Analyse des plates-formes de cours en ligne massivement multi-apprenants

Depuis 2011, les cours en ligne ouverts et massifs ou MOOC pour massive open online course ont commencé à apparaître et semblent constituer un tournant du monde de l’éducation. Il s’agit de cours réunissant parfois jusqu’à des dizaines de milliers d’élèves et enseignants dispersés à travers le monde et communiquant par internet. Ces leçons à large diffusion commencent à acquérir une grande popularité auprès d’université les plus prestigieuses qui diffusent le contenu librement. Il n’y a en effet pas besoin d’être inscrit à une université pour pouvoir suivre son MOOC. L’objectif de ces cours semble être un partage de grande envergure du fond à l’aide forme plus moderne, attrayante et adaptative.

Des universités telles que le MIT ou Harvard servent d’exemple avec leur plate-forme edX qui s’appuie sur une grande quantité de cours enregistrés initialement réservés aux étudiants et aujourd’hui libres de diffusion. On peut aussi citer Coursera, plate-forme crée par Stanford et rejointe il y a peu par l’EPFL qui y diffuse de nombreux cours, ou encore ITYPA, toute récente représentante du MOOC en français.

Cette nouvelle forme d’apprentissage soulève des questions liées notamment à la forme. Il y a naturellement une crainte que des cours à distance, manquant d’une forme interaction entre l’enseignant et les élèves, perde une certaine dimension et freine l’apprentissage. Cela dit le media du web peut également offrir de nouveaux axes d’apprentissages qu’une salle de cours.

Quelles sont donc les méthodes utilisées par ces plates-formes pour garder l’essence du cours via ce nouveau mode de diffusion ?

Peut-on facilement lancer son MOOC lorsque l’on est professeur sans forcément être développeur ?

Les MOOC actuels remplissent-ils les objectifs fixés, à savoir :

  • Ont-ils un impact pédagogique au moins égal à celui d’un cours traditionnel ?

  • Y a-t-il vraiment un partage plus vaste de la connaissance ?

Les MOOC actuels exploitent-ils intelligemment le media du web de façon optimale afin d’enrichir l’expérience d’apprentissage ?

Voilà les problématiques auxquelles vont s’efforcer de répondre les étudiants chargés de ce projet. Il sera mené par Gaëtan Arrondeau et Tony Martin, élèves de l’option Informatique de l’École Centrale de Nantes et encadré par Morgan Magnin, maître de conférences.

Un autre projet de veille mené par Jonathan Cozzo et Patrick Rannou : Étude de la modalité des cours d’informatique en ligne, présente une problématique proche et il peut être intéressant de suivre ce projet en parallèle.