèrent du jours au lendemain privées des cercles qu’elles étaient entrain de former, des articles qu’elles avaient écrits ou de tout autre matériel qu’elles auraient pu publier sur ce réseau naissant.La raison de ces suppressions massives de compte Google + (pour les plus chanceux, car certaines personnes se sont carrément vu désactiver leur compte Google) : la dictature des vrais noms. En effet l’inscription à un réseau social, que ce soit Facebook ou le géant de Mountain View, est conditionné par l’utilisation des son vrai patronyme :

“Les utilisateurs de Facebook donnent leur vrai nom et de vraies informations les concernant, et nous vous demandons de nous aider à ce que cela ne change pas.” -CGU Facebook

“13. User Profile Name
To help fight spam and prevent fake profiles, use the name your friends, family or co-workers usually call you. For example, if your full legal name is Charles Jones Jr. but you normally use Chuck Jones or Junior Jones, either of those would be acceptable.” -CGU Google+

Lors de la suspension de votre compte un message venez vous rappeler votre faute :

“After reviewing your profile, we determined the name you provided violates our Community Standards.”

 

Des enseignements à tirer de cette affaire ?

D’abord nous ne sommes pas tous égaux face à ses suppressions, en effet comme nous l’avions mis en lumière dans nos précédents articles la médiatisation est le principal levier pour contrebalancer le rapport de force avec les firmes mettant à disposition des services gratuit. Ainsi les comptes désactivés de personnes médiatiques se sont vu rapidement remis en ligne sous la pression des internautes par exemple le bloggeur français Korben ou bien la créatrice de Adafruit Industries, Limor Fried, aka ladyada.

Ensuite on peut se demander pourquoi la suppression de comptes Google+ à fait beaucoup plus de bruit que celles de comptes Facebook alors que les deux réseaux sociaux ont d’inscrit dans leurs CGU l’obligation d’utiliser son vrai nom. La différence de retentissement des suppression vient sûrement du caractère massif de celles-ci sur G+. En effet même si Facebook à déjà supprimer des comptes à cause du non respect de l’utilisation des vrais nom, le processus de suppression est resté “artisanal” et un grand nombre de comptes avec pseudonyme reste sur le réseau. Contrairement à Google qui à “industrialisé” le processus avec vraisemblablement l’utilisation de robots et un nombre massif de suppression. Cette industrialisation a de plus entraîné de nombreux effets de bords avec la suppression de comptes de personnes utilisant leur vrai nom.

Enfin on peut se demander si l’utilisation des vrais noms est souhaitable du point de vu de l’utilisateur. En effet Google+ justifie cette obligation par la lutte contre le Spam, donc pour le bien de ce dernier. Cependant lorsque Facebook supprime le compte d’un cyberactiviste chinois,  Jing Zhao a.k.a “Michael Anti” sur la toile, on peut se poser la question du bien fonder ce cette mesure. Dans la même idée un article très intéressant de Danah Boyd, chercheuse dans le domaine des médias sociaux à la Microsoft Research New England, met en lien la dictature des vrais noms avec une posture de classe, celle aisé et blanche, et la nécessité pour les classes marginales d’utiliser des pseudonymes.

Finalement on peut se demander quel est l’intérêt pour Google ou Facebook d’imposer l’utilisation des vrais noms. La réponse est peut être à trouver dans leur modèle économique ce que nous aborderons lors de notre prochain billet.

Les mécanismes de la personnalisation du web

Notre dernier article vous présentait le protocole de la petite expérience qui se déroule actuellement. Bien évidemment, d’ici quelques articles, vous pourrez découvrir les premiers résultats de cette étude. Afin de mieux appréhender ce qu’est réellement la personnalisation du web et comment elle va intervenir au sein de notre expérience, intéressons nous de plus près aux pratiques de personnalisation de deux géants du genre : Facebook et Google.

Edge Rank : l’algorithme Facebook

EdgeRank est l’algorithme de Facebook qui a pour fonction de déterminer dans quelle mesure les publications (Edges) de vos contacts seront affichées sur votre fil d’actualité (newsfeed).

Cet algorithme prend en compte deux composants principaux : la publication (Edge) par un contact et l’interaction liée à cette publication. Trois facteurs prédominants vont alors déterminer dans quelle mesure vos amis seront tenus au courant de votre activité :

  1. Le score d’affinité correspond à la quantité d’interactions en temps et en durée. Ce score est unidirectionnel, c’est-à-dire qu’on étudie la quantité d’interactions d’une personne par rapport à une autre dans un seul sens.
  2. Le poids des types de publication est une échelle d’évaluation déterminée par Facebook pour attribuer un certain score en fonction du format de publication. Les types de publications peuvent être des statuts texte, des partages de liens, de photos ou de vidéos, les “J’aime” (like). Il n’est pas impossible que l’algorithme Edge Rank prenne aussi en compte le nombre de visites sur la page de profil d’un contact ou même le nombre de messages privés échangés.
  3. Le facteur temps désigne le fait qu’une publication récente a plus de chance d’apparaître sur le fil d’actualité d’une personne qu’une publication plus ancienne.

Ainsi, si vous n’interagissez pas beaucoup avec un « ami » sur Facebook, s’il propose du contenu qui ne vous « engage » pas suffisamment, Facebook le fait disparaître de votre newsfeed. Mar Zuckerberg justifie cet algorithme très ironiquement en déclarant qu’un « écureuil mourant sur le palier de votre maison est sûrement plus susceptible de vous intéresser que les enfants qui meurent en Afrique » (l’anecdote est rapportée par David Kirkpatrick dans son livre The Facebook Effect).

Google : l’algorithme mystère aux multiples critères

Depuis Décembre 2009, il n’existe plus de « Google Standard » : la personnalisation des résultats de recherche n’est pas une option, mais est imposé de la même façon pour tout le monde.

Malheureusement, il n’est pas possible aujourd’hui de dresser une liste complète de tous les critères utilisés par Google pour personnaliser son filtrage de résultats. Eli Pariser (voir notre premier article) dénombre 57 critères potentiels. Parmi ces 57 critères, on trouve par exemple : l’historique de recherche, le navigateur web utilisé, l’ordinateur utilisé, le temps mis pour taper une requête, le temps passé à choisir sur la page de résultats, l’heure à laquelle on effectue la recherche et bien d’autres choses encore…

Mais ces filtres sont-ils si problématiques dans les choix que nous faisons ?

Si certains tirent la sonnette d’alarme quant au rétrécissement de nos perspectives, ces filtres présentent néanmoins dans certains cas un intérêt non négligeable. Certes, Google choisit une liste de pages web sur des critères relatifs à notre historique par exemple mais qu’en serait-il sans ces filtres ? L’absence de filtre, même si elle ouvre sur une toile bien plus grande représente malgré tout une perte de temps pour l’utilisateur et donc de la même manière une perte d’intérêt. Ce constat fait écho à une étude que vous pouvez découvrir au sein du livre The Long Tail. Cette étude montre que face à un plus grand choix de produits, le consommateur a plus de difficultés à choisir et développe moins d’intérêt pour le produit. Elle révèle notamment que le problème ne provient pas de la quantité de choix mais du manque de direction. Ce problème était notamment soulevé lorsque certains produits étaient « recommandés » parmi les autres.

Le problème n’est donc pas la présence de filtre sur les gros sites, mais plutôt le manque transparence. L’internaute a besoin de filtres (une personne pour nous recommander un produit), mais il a également besoin de savoir qu’ils existent (savoir qu’il n’y a pas que les produits recommandés) et surtout, il doit pouvoir changer ces filtres (dire à la personne: “J’aimerais voir autre chose que ce que tu me suggère”).

Ces algorithmes de filtrage restreignent donc l’information disponible pour nous présenter un éventail soi-disant nous correspondant davantage. Néanmoins, l’objectif de base d’Internet est bien de permettre le partage et la diffusion d’une quantité d’informations énorme et d’enlever toutes les barrières possibles au partage de l’information. La personnalisation du web de plus en plus présente aujourd’hui (proposition de produits sur Amazon, proposition d’amis sur Facebook, proposition de pages sur Google) filtre toute cette information à notre insu et fait désormais entrave au principe de libre diffusion de l’information qui faisait toute la force d’Internet à ses débuts.

Renforcement des idéologies et danger de la personnalisation du web

Cette perte de diffusion de l’information est certes dommageable mais cette personnalisation peut s’avérer bien plus problématique et dangereuse que ce que l’on pourrait penser. Pour des personnes dites « saines d’esprit » et dotées d’un esprit critique, ces exemples de personnalisation du web n’auront pas un impact très prononcé, au pire quelques achats engendrés par des publicités ciblées répétées. Néanmoins, lorsqu’on poursuit une idéologie forte, si ce sont nos propres idées qui nous reviennent quand on fait une recherche, on risque de s’endoctriner nous-mêmes davantage.

La démocratie requiert du citoyen qu’il voit le problème du point de vue de l’autre et s’appuye sur des faits partagés tandis qu’en tant qu’internautes, nous sommes de plus en plus enfermés dans notre bulle et qu’on nous offre des univers parallèles, mais séparés sur Internet. Peut-on dès lors aller jusqu’à penser que la personnalisation du web constitue en soi une réelle menace à la démocratie ? Certes, la réalité augmentée générée par le web aboutit à davantage d’extrémisme, met en relation des personnes éloignées géographiquement mais proches idéologiquement. Néanmoins, les partis, les regroupements religieux, l’extrémisme a toujours existé : aujourd’hui sa réalité n’en est qu’augmentée.

Et si le problème venait de la nature même de l’homme et de sa mauvaise foi ? N’avez-vous jamais remarqué la mauvaise foi dont on l’on peut faire preuve pour démontrer que notre position est juste ?

La prochaine fois, nous reviendrons sur le côté plus sociologique du problème et le cœur du problème : le libre arbitre de l’internaute. A l’aide des premiers résultats de notre étude, nous vous présenterons également quelques astuces pour ouvrir votre bulle de personnalisation au monde !

Identité numérique : Comment construire son identité numérique ?

Pour faire valoir sur internet, à titre individuel, son profil professionnel ou une activité professionnelle quelconque, de nombreuses techniques existent.

Cette promotion personnelle sur le web peut intéresser les professions libérales, les auto-entrepreneurs, les consultants, les individus à la recherche d’un emploi … En effet, les recruteurs estimant que les 3/4 des CV sont bidonnés, ils recourent souvent au web pour mieux connaître leurs candidats en les “googlisant”.

De plus, la facilité des procédures de recrutement sur internet a provoqué une saturation de candidats. Pour se démarquer, il devient donc essentiel de gérer son identité professionnelle sur la toile.

 “La question n’est plus de savoir comment, mais pourquoi on veut être visible.” Christophe Deschamps

Avant d’utiliser les outils du net pour se mettre en valeur, il convient de réaliser un travail d’introspection afin de répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont mes objectifs ? S’agit-t-il de se distinguer de la masse d’internautes dans un but de recrutement ? Etre reconnu dans un domaine ?
  • En quoi suis-je différent des autres ? Quels sont mes talents, mes compétences, mes passions ?
  • Quel est mon public cible auprès duquel promouvoir mon caractère distinctif ?
  •  Quels sont mes concurrents ?

Une fois cette étape finie, il nous faut définir une stratégie de diffusion ainsi que les outils que l’on souhaite utiliser.

Il est ainsi nécessaire de connaître les différents moyens d’exposer son profil : les services de CV en ligne (DoYouBuzz.com, MonCV.com), les réseaux sociaux, le micro-blogging, l’e-portfolio, le blog, sites d’emplois (Monster.com, Cadreemploi) ..,

Mais aussi leurs caractéristiques intrinsèques : par exemple, le service de CV en ligne est de mise en œuvre  rapide, et demande peu de temps, mais il ne permet pas de se démarquer nettement.

 

 

 

A noter qu’il est facile de rester anonyme parmi la multitude d’internautes, promouvoir son image est donc un long processus qui nécessite d’être actif sur la toile. Il s’agit donc de prendre la parole sur nos différents médias (participation aux forums…), de poster, de commenter…

Quelques petites astuces peuvent également faciliter la promotion de l’image  que l’on souhaite dégager :

  • Utiliser toujours le même identifiant (pseudo ou nom entier) afin d’optimiser sa présence
  • Afin que notre image soit la plus cohérente possible avec nos objectifs il faut maîtriser les paramètres de sécurité des réseaux sociaux. Ainsi on peut contrôler ce que l’on diffuse ou pas.
  • Lier nos différents sites, blogs, réseaux sociaux entre eux pour renforcer notre influence
  • Réserver un ou plusieurs noms de domaine à son nom.
  • Réaliser une carte de visite virtuelle qui collecte toutes les informations que l’ont souhaite diffuser : Socialized Card,Flavors.meCard.biz

Enfin, ne pas oublier qu’une fois la visibilité de notre identité implémentée, il faut régulièrement surveiller notre e-réputation et la corriger rapidement si nécessaire afin de vérifier que le contenu lié à notre identité est cohérent avec l’image désirée notamment grâce à des outils d’automatisation de veille.

Au delà de la surveillance de notre e-réputation, il est aussi possible d’optimiser sa visibilité sur le web via le référencement.

 Sources :

 

 

 

Facebook : l’expérience …

Comme nous l’avions évoqué dans notre dernier article, voici donc l’expérience tant attendue. Au travers de celle-ci, nous souhaitons mettre en lumière les facteurs qui déterminent l’évolution de notre réseau de relations sur Facebook. Pour cela, nous avons mis en place le protocole expérimental décrit ci-dessous.

Nous allons, sous peu, créer un compte test. Celui-ci interagira, grâce à la complicité du groupe INFO, avec un réseau de relations. Chacun des contacts du compte test aura reçu au préalable un protocole détaillé de son interaction avec le compte test qu’il devra respecter à la lettre. Le succès de cette expérience reposera donc sur la collaboration au projet du groupe INFO.

Vous trouverez ci dessous l’ensemble des protocoles expérimentaux décrivant le comportement de chacun des acteurs de l’expérience :

ATTENTION Nous vous demandons de ne pas consulter le profil du compte test et de n’intéragir avec lui d’AUCUNE façon en dehors du protocole expérimental. Le résultat de l’expérience en dépend. Merci à vous.

La personnalisation du web en question

Ne vous a-t-on jamais proposé sur Facebook ou Google un produit ou un service qui semblait correspondre parfaitement à vos aspirations du moment ? C’est ce qu’on appelle aujourd’hui la personnalisation du web. Les géants du web tels que Google ou Facebook utilisent des algorithmes de filtrage leur permettant de trier les résultats de vos recherches ou vos contacts selon plusieurs critères se référant à vos habitudes d’utilisation de l’internet (historiques, localisation, matériel utilisé, navigateur utilisé, etc. …). Notre projet sera centré sur cette question : « La personnalisation du web nous enferme-t-elle dans notre bulle ? ».

Cette question fait référence à l’article du même nom de Jacob Weisberg. Celui ci y reprend la théorie d’Eli Pariser, ancien directeur exécutif de l’organisation démocrate MoveOn.Org, selon laquelle la personnalisation du web ne fait que rendre plus étroite notre vision du monde. Paradoxalement, alors que sur l’Internet, les choix sont proches de l’infini, le type de filtres appliqués par Google réduit nos perspectives.

Jacob Weisberg tempère les propos d’Eli Pariser en soulignant que d’une part la sélection de l’information n’est pas un phénomène nouveau, l’internet n’ayant fait qu’accentuer notre propension à nous conforter dans nos idées, et d’autre part que les filtres dénoncés par Eli Pariser ont un effet très limité.

Notre démarche consistera donc à vérifier si la personnalisation du web met réellement en jeu nos choix personnels. Au delà de nos recherches bibliographiques, nous nous proposons de mener deux expériences. La première permettra d’éprouver les filtres de Google tandis que la seconde se portera sur le réseau social Facebook. Mais vous en saurez plus dans notre prochain article !

Pour aller plus loin …